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 Entre parrain et filleule! - Feat:Loki C. Wilhelmsson

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MessageSujet: Entre parrain et filleule! - Feat:Loki C. Wilhelmsson   24/8/2015, 10:23

Aujourd'hui je m'étais levé de bonne heure. J'avais rendez-vous. Un rendez-vous assez spécial en fait. Pour ma réintégration j'avais eu le choix entre différents programmes, l'un d'eux concernait des enfants blessé, malade, handicapé, à qui il fallait donner du soutient moral, être une sorte de parrain. j'avais directement opté cette option adorant les enfants. Je sentais que ça m'aiderais de m'occuper d'un enfants. J'avais besoin de … De donner de l'affection ou du moins de me prouver que je savais… prendre soin de quelqu'un. Du coup, enfilant une chemise propre après ma douche, je m'installais au comptoir de ma cuisine, après m’être fait un café. Par reflex je regardais en face pour voir l'appartement d'Evelyn. L'appartement était vide, à ma grande déception. Elle était venue Dimanche, à la base pour repeindre mon appartement. Ça avait légèrement dérapé. Je secouais la tête et buvais une gorgée de mon café histoire de me remettre les idées au clair. Nous étions mercredi. Elle était passée lundi chercher sa voiture au garage. Nous nous étions souris. Pas trop de malaise.

Jetant un coup d’œil à ma montre je me levais, il était l'heure d'y aller. Enfilant ma veste en cuir je descendais les marches de mon appartement pour aller récupérer ma moto dans le garage. Je vérifiais une dernière fois l'adresse avant de me mètre en route. Je devais me rendre à l'adresse principale de l'organisation. J'y étais déjà allé plusieurs fois pour m'inscrire et remplis les papiers. Dans ce bâtiments se déroulaient beaucoup de cour de réhabilitation. Enfants aveugles, en chaises roulantes, handicapés… Tous pouvaient assisté à des « cours » spécifique à leur anomalie pour aller mieux, se réhabiliter. J'aimais beaucoup le concept.

J'arrivais à destination et saluait la réceptionniste, demandant où j'allais rencontré mon filleule. Les rencontres se faisaient dans une grande salle de jeux. Chaque binôme devait prendre place à une table, la rencontre se faisait en tête à tête, mais entouré des autres. Une fois arrivé à la salle je vis déjà plusieurs binômes entrain de discuter, d'autres enfants attendaient encore, jouant ensemble dans les jeux. On m’indiqua la table avec mon filleule. M'avançant alors je vis un petit garçon au cheveux noirs jais assis à l'une d'elle. Je savais qu'il était aveugle, du coup j'étais assez étonné de voir des yeux bleu perçant fixer devant lui. M'avançant doucement, légèrement nerveux je tirais la chaise face à lui en lançant calmement :

« Bonjour ! »

Une fois assis face à lui je gardait toujours ma voix calme, même si intérieurement je stressais un peu. Et si c'était un colérique ? Un p'ti gars qui voulait pas d'aide ? Qui allait me mener la vie dure ? Se servir de moi comme défouloir ? Fallait vraiment que j’arrête de me faire des films de temps en temps. Je me décidais donc de voir ce qui allait se passer avant de flipper.

« Je m’appelle Liam, Liam Andrew. Et toi ? »

Les filleules étaient totalement anonymes avant la première rencontre, tout comme les parrains. Le centre gérait les identités mais ne voulait pas qu'il y ait des préjugés ou autre qui plomberaient la rencontre. J'imagine bien que si le petit avait su que j'étais un ex-taulard il aurait peut-être passé la nuit à faire des cauchemars. Ou pas, Qui sait ! En tout cas je voulais aider, j'étais plus là par réel intérêt et désir d'aider les enfants, qu'un intérêt personnel de réhabilitation.
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MessageSujet: Re: Entre parrain et filleule! - Feat:Loki C. Wilhelmsson   25/8/2015, 03:44

Il a eu la brillante idée de m'inscrire à un groupe de... je ne sais même pas comment il a appelé ça. Alekseï peut être gentil, mais idiot aussi. Au début, il m'avait dit que c'était seulement pour que je trouve un professeur de braille. Mais j'ai vite compris que c'était pour me faire des ''amis''. J'allais être jumelé à un adulte, un inconnu. Probablement même un criminel! Alekseï m'a dit de ne pas m'inquiéter. Qu'il allait faire des recherches sur mon partenaire et me protéger si besoin est. J'ai stressé toute la journée d'avant ma première rencontre avec ce qu'Alekseï appelle un ''parrain''. Il a tenté tant bien que mal de me calmer, mais j'étais incapable de me détendre. La nuit, je n'ai pas réussi à dormir, mais ce n'était pas nouveau. Quand je me suis levé au matin, j'étais épuisé et d'énormes cernes étaient sous mes yeux. J'ai essayé de m'habiller seul avant de descendre à la cuisine, accroché à Lucifer. La première chose que j'ai entendu est le soupire d'Alekseï. J'ai compris que quelque chose clochait dans mon habillement. Il m’a remonté à l’étage avant de me changer complètement. Il m’a expliqué qu’il m’a mis un jeans simple et un chandail de laine bleu.  Je me sens mieux dans cet habit, plus à l’aise et en sécurité. J’ai enfouis mon visage dans le col et fermer les yeux un moment. C’était un ancien chandail de Maman et son odeur persiste. Je serre les poings pour retenir mes larmes. J’ai pris la main d’Alekseï et j’ai descendu à la cuisine pour manger un peu. Mais je peine à finir mon assiette, la gorge nouée par l’inquiétude.

Puis, l’heure est venue. J’ai préparé Lucifer et je me suis accroché à son harnais alors qu’Alekseï nous amenait à l’endroit de notre rencontre. Il m’a laissé à la porte en me rappelant que qu’il était tout près et il est partie. Je suis rentré et une femme m’a guidé à un endroit. Il y avait beaucoup trop de bruit et des cris et des mouvements. J’ai demandé qu’on m’apporte à une table et la femme m’a obéis. Je me suis assis le plus loin possible et j’ai fixé devant moi jusqu’à entendre une chaise en face de moi se faire tirer. Je me pince les lèvres pour éviter de sursauter et caresse mon chien doucement pour me soulager. Il me dit bonjour, mais je n’ai pas répondu. J’avais pas envie d’être ici. Aleksei m’a forcé et j’ai pas envie de faire ami-ami avec un étranger. Je détourne la tête alors qu’il me dit son nom. Mais je m’en fiche bien de son nom. De toute façon, je suis sûr que si les responsables voient que je n’ai pas envie de collaborer, ils vont me renvoyer du programme. J’espère. Je fixe au loin, la main toujours dans le pelage de mon chien. L’homme, Liam, n’a pas idée de ce que j’ai vécu. Il ne mérite pas mon attention. Il n’a qu’à aller jouer la sympathie loin de moi. Je n’ai pas besoin de pitié d’inconnu! Je suis déjà assez pris en pitié comme ça. Je me lève soudainement et je m’éloigne de quelques pas, mais Lucifer refuse de bouger. Je grommelle un peu et tire, mais il refuse d’avancer. Je plisse les yeux et plonge soudainement mon regard dans celui de ce Liam. Je le toise avec haine avant de me rassoir lourdement dans mon siège. Je gronde, énervé, et continue de faire mon vœux du silence jusqu’à sentir le nez humide de Lucifer me donner des petits coups. Je siffle de colère et parle sèchement, voulant faire tout mon possible pour être désagréable. Il va peut-être se décourager et me laisser tranquille

-Casey. C’est bon là? Je peux partir? J’ai pas du tout envie de perdre mon temps plus longtemps que nécessaire.

Je m’agite sur mon siège, espérant avoir enfin son congé pour m’en aller le plus loin possible d’ici. J’ai envie de partir, loin. Peut-être au bord de l’eau? J’aime l’eau… J’ai toujours apprécié l’odeur du sel et les couchés de soleil sanglants. Que je ne pourrais plus jamais apprécier… Je gémis de tristesse et dépose ma tête sur la table. J’entoure mon visage de mes bras et serre le plus possible. Peut-être que si je pris assez fort, je vais me sortir de ce cauchemar?
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MessageSujet: Re: Entre parrain et filleule! - Feat:Loki C. Wilhelmsson   25/8/2015, 11:15

J’étais assis face à mo nouveau « filleule ». Un petit garçon aveugle. Accompagné de son chien. Le chien en soit avait l’air gentille. Au aguets, mais gentil. Je remarquais directement la main du garçon dans le pelage de la bête. C’était son gardien, son phare dans la nuit. Ouaip, je n’aurais pas dus lire Jules Vernes hier soir. Ca me faisait penser de a manière dont il écrivait. Me reconcentrant sur mon filleule je compris bien vite qu’il ne voulait pas être ici. Son visage exprimait ce sentiment. J’ai à peine le temps de me présenter que je le vois déjà se lever et s’éloigner. J’allais tendre le bras pour le retenir de foncer dans une table mais il s’arrêta nette lorsque son chien refusais de bouger. Bon au moins au aura évité la casse de la table. Le chien refusait toujours d’avancer même lorsque le petit tira dessus. Je pense que j’avais un allier dans l’histoire. Je souriais doucement au chien et du me retenir en voyant la mine renfrognée du petit de rire mais cette envie laissa place à de l’étonnement. Malgré son état d’aveugle il m’avait semblé que le petit avait plongé ses yeux dans le miens. C’était perturbant. Je lançais un regard au chien qui avait penché sa tête du côté avant de commencer à donner des petits coups de museau au gars. J’entendis alors le petit siffler de rage et me parler d’un ton sec.

Eclater de rire c’était interdit je suppose ? Pourtant je ne pouvais m’empêcher. Je rigolais alors doucement avant de poser mes coudes sur la table et de rejoindre mes mains. Il me rappelait mon frère lorsqu’il était petit et faisait une crise. C’était assez marrant à chaque fois. Maintenant je comprenais qu’il était distant aux premiers abords. J’espérais que ça passera… S’il était vraiment difficile tout le temps je sens que j’aurais du mal. Je décidais du coup d’essayer de plaisanter un peu au lieu de prendre sa remarque à cœur.  

« Wow ! Et bien on peut dire que tu as du caractère. C’est déjà un bon point. »

Je vis le chien pencher à nouveau la tête du côté comme s’il m’écoutait. Il semblait sympathique. Je lui souriais alors et voulu tendre la main pour le caresser quand je reportais mon attention sur Casey. Il avait gémis de tristesse et avait enfuis son visage dans ses bras. Merde ! Perdant mon sourire je commençais à paniquer. J’avais dit quelque chose qu’il ne fallait pas ? Putain ça y ait il allait pleurer à cause de moi ! Je ne voulais pas ça ! Je n’aimais déjà pas quand un enfant pleurait, ça me déchirais le cœur, mais si en plus c’était à cause de moi… Je ne savais d’abord pas commet réagir. Je me disais que je devrai me lever et faire le tour de la table pour être proche de lui, mais il ne me laisserait certainement pas. Trop de colère. Alors je pris juste doucement la parole :

« Désolé si j’ai dit quelque chose de travers. J’imagine qu’on t’a déjà dit tous un tas de trucs du genre : « ça va passer » « tout ira mieux » « tu vas t’en sortir » « ca va aller, tu verras ! »… Et j’ai bien compris que tu ne voulais pas être ici mais bon t’es coincé là aujourd’hui alors au temps en profiter non ? Enfin c’est ce que je me dis … Mais bon ... j’ai jamais vraiment fais ça du coup je ne sais pas non plus trop comment réagir. L’humour ce n’est pas trop mon fort… Je suis plus doué dans le fait de rester calmement assis et analyser ce qui m’entoure. Mais j’imagine que tu t’ne fiche un peu… »

Une idée germa soudainement dans mon esprit. Je me demandais depuis combien de temps il était aveugle. Avait-il déjà appris le braille ? AU fond je ne savais rien de lui, et je ne poserais pas ces questions directement. Non mais j’ai peut être passé huit ans en prison, mais je ne suis pas non plus devenu malpolis. Asocial oui, malpoli non. Je demandais alors d’une voix intéressée :

« Tu as déjà entendu parler de l’écholocation humaine ? »


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MessageSujet: Re: Entre parrain et filleule! - Feat:Loki C. Wilhelmsson   26/8/2015, 03:23

Il parle, il parle, mais tout ce qu’il dit n’a aucun sens. Il n’arrête pas de dire n’importe quoi et ça m’énerve. Pourquoi il est encore là? Pourquoi il refuse de me laisser tranquille! C’est si compliqué? Je siffle de colère et serre les poings de haine. J’arrête d’écouter son charabia et espère seulement qu’Alekseï va bientôt venir me sortir d’ici. Mais il ne vient pas. Et l’imbécile continue de me parler et d’inventer des mots juste pour me faire paraître encore plus stupide. C’est quoi ça, l’élotrucmachin. Je suis sûr que ce n’est même pas un mot anglais. Il a juste pris des voyelles et consonnes et tadam! Un mot sans sens! Je redresse vivement la tête et le toise avant de me lever. J’en ai assez. Si Lucifer ne veut pas partir, moi, je pars. Je vais trouver mon chemin seul et je vais enfin quitter cet imbécile de malheur. Je m’éloigne rapidement, fonçant dans pratiquement tous les obstacles sur mon chemin, mais restant toujours debout. J’essaie de trouver la porte qui va enfin me libérer quand je sens une main féminine me prendre et me reconduire à ma place, me disant encore du charabia inutile. Mon parrain donne de son temps pour m’aider et je suis chanceux de faire partie du programme et blablabla… Je me rassoie violemment sur ma chaise, encore plus énervé et exaspéré qu’avant. J’en ai marre! Je veux rentrer chez moi! Je n’ai plus envie de tout ça! Je déteste cette ville et ses gens! Je veux rentrer dans ma maison avec mes parents dans mon pays! Je reste un long moment silencieux avant que la dame me rappelle que mon parrain est toujours avec moi et qu’il faut qu’on apprenne à se connaître avant d’espérer pouvoir faire des sorties. Sorties? Je me redresse un peu. Si j’arrive à sortir, je pourrais enfin être débarrassé de lui! Enfin une bonne nouvelle!

-C’est même pas un mot ton élotrucmuch. Ça pas de sens ce que tu dis et tu es ennuyant. Je sais même pas pourquoi tu m’as choisi, mais t’as mal fait ton choix. Alors, maintenant, on peut sortir que je me débarrasse de toi et que je rentre à la maison? J’ai jamais voulu de ta pitié, ni de ce foutu programme. On m’a forcé. Alors, pas la peine de perdre ton temps avec moi. Va-t’en vivre ta vie de voyant pendant que je m’enfonce dans mes ténèbres, compris?

Je détourne la tête et baille avant de fixer devant moi. Je m’en fiche si je lui fais de la peine. Au moins, il ne va pas venir ici tous les jours pour rien. Je l’entends se lever, je crois. Je ne suis pas sûr si c’est lui où la table d’à côté. Je ferme les yeux de soulagement alors que je le crois enfin partie et baisse la tête pour parler doucement à Lucifer dans ma langue maternelle.

-Pourquoi t’es de son côté, hein? Il est méchant. Il veut juste que les gens le trouvent tellement gentil d’aider un aveugle. Il ne fait pas ça pour nous, Lucifer. Il fait ça pour lui. Rien que pour lui. Il s’en fiche bien de nous. Il se fiche de moi… Comme tout le monde. Pourquoi Alekseï ne vient pas nous chercher… Je ne veux pas rester avec cet inconnu!

Je sens les larmes me monter aux yeux bien malgré moi et je serre les poings de rage face à ma propre faiblesse. Alekseï va avoir tellement honte de moi quand il va apprendre que je pleure en public comme un bébé. Ou que j'ai peur de cet homme. Je ne veux pas déplaire à Alekseï... Il sera déçu de mon attitude. Je veux pas sentir son regard déçu sur moi. Je me pince les lèvres et me retourne lentement dans ma chaise

-...Liam? T'es encore là? Ça veut dire quoi ton élécotruc? C'est un jeu? J'ai jamais entendu parlé de ça... C'est quoi? C'est une sorte de fruit? C'est bon? On peut sortir pour l'essayer?
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MessageSujet: Re: Entre parrain et filleule! - Feat:Loki C. Wilhelmsson   27/8/2015, 19:37

Et bien. Ce petit était étonnant d’une certaine manière. C’est fous comme il semblait de mauvaise humeur. Je veux dire… Les enfants sont sensé être insouciant, de bonne humeur, souriant, innocent… Lui semblait… ternis. Je me doutais que ce qu’il devait vivre ne devrait pas être simple. Je me demandais s’il connaissait l’écholocation humaine. Je suis sûr que ça pourrait l’aider. Enormément même. Mais suite à ma question il reste silencieux. C’est lorsqu’il se lève d’un coup que je me recule un peu étonné avant de le voir partir sans son chien. Je soupire. La colère. Je me tourne vers le chien, une mine légèrement contrite :

« Ca va pas être simple hein ! Ton maître est vraiment d’une humeur noire ! »

Comme s’il m’avait compris le chien pencha sa tête de côté et fis un petit gémissement. Je fis un sourire au chien et murmurais plus pour moi-même :

« Et ben on va essayer d’arranger ça ! »

C’est alors que la dame du centre ramena le petit Casey à la table. Je ne l’avais pas suivi, encore moins rattrapé. Je n’avais jamais été père mais j’étais de l’avis que parfois un enfant avait besoin de se ramasser la figure pour comprendre sa leçon. Je fis un sourire à la dame avant de me reconcentrer sur le petit. Je ne disais rien et attendais. Je l’observais. J’avais vraiment envie que ce programme marche, pour lui comme pour moi. Du coup je voulais savoir comment je pourrais au mieux réagir avec lui pour que le courant passe. Lui faire peur ? Non. Je voulais commencer sur de bonnes bases, et il semblait encore assez fragile. Du coup nous restons la en silence jusqu’à ce que la dame revienne et parle à Casey. Je remarque directement son changement de comportement au mot sortie. Par réflex je pensais qu’il voulait s’échapper. Passé huit ans en prison on savait quand quelqu’un cachait quoi. Quand une opportunité s’offrait, quand une bagarre allait éclater. Il suffisait d’observer. Casey voulait partir d’ici. Faire une sortie serait pour lui la meilleure chance pour fuir. La meilleure chance de se débarrasser de moi. Lorsqu’il reprend la parole je le scrute toujours, essayant de comprendre comment réagir avec cet enfant pour pouvoir l’aider. Il en plus besoin de moi. Je haussais un sourcil alors qu’il parlait de choix. He moi aussi on m’a imposé un gamin colérique ! Faut pas croire ! Ah il passait aussi par la case classique de la pitié. Mais merde, pourquoi tout le monde pensait qu’on avait pitié deux ! La dernière phrase fut révélatrice.

Son état lui pesait. Il n’avait pas encore passé ce cap-là. Je n’avais que connu trop bien cette période. Mais sa phrase me permis de savoir comment réagir face à lui. Je pouvais l’aider à aider mieux, a voir différemment, mais à voir d’une certaine manière. J’allais répliquer quand je l’entends parler une langue étrangère avec son chien. Je restais là à le regarder interloqué, l’écoutant se confesser, sans comprendre un traitre mot. Il devait certainement me traiter de tous les noms possibles ! Je veux tendre ma main vers lui lorsque je vois qu’il est sur le point de pleurer. Mais je me ravise. Il ne veut pas de moi. Il voudra encore moins que je le console. Je le vois alors se tourner doucement vers moi. Quelque chose a changé dans son aptitude. Il a du penser à quelque chose qui le poussais à rester ici… Je l’écoutais lorsqu’il reprit la parole et éclatais de rire à sa dernière remarque.

« Désolé Casey, mais ce serras pas aussi simple que ça de sortir d’ici et de te débarrasser de moi. Et ce n’est certainement pas en faisant une sortie avec moi que tu pourras t’enfuir. »

Je le laissais digérer l’information avant d’avancer ma chaise vers la table et poser mes coudes sur celle-ci.


« Pour ce qui est de la capacité d’écholocation humaine, c’est la capacité que peuvent développer les personnes aveugles pour se repérer dans l’espace. Par exemple en tapant du pied, en claquant la langue la personne peut dire qu’il y a trois bics sur la table, qui elle se situe un mètre à sa gauche. Une ancienne connaissance, elle aussi aveugle, s’est entrainé et peut aujourd’hui se déplacer sans cane ni chien. »


Je laissais le fait de côté que ça avait été un ex compagnons de cellule, ayant tué sa femme parce qu’elle avait été infidèle avec les deux frères du gars. Très sympas sinon ! Il m’avait épaté à se repérer dans l’espace de la sorte. DU coup j’avais retenu le truc. Je penchais la tête de côté et regardait Casey face à moi.

« On pourrait essayer de faire des exercices ensemble pour t’apprendre… Enfin si jamais tu décides d’arrêter de penser que j’ai pitié de toi et que tout le monde te veux du mal ! »


Yep. Se taire et observer ! Quelque chose de très pratique dans la vie ! temps pis si il se renfrognais. Je voulais qu'il comprenne.
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MessageSujet: Re: Entre parrain et filleule! - Feat:Loki C. Wilhelmsson   29/8/2015, 17:47

Je gronde quand il me dit que ça ne sera pas simple de me débarrasser de lui. Pas simple? Pff! Un mot à Alekseï et cet homme fini dans une de ses cellules à se faire torturer, c’est certain! Et je vais le faire dès que je serais loin d’ici! Ce soir, je vais pouvoir le dire à Alekseï et il va faire le nécessaire pour me protéger. Il le fait toujours! Alors, arrête de me dire que ça ne sera pas facile de me débarrasser de toi. J’ai seulement besoin de deux petits mots et c’est fini. Pour toujours. Je croise les bras sur ma poitrine et détourne la tête, énervé comme jamais. Il se prend pour qui peut-être? Superman? C’est qu’un humain, comme tout le monde! Et il pourra être brisé, comme tout le monde. S’il pense une seconde pouvoir me garder sous son contrôle, il se trompe. Puis il reprend. J’aime sa voix, elle est douce et en contrôle, mais elle fait peur en même temps. Soudainement, je me fige, le cœur battant à tout rompre, quand il m’explique l’écotrucmuch. NON! Je veux pas! Comment ose-t-il me dire ça alors qu’on vient juste de se rencontrer?! Je veux pas perdre mon chien! C’est le seul ami que j’ai! Je frappe violemment la table et gronde de rage, les poings serrés. Qu’il aille arracher les amis de quelqu’un d’autre! Moi, je tiens à Lucifer! Je ne le laisserais pas faire.

-Dégage! Va-t’en! Je veux plus jamais entendre parler de toi! Disparais! Monstre!

Je me lève, tremblant de peur et de colère à l’idée que cet homme veule que je perde mon chien. Il est sans cœur! C’est bien plus pire que d’avoir pitié! Je sens les larmes me monter aux yeux et je dois me concentrer de toutes mes forces pour les retenir. Je tremble comme une feuille et je m’agite, le cœur battant à la chamade. Je m’agrippe au harnais de Lucifer et lui ordonne de me mener à la maison. Il hésite avant de se lever et me diriger comme il se doit. Je n’arrive pas à contrôler mes tremblements et chaque pas est un peu plus difficile. J’ai tout perdu dans ma vie. Ma maison, mes amis, mon pays, ma mère, mon père, mes yeux! J’ai tout perdu! Je refuse qu’on m’arrache Lucifer en plus! Comment peut-il croire que c’est une bonne chose?! Je n’arrive plus à avancer, mes jambes se dérobent sous moi et je tombe lourdement. Je me recroqueville sur moi-même et gémis avant d’éclater en sanglot. Je ne veux pas perdre Lucifer. Je veux juste une vie normale! C’est trop demandé?! Je déteste Alekseï qui m’a inscrit à ce stupide programme. Je déteste cet homme pour vouloir m’enlever ce qui me reste de plus précieux! Je déteste tous ces gens qui n’ont pas à souffrir comme moi!

-Je veux mon papa… Pourquoi t’es pas là? Pourquoi tu es partie! T’avais pas le droit de me faire ça… Papa… Maman…

Pourquoi ils m’ont abandonné ici? J’ai toujours cru qu’à la mort, on devenait des anges. Alors pourquoi mes parents ne m’ont-ils pas amené loin avec eux? Pourquoi ils m’ont laissé souffrir ici…? Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça?! J’ai été si méchant…? Je sens une main se poser sur mon épaule et je sursaute violement. Je redresse la tête vivement et regarde tout autour de moi, tremblant encore plus.

-Qu…qui c’est?! Laissez-moi! J’ai rien fait de mal! Je veux pas! Tu veux m’enlever tout ce qui me reste! Je veux pas! Dégage! Pourquoi tu t’acharne comme ça?! C’est si plaisant me faire souffrir? Me voir désespéré et faible?! Pourquoi Alekseï m’a inscrit à ce foutu programme. J’ai besoin de personne pour m’aider! Surtout pas un crétin comme toi! J’ai besoin de personne! Pers…sonne…

Je serre désespérément Lucifer contre moi, mon visage enfouie dans ses poils. Je n’ai besoin de personne. Juste de ma famille, mais elle n’est plus là. Elle est morte. On me l’a enlevé sauvagement et plus jamais je ne pourrais être avec elle. On m’a tout pris et je suis seul. Lucifer est mon étoile, ma lumière, mon phare. Et même ça on veut me l’enlever. On veut me l’arracher et l’amener loin de moi. Je n’ai pas le droit à un peu de bonheur dans tout ce malheur? Je n’ai pas le droit à un ami? Quand on est aveugle, on est obligé de tout perdre? Jusqu’à l’espoir?!

-Va-t’en. Va-t’en et ne me parle plus jamais. J’ai pas besoin de toi. J’ai pas envie de te connaître. J’ai pas envie de te savoir dans mes pattes. Va-t’en. Laisses-moi… Tu n’enlèveras pas mon ami. Je vais t’empêcher! Tu ne pourras pas me l’arracher comme l’homme! Tu ne pourras pas! Tu m’entends?!
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MessageSujet: Re: Entre parrain et filleule! - Feat:Loki C. Wilhelmsson   29/8/2015, 21:56

Je pensais avoir touché le bon bouton pour une bonne entente. Avoir trouvé un moyen d’engager la conversation. Je me disais que je pouvais lui apprendre ce que mon ancien collègue m’avait appris. Ça pourrait-être drôle… Mais non. Le petit se met à gronder et j’ai l’impression qu’une crise va subvenir. Je le regarde étonné lorsqu’il se recule et se braque d’un coup. Je n’avais pourtant rien dis de faux. Il se lève alors et cette fois-ci le chien lui obéis, même s’il hésité il finit par suivre les traces de son maître. Je me lève lorsque je vois le garçon partir vers la sortie guidé par son chien. Je vois la dame se précipiter vers eux mais je fais un signe et me met à marcher à la suite du petit. J’étais sur le point de le rattraper lorsque je le vois qui s’effondre et sanglote. Je m’arrête un instant le contempler s’accrocher à son chien. Je l’entends appeler ses parents. Je me doute alors que ses malheurs s’étendent à plus que juste son statut d’aveugle. D’un côté ça me touche, un enfant devrait ne pas vivre de telles horreurs. Il devrait pouvoir s’amuser, rire, vivre la vie. Je m’avance alors et après m’être accroupis je tends la main et la pose doucement sur son épaule. Il se recule alors vivement et reprend de plus belle sa tirade haineuse.

Je fus interloqué par sa première réplique. Mais bien vite je compris qu’il avait mal interprété mes paroles. J’allais répondre en riant que c’est un mal entendu mais la suite de ma tirade m’arrête. Ce gamin ce n’est pas de compassion qu’il a besoin… Ni d’amour… Du moins pas en premier lieu. Il devait surtout comprendre. Comprendre que ce n’est pas comme ça qu’il allait pouvoir avancer. Il reprend alors et confirme mon idée qu’il a mal compris mes mots et ça me met en colère. Je pose alors ma main sur son épaule et exerce une pression pour lui faire comprendre que c’est à mon tour de parler et qu’il avait intérêt à m’écouter. J’étais en colère mais je ne ferais jamais un geste déplacé envers un enfant. J’entamais alors d’une voix calme mais contrariée :

« Tu vas encore dire que je raconte que des bêtises… mais crois-moi si tu continues à te comporter comme ça, alors j’aurais de la pitié pour toi ! De la pitié et du dégout ! Tu penses être le seul à avoir des malheurs ? Tu te trompes ! Ils sont des milliers dehors à souffrir plus que tu ne le fais ! Tu penses que c’est impossible ? Et bien ça veut dire que tu ignores encore pas mal de choses ! Tu te comportes comme un idiot ! Un idiot qui serra l’être le plus pauvre et le plus pitoyable s’il continue comme ça ! »

Je fis une pause avant de continuer. Toujours d’une voix calme mon ton contrarié avait laissé place à de l’incompréhension et de la tristesse.

« Tu vas encore dire que je ne suis qu’un idiot qui ne comprend rien… Mais toi ? Qu’est-ce que toi tu comprends ? Tu penses que tout le monde te veux du mal, que personne n’est ton ami… c’est de cette manière que les gens te voudront du mal et qu’ils ne seront jamais tes amis. Ça t’ai arrivé récemment d’entrer quelque part, genre une boulangerie, et de dire bonjours à la personne qui sert ? Tu rejette le monde entier, alors que c’est justement ce monde qui peut t’offrir ce que tout être vivant à besoin : de l’affection ! »

J’avalais ma salive et me redressait.

« Tu as deux choix : soit tu essayes de t’ouvrir un peu au gens, pas obligatoirement à moi, mais n’importe qui qui t’inspire confiance et sympathie en dehors de ton chien. Soit tu passes le reste de ta vie à rejeter ta colère et ta tristesse sur les autres, pour finir par être seuls ! Et là crois-moi tu seras l’être le plus à plaindre au monde et tu pourras te permettre de faire ce genre de scènes en publique. »

J’avais avancé de deux pas quand je me retournais une dernière fois vers lui :

« Quand je parlais de l’écholocation humaine, je ne le disais pas dans le but de t’enlever ton chien. Mais de te permettre de voir à nouveau, différemment des autres, mais de voir quand même. »

Je me retournais alors une bonne fois pour toute pour remarcher vers la table que nous avions occupée. Je passais devant la femme du centre sans prendre attention à elle avant de m’installer. Je posais alors mes deux coudes sur la table et passais mes mains dans mes cheveux. Pas évident de gérer un petit pleins de colère et de peine. Encore moins évident de lui donner une leçon. Pas facile la vie. Mais bon parfois il fallait passer par là. SI ça se met le gamin va s’enfuir et ne plus jamais vouloir me parler.
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MessageSujet: Re: Entre parrain et filleule! - Feat:Loki C. Wilhelmsson   1/9/2015, 23:55

Je déteste l’entendre parler. Il n’arrête pas et il croit tout savoir. Il ne sait pas ce que j’ai vécu, les horreurs de ma vie. Comment peut-il me dire de telles choses avec autant de méchanceté? Je n’ai pas besoin d’affection, je n’ai besoin de personne! J’ai jamais voulu de ce programme, Alekseï m’a obligé! Je déteste ce monde et ceux qui l’y habite. Je déteste être prisonnier, ici, sans pouvoir me libérer. J’ai qu’une envie, fuir. Fuir et ne jamais revenir. Fuir loin et le plus vite possible. Fuir. Mais je repense à Alekseï. Il a toujours été près de moi, même quand j’étais au plus mal. Je ne veux pas l’abandonner. Je ne veux pas le laisser parce que j’ai envie. Il serait déçu. Et je ne veux pas. Il a besoin de moi pour capturer le petit homme qui a tué mes parents. Il a besoin de moi… Je crois? Je ne sais plus… J’ai peur que non. Personne n’a besoin d’un aveugle dans leurs pattes. Je suis un poids, une nuisance, rien de plus. Liam a raison. Je suis seul. Pas par choix, on m’a imposé tout ça. Personne n’aime les nuisances. Personne n’aime devoir prendre soin d’un parasite comme moi. Je suis condamné à n’être rien. Rien d’autre qu’un aveugle parmi tant d’autre qu’on regarde avant de détourner les yeux dans un sentiment de malaise. Et je n’ai pas envie. Je n’ai pas envie d’avoir cette vie. Elle est laide. Elle est misérable et pathétique et horrible et affreuse. Je n’en veux pas…

Tout autour de moi, les gens parlent. Les enfants rient, posent des questions ou s’exclament avec étonnassions. Tout le monde semble heureux, calme, serein. Ils s’entendent bien avec leur parrain. Ils ne pleurent pas dans leur coin avec leur guide. Ils sont tous heureux. Tous voulaient être ici. Parce que c’est ce qui les rapproche de la normalité qu’ils n’ont jamais connu et qu’ils ne connaîtront pas. Moi, j’ai connu la vie avant. La vraie vie. Celle de tout le monde. Elle était belle, radieuse, toujours remplis de joie et de tendresse. Mais elle m’a été arrachée. Je suis aveugle. Je ne peux plus voir, plus jamais. Ces enfants n’ont jamais connu la vie normale alors comment peuvent-ils en rêver? Ils sont heureux dans ce qu’ils connaissent, mais pas moi. Je ferme les yeux en gémissant. Je me serre contre mon chien et sanglote dans son pelage.

Alekseï me l’a décrit le jour où il l’a rapporté. Il est noir et d’une espèce de teinte orange-brun. Comme un doberman. L’image était facile à imaginer. À partir de ce jour, Lucifer est devenu mon phare. Mes yeux. Mon ami… J’étais seul et perdu et il est apparu à moi comme un sauveur, le Messie. Moi qui avais tout perdu retrouvais enfin quelque chose. Mais Alekseï m’avait bien mis en garde. Ce n’était pas vraiment ‘’mon’’ chien. C’était plus une ‘’location’’. Quand il serait temps pour lui, Lucifer devrait prendre sa retraite, même si j’en ai encore besoin. Ou il pourrait changer de famille s’il ne convient plus à mon monde de vie. Ou si… par une méthode ou une autre, j’en ai plus besoin du tout. Si je revois par moi-même, je risque de le perdre. Et je refuse que ça arrive. Lucifer est tout pour moi. Le perdre serait ma fin…

Je me ressaisie difficilement en sentant des gens partir. Des parrains et leur nouvel ami qui se disent au revoir. Pas tous, mais plusieurs. Il y a de moins en moins de bruit. Il ne doit rester qu’une table ou deux. Je ne sais pas si Liam est partie. Sûrement. Je suis loin du filleul qu’il devait rêver. C’est ce que j’aurais fait à sa place. En fait, je ne me serais même pas inscrit à ce programme idiot. Mais Lucifer se redresse et me tire doucement. Je pose mes yeux sur lui, hésitant, avant de me relever et le suivre, lentement, à petits pas incertains. Il s’arrête après quelques mètres et s’assoie. Je tends le bras et fronce les sourcils en touchant une chaise. Pourquoi m’avoir ramené à la table? Il veut que j’attende Alekseï ici? Je m’assoie lentement et sursaute en entendant du bruit devant moi. Il est encore là… Liam. Je fixe devant moi, surpris, avant de baisser la tête. Pourquoi? Pourquoi il s’acharne? C’est quoi son but? Qu’est-ce que j’ai de si intéressant pour qu’il refuse d’abandonner? Je n’ai rien d’intéressant. Je suis pathétique, pleurnichard, faible. Je n’arrive pas à m’occuper de moi-même. Je n’arrive pas à chasser ma peine, ni ma colère. Je suis un grincheux qui se sait condamner. Alors pourquoi rester? Pourquoi vouloir continuer de m’aider alors que je suis sûrement le pire enfant du monde? Qu’est-ce qui le pousse à faire ça?

-Je te hais. Je te hais de vouloir rester. Pourquoi tu fais ça? Qu’est-ce que tu gagnes avec ce programme toi? C’est Alekseï qui te paye pour me tenir compagnie? Pourquoi tu restes ici alors que tu vois très bien que j’ai pas envie d’être aidé! Pourquoi tu restes alors que je suis monstrueux avec toi?! Qu’est-ce qui ne va pas bien dans ta tête pour te pousser à rester ici, hein?! Pourquoi tu restes avec moi! Je ne suis rien, je n’ai rien et je suis qu’un boulet. Alors pourquoi?!
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MessageSujet: Re: Entre parrain et filleule! - Feat:Loki C. Wilhelmsson   5/9/2015, 17:55

C’était assez difficile. Je ne savais pas trop comment gérer cette situation. EN prison tout est simple. Un horaire fixe, des habitudes fixes, pas de questions aux autres détenus sauf si on veut se faire tabasser dessus. Mais là… Comment savoir si cet enfant a besoin d’une oreille attentive ? De l’affection ? De l’attention ? Ou tout simplement d’une bonne claque ? D’une remise en question ? Ca n’avait pas été simple de remettre Casey à sa place. Pas simple du tout. Le voir si perdu et pleurer… Mais d’un autre côté j’avais bien l’impression qu’il ne me laisserait pas l’atteindre différemment. Et que de toute façon il ne le voudra pas. Alors au temps dire ce que je pensais sans le ménager. Même si c’était rude. Autour de moi les parrains et les filleules se séparaient doucement et pourtant je restais assis ici à attendre. Peut-être qu’il reviendra. J’avais bien envie que ça marche. A peine quelques minutes plus tard Casey revient, guidé par son chien qui me lance un regard bizarre. Comme s’il m’évaluait et que c’était une sorte de test. Peut-être qu’il veut que je réussisse à calmer son maître ? Je rigolais intérieurement. Voilà que j’analysais le comportement d’un chien. Pas que les chiens ne soient pas intelligent … Je me trouvais juste bizarre en ce moment à analyser un chien.

Je restais quelques instants immobile avant de doucement me laisser aller en arrière, m’adossant à ma chaise, et croisant mes bras sur mon torse. Je le vois qui fixe ma direction, souris avant de baisser la tête. Je penche alors la mienne de côté et attend. Je l’entends alors prendre la parole mais je reste stoïque. Je le laisse parler. Essayant de le comprendre. Cet enfant à du vivre pas mal de chose pour être dans un tel état, mais ça ne justifie pas tout ! Il souffre. Ça se sent dans sa voix, dans sa manière de s’exprimer. Mais je le laisse parler. Finalement je me rapproche de la table, pose mes coudes dessus et rejoint mes mains. Je me lance alors d’une voix calme et posée.

« Casey si je suis ici, ce n’est pas parce qu’on me paye. Je ne connais pas de personne se nommant Alekseï d’ailleurs. Si je suis ici c’est parce que je le veux. Quand j’ai eu vent du programme je me suis dit « hy pourquoi pas ! ». Ce programme est là pour t’aider Casey, pas pour te faire du mal. »

Je fis alors une pause, avant de continuer.

« Ce centre propose pas mal de cours de soutien pour des enfants aveugles, handicapés ou autres. Des cours mais aussi des aides financières, du matériels comme des ordinateurs adaptés ou autre. Mais malgré le fait que ce centre offre beaucoup d’aide matériel il manque énormément d’aide au niveau psychologique. C’est pour ça que je suis là. Ce centre à envoyer une sorte d’appel aux volontaires et est inscrit dans pas mal de programme de réhabilitation. Ces gens veulent aider les enfants comme toi, à aller mieux, à trouver une place dans ce monde… A se sentir mieux. Et j’approuve énormément ce projet, voilà pourquoi moi je suis là ! Parce que je veux aider les enfants.»

Je refis une pause, laissant mes mots agir sur le petit. J’avais essayé d’adapter mon vocabulaire. Pas que je parle avec un débile mentale ou autre. Mais utiliser des thermes psychologiques pour décrire le trauma que vivent certains enfants n’était peut-être pas approprié. Je fis alors un petit sourire et rajoutais d’un ton lus légé.

« Je ne pense pas que tu sois un boulet Casey. Colérique ça je l’accorde, mais pas un boulet ! Mais j’aimerais beaucoup apprendre à te connaitre. Et pas, comme tu le penses, parce qu’on m’y oblige, mais plus parce que j’ai vraiment envie d’apprendre à te connaître. Je ne vois pas le mal qu’il y a à essayer de se faire des amis, non ? »
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