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 Petites nouvelles

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● Nombre de messages : 527
● Date de naissance : 20/04/1989
● Age : 28
● Originaire de : Brooklyn
● A NY Depuis : toujours ^^
● Emploi/Etudes : diplôme en histoire de l'art/ guide au Brooklyn Musum
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MessageSujet: Petites nouvelles   27/7/2015, 09:18

Bon ben j'ai trouvé ce topique en fouillant et je me suis demandé pourquoi il était si peut peuplé? du coup je me suis dit "bon ben je vais rajouter mon grain de sel!". 43

Du coup voici une petit histoire tirée de ma petite tête (dérangée, oui je sais! 47 ). Je comptais faire un recueil de nouvelles, mais bon qui sait ce qu'il en deviendra. Enfin bref! :p

L'action se passe en Angleterre, dans une ville fictive près de Londres dans l'année 1836.

En espérant pouvoir donner un peut de vie à ce topique 56


Dernière édition par Serena Johanson le 27/7/2015, 09:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Petites nouvelles   27/7/2015, 09:25

Le soleil se levait doucement sur l'Angleterre et venait se refléter dans le miroir du hall de la famille Knight. Leur maison se situait en pleine ville de Kinberley. Proche de Londres, cette ville avait bénéficier de la popularité londonienne et des avancées scientifique et était donc, elle aussi en plein développement. La famille Knight avait profité de cette floraison et avait doublé sa fortune déjà bien présente avant. D'une ancienne lignée de chevaliers, qui leur valu le nom de famille Knight, beaucoup des membres faisaient partis de la noblesse, étaient gradés dans l'armé ou encore présent à la cour royale du roi Guillaume IV.

Edouard Knight était un marchand connu, faisant souvent des allés-retours entre l'Inde et l'Angleterre. Il était un des marchands officiels de la cour. Sa première femme était morte en donnant naissance à leur second enfant, une fille du nom de Anna, précédé d'un garçon, Charles. Sa seconde femme, Clara, a donné naissance à des faux jumeau, Elenor et James. Le jeune âge des enfants et la tendresse de la seconde femme ont été bénéfique à une bonne entente entre les enfants qui grandirent en rigolant, sous l’œil bienveillant des domestiques et de la famille. Le statut de Monsieur Knight impliquait le fait de suivre certains protocoles. Donner des réceptions, participer à d'autres, aller boire le thé chez d'autres femmes de rang, appliquer une éducation stricte aux enfants quant au comportement à avoir en public ainsi qu'un langage et une éducation de niveau qui demandait un travail rigoureux. Cela n’empêcha pourtant pas les enfants de grandir et se développer chacun à sa manière.

Charles était l'aîné et depuis sa plus tendre enfance adorait expliquer les choses. Ce fut tout naturellement qu'il s’engageât dans une voie scientifique. Âgé de vingt ans aujourd'hui, il était assistant d'un médecin connu. Ayant suivit des formations et des cours sur la médecine, il avait profité des voyages de son père pour rapporter des savoirs indiens sur la manière de soigner les gens. Ses travaux ayant piqués la curiosité du docteur Marlow, celui-ci avait proposé au jeune Knight de devenir son apprenti. Charles ne s'était toujours pas décider à se marier. Il allait à des réceptions, dansait, mais jamais il n'avait montré un intérêt pour une femme en particulier.

Anna était une jeune femme resplendissante. Rousse, elle attirait facilement l'attention. Elle avait trouvé un mari à l'âge de 18 ans, un  descendant d'une longue ligné d'aristocrates.  Avec un caractère bien présent, c'était Anna qui menait les rennes à la maison. Elle avait réussit à se faire connaître non pas comme la fille de Edouard Knight, ou encore comme madame John Mardew, mais bien comme Anna Knight Mardew, une femme de la noblesse. Populaire, elle était souvent invitée à des réceptions et savait en donner de sublimes elle-même. Elle travaillait dans une maison de couture renommée en ville. Elle créait des robes de toutes circonstances pour les femmes de la noblesse. Aujourd'hui âgée de 19 ans, elle étaient enceinte de deux mois de son premier enfant.

Elenor et James étaient les plus jeunes. Scientifiquement, on les nommait de faux jumeaux et pourtant ils agissaient comme de vrai jumeaux. Ils se connaissaient mieux que quiconque et étaient inséparables. Âgés de 16 ans, les deux cadets n'avaient encore ni emplois, ni carrière resplendissante mais leurs voies se traçaient doucement. James était fasciné par la navigation. Il pouvait passer des heures penché sur des cartes, calculant, avec l'aide de son père, les routes de navigation et le temps pour qu'un bateau fasse un allé retour. Il avait aussi accompagné son père quelques fois en mer, inquiétant sa sœur restée à la maison, et avait appris beaucoup de choses sur le maniement d'un bateau. Elenor quant à elle avait une passion pour la pâtisserie ainsi que pour les livres. Assez timide, cependant, elle n'avait pas le même talent que sa sœur pour se faire une place. Plus douce et plus effacée, elle avait appris à connaître les gens en les observant. Elle adorait d'ailleurs observer les invités durant les réceptions : repérant ceux qui n'étaient que de beaux parleur, dénichant ceux qui avaient de l'ambition, ceux qui ne voulaient pas être là, etc. Elle amusait toujours son frère en racontant les petites histoires qu'elle inventait mais qui n'étaient jamais bien loin de la vérité.

Aujourd'hui, Elenor était invitée à prendre le thé chez sa sœur en présence de plusieurs dames de société. Dans deux semaines la jeune fille fêterait ses 16 ans avec son frère et elle devenait donc officiellement une dame à marier. Il n'était pas rare que dans ces conditions les jeunes filles comme elles étaient invitée quelques semaines avant cette date à prendre part à un thé. Cette une manière de d'introduire la demoiselle à la société comme étant une dame à part entière. Elle serait toujours chaperonnée, mais les gens la prendraient en compte et les hommes pouvaient se permettre de la considérer comme épouse. Soupirant la jeune fille enfuit son visage dans son oreiller, voulant profiter encore quelques secondes du calme qui régnait. Marie, la cuisinière, devait déjà être aux fourneaux. George devait déjà avoir donné les instructions aux autres domestiques. Ouvrir les rideaux, changer les draps de lits, nettoyer les nappes, s'occuper du jardin, changer les fleurs, faire les courses et ainsi de suite. Petits, Elenor et James avaient pris l'habitude de se lever tôt pour observer les domestiques et autres s’affairer dans la maison. Se levant avant le soleil, ils s’installaient dans l'escalier du hall et attendaient que les premiers rayons viennent se refléter dans le grand miroir du hall. Ils adoraient faire ça. Mais au fils des années, une grasse matinée leur avait semblé plus attrayante.

Finalement, Elenor se leva et enfila un peignoir par dessus sa robe de chambre. Elle tira finalement les rideaux avant d'ouvrir sa porte fenêtre en grand pour s'avancer sur son balcon, donnant sur le jardin. Le soleil l'éblouit un instant, avant que la jeune demoiselle ne s’habitue et qu'elle puisse profiter de la vue multicolore qu'offraient les fleurs de son jardin en contre bas à cette époque printanière. Inspirant grandement, la jeune fille ferma les yeux et s'étira un instant avant de retourner  dans sa chambre. C'est au moment où Elenor entra dans sa pièce d'habillage que Judith, sa femme de chambre entra. En fait c'était la femme de chambre de sa mère, mais qui s'occupait également d'Elenor depuis qu'elle était petite. Après des salutations matinales chaleureuses, la cadette de la famille enfila sa robe de séjour, laissant Judith serrer le corsage dans son dos ainsi que lui coiffer les cheveux. Une simple robe avec des jupons d'une couleur turquoise profond. De la dentelle blanc cassé dispersée ci et là rajoutait une touche de finesse à la tenue. Elenor aimait beaucoup cette robe, le vert contrastant parfaitement avec la couleur de ses cheveux blonds foncés.  

Pendant ce temps deux étages plus bas, Monsieur Knight, ainsi que sa femme, étaient attablés à la table du petit déjeuné en compagnie de leur fils James. Mr Knight lisait le journal, résumant certains articles à voix haute, sur quoi son fils et sa femmes firent des commentaires. Tous se tournèrent vers Elenor lorsque celle-ci entra dans la pièce. Après des salutations chaleureuses, la jeune fille entama avec appétit son petit déjeuné et se mêlait avec facilité à la conversation. Lorsque le journal fut épluché, les sujets se tournèrent vers le programme de la journée. Après qu'Edouard ait communiqué ses horaires, Clara se tourna vers sa fille.

« Tu es invitée chez Anna pour quelle heure ? »

« Trois heure et demi. Le thé est pour quatre heure, mais elle aimerait que je vienne à l'avance. Pour m'introduire correctement à ses invitées je suppose. Tu m'y conduira ? »

Bien sur ce ne serrait pas sa mère qui conduirait la diligence, mais le fait de savoir que sa mère l'accompagnait sur le trajet au premier thé qu'elle assisterait seule la rassurait un peu. Sa mère eu un sourire heureux.

« Bien sûr ! Pendant que ton frère et ton père calculeront leur prochaine route je me ferrais un plaisir de t'aider à te préparer et t'amener. Par contre, c’est certainement James qui viendra te chercher, nous sommes invités à souper chez madame Hallington ce soir. »

La discussion porta alors sur cette cher madame Hallington . Les hommes, eux, parlèrent de la météo et des conditions maritimes de la saison. Le déjeuné se termina sur une note agréable. Ces gentlemans prenant congé pour aller travailler, et la mère et la fille montant à l'étage pour choisir une toilette adéquate. En montant les marches Elenor sentait l’appréhension la gagner. Son premier thé en temps que « dame » et non jute en temps que « fille de Clara Knight, qui accompagne sa mère ». D'un côté ça lui faisait plaisir d'avoir été invitée pour elle-même, d'un autre elle avait un peu peur de mal se comporter, de dire quelque chose de travers, faire mauvaise impression ou encore de ne pas être à la hauteur. Laissant ses peurs de côté, se rassurant qu'elle était une jeune fille bien éduquée, elle se concentra sur sa garde robe, parlant et riant avec sa mère.

Plus tard dans la journée, Anna Mardew attendait impatiemment devant la fenêtre de son salon l'arrivée de la calèche familiale. Elle et sa sœur avaient toujours été très proches, et Anna était heureuse de pouvoir assister aux premiers pas de sa sœur en temps que dame. Elle avait demandé à sa cadette de venir plus tôt chez elle, voulant la mettre à l'aise et s'assurer qu'elle soit bien au courant de certains détails à savoir sur les autres invitées. Lorsque la calèche arriva, Anna ouvrit la porte un grand sourire aux lèvres et s'avança d'un pas heureux vers sa sœur et sa belle-mère, sa robe soulignant parfaitement ses courbes féminines. Malgré son état de futur maman, on ne voyais encore rien de son ventre. Saluant les deux femmes chaleureusement, la plus âgée des trois prit congé, laissant les deux sœurs en tête à tête. Une fois seule, Anna installa Elenor au salon. Complimentant la robe que sa jeune sœur portait, un mélange de soie lavande, de velours violet foncé et de la dentelle blanche, Anna remarqua vite que la jeune fille était légèrement nerveuse. Lui souriant grandement, l’aînée prit son rôle au sérieux et rassura les craintes de la plus jeune, passant en revue la liste des invitées, racontant les ragots et rumeurs sur chacune d'entre elles, et proposant des sujets de conversation pour chacune d'entre elles.

Au fur et à mesure où sa sœur lui parla des invitées, Elenor se détendit et se dit que ce thé pourrait finalement bien se passer. Et il se fut en effet le cas. Malgré sa timidité, Elenor complimenta les bonnes personnes sur leurs coiffures, leurs robes, parlant des réussites de ses dames, de leurs passés pour les plus âgées, de leurs plans futurs pour les plus jeunes. Se détendant au fils du temps qui s'écoulait, la jeune fille se lia d'affection pour une vielle dame. Madame Edmond, Alexandra de son prénom, était une vielle dame qui avait perdue son mari lors d'une agression ayant mal tournée. Il avait voulu être héroïque. Aujourd'hui, elle vivait avec sa fille qui prenait soin d'elle. Sa fille était actuellement en déplacement avec son mari. Il était scientifique et assistait à un séminaire à Paris. Elenor et  madame Edmond, passèrent un agréable moment à discuter et à commenter divers ouvrages de littérature, ce qui mis la jeune Knight à l'aise.

Malgré sa timidité, Elenor observa bien les invitées de sa sœur et intérieurement classait ces dames en fréquentables et non fréquentables en fonction de ses préférences. Elle qui était timide et plutôt modeste ne supporta pas les manière hautaines de certaines jeunes filles, se pensant supérieures. Elle nota aussi de ne pas d'oublier d'inviter certaines dames si jamais elle organisait une réception. Ces harpies pouvaient défaire une réputation, maniant à la perfection mensonges, ragots et manipulation. Elle apprit aussi que la franchise n'était pas de mise dans ce lieu. Entre compliments, contenant des sous entendus, des sourires radieux cachant de la jalousie ou de la haine, ce genre de réception était un vrai spectacle en soi. Un combat de coques avec des poules et en plus féroce. Elenor avait bien compris qu'elle n'aurait pas toujours sa mère ou sa sœur pour la protéger et qu'elle devrait se forger une carapace, mais pour l'instant elle se remettait des émotions de cette première réception.

La jeune dame se tenait actuellement dans le jardin de sa sœur, inspirant un peu d'air frais, échappant à un amas d'odeurs parfumées enfermées dans le salon de son aînée. C’est un petit « ah » d'exclamation qui la fit se retourner pour se retrouver face à Alexandra.  

« Mon petit, mon petit fils ne vas pas tarder à venir me raccompagner, mais je tenais à vous dire au revoir en personne. J'ai été charmée de faire la connaissance d'une jeune femme aussi curieuse que vous ! Il faut vraiment que vous passiez à la maison un de ces jours. Je dois vous montrer la bibliothèque dont je vous ais parlé. »

Souriant à la vielle dame, Elenor s'approcha.

« Ce serra avec plaisir Madame Edmond. J'ai aussi été ravie de faire votre connaissance. Je n'oublierais pas non plus de vous envoyer quelques biscuits faits maison. Je suis sur que votre petit fils les adorera aussi, s'il aime les fruits rouges comme vous dites ! »

Se souriant, les deux femmes retournèrent dans la pièce remplie. Durant les quelques instants que les deux avaient passés dehors, une effervescence avait pris les femmes. La jeune madame Mardew avait fait un petit malaise. Installée dans le fauteuil le plus confortable, la futur maman croulait sous les remarques de ses invitées, les conseils, les questions inquiètes, les chuchotements. Son médecin l'avait prévenu que ces petits moments de faiblesses risquaient d’apparaître, mais que ce n'était rien de grave, ce qui fit que la jeune dame n'était nullement inquiète. Elle balaya donc les questions et les peurs de ses invitées d'un revers de main. Proclamant qu'elle irait à nouveau bien d'ici quelques minutes, qu'il suffisait qu'elle se repose un instant en restant dans le fauteuil.

Anna n'était pas inquiète, mais terriblement honteuse lorsqu'elle dut dire au revoir à madame Edmond depuis son fauteuil. La vielle dame rigola, faisant disparaître la gène de son hôtesse avec quelques phrases habillement tournées ainsi que des meilleure vœux pour la suite, acceptant la proposition d'Elenor de l'accompagner jusqu’au portail où son petit fils et son cocher devaient l'attendre. Anna jeta un regard de gratitude à sa jeune sœur lorsque celle-ci quitta la pièce, tenant le bras de la vielle dame charmante. Une fois dans l'allée menant à la maison de sa sœur, Elenor remarqua deux hommes prés d'une calèche. L'un avait la quarantaine, caressant le flanc des chevaux, et était en pleine conversation avec un homme plus jeune, que la demoiselle n'arriva pas bien à distinguer. Lorsque les deux femmes s'approchèrent, l'homme plus âgé ouvrit la portière de la calèche et saluât les deux dames avec respect, tendis que l'autre s'approcha de sa grand-mère et lui proposa directement son bras. De près, Elenor distinguât mieux les traits du jeune homme : une mâchoire carrée, des cheveux noirs jais, des yeux gris perçant et une cicatrice le long de sa joue droite. Lorsque le jeune homme parla à sa grand mère, Elenor ne pu s’empêcher de constater que le jeune homme avait une voix douce et hésitante. Timide, comme elle. Elle, qui d’ailleurs rougit lorsque Judith la présenta à son petit fils.

La jeune fille tendit timidement la main au jeune homme tout aussi timide qui lui fit un baise main des plus doux, comme s'il avait peur de lui faire mal. Christopher était actuellement impressionné par la jeune fille, impressionné et touché. Elle semblait si fragile et délicate. Il avait déjà du supporter des filles de bonne famille ventant leurs attributs, jouant avec la limite entre ce qui était correcte et la décadence. Là, il voyait juste une jeune fille calme et timide qui réussissait néanmoins à l’impressionner. La vielle dame n'ayant rien remarqué au trouble de son petit-fils papota avec celui-ci sur son après midi, incluant Elenor à la discussion. Cette dernière souriait à la vielle dame, rebondissant sur une de ses répliques et répétant qu'elle viendra lui rendre une visite prochainement.

Lorsque, quelques minutes plus tard, la vielle dame monta dans la calèche, Christopher se surpris à rougir à nouveau lorsqu'il fit un baise main à la charmante demoiselle, avant de lui souhaiter une bonne soirée avec une voix légèrement hésitante. Elenor lui répondit avec un sourire timide et lui renvoyait ses vœux de passer une bonne soirée. Une fois monté dans la calèche et la porte refermée, elle surpris Christopher lui lancer un petit regard par la vitre, avant que la voiture ne s'éloigne. Le jeune homme se promit de revenir chercher sa grand mère si jamais elle était encore invitée par madame Mardew, ou encore mieux... par mademoiselle Knight.

Eleonora retourna sans arrière pensée quelconque dans la maison de sa sœur, retrouvant l'odeur presque insoutenables des divers parfums, les voix fluettes et agaçantes ainsi que les faux sourires et les compliments, tout aussi faux, en cascade. Lorsque finalement la journée toucha à sa fin, les autres invitées avaient pris congé de la futur maman, et les deux sœurs se retrouvaient seules dans le salon joliment décoré de l’aînée.  Celle-ci s’inquiéta d’ailleurs de l'avis de sa sœur.

« Alors cette première réception ne temps que jeune adulte ? »

« Assez agréable si on oublie deux trois détails ! »

Les deux sœurs se comprenant rigolèrent doucement entre elles. Commença alors la partie la plus amusante de la journée : les commentaires.  Elles passèrent une heure à commenter les robes, les parfums, le maquillage, les bijoux et les manières des autres invités, rigolant lorsque l'une ou l'autre imitait, en exagérant fortement, certains comportements. C’est lorsque James arriva chercher sa soeur qu'elles se calmèrent légèrement. Après des au revoir chaleureux, les jumeaux montèrent dans la calèche qui les emmena en direction de la maison familiale.

Elenor laissa tomber sa tête sur l'épaule de son frère, qui lui pris la main doucement :

« Dure journée ? »

« Chargée on va dire ... C'était beaucoup d'un coup ! Et toi avec papa ? »

« C'est si dur que ça de devenir une dame? Sinon et bien comme d'habitude ! Dans six mois, je repartirais probablement avec lui encore une fois pour l'Inde. »

La jeune fille soupira, roulant des yeux intérieurement, elle ne répliqua à la plaisanterie de son frère qu'en lui donnant un léger coup de coude et un sourire malicieux. Le jeune homme, sachant l'inquiétude qu'avait sa sœur pour lui, lui souris malicieusement.

« Tu n'auras qu'à organiser des réceptions en mon absence ! Tu auras tellement à apprendre et à voir que tu ne remarqueras même pas mon absence ! Et puis bon, ce n'est que dans six mois ! »

Relevant le regard sur son frère la jeune fille lui fit une bise sur la joue, lui souriant, avant de reposer sa tête sur son épaule, fermant les yeux et se laissant bercer par les mouvement de la calèche. Ces gestes auraient pu paraître déplacé aux yeux du public extérieurs, mais les jumeaux se savaient à l’abri des regards et se permettaient d'êtres proche. Ils avaient toujours été fort liés. Le fait qu'ils soient de faux jumeaux jouait certainement. Ils savaient se tenir en société, mais une fois à l’abri des regards extérieurs, il n'était pas rare de les voir se tenir la main ou s'enlacer fraternellement. Il n'avait rien d’incestueux dans leur relations, ils étaient juste proche et inséparable.
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