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 Qu'un historiquement parlant nous sépare [Elena]

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MessageSujet: Qu'un historiquement parlant nous sépare [Elena]   9/9/2015, 15:35

Cela faisait à peine quelques mois que Cameron était sur New York, et il était plutôt content de sa nouvelle vie. Ayant emménagé en juillet, il avait eu le temps de s’habituer à cette nouvelle ambiance. Cela le changeait de l’Italie mais bref, comme déjà dit, il n’allait pas s’en plaindre. Tout cela lui plaisait : il vivait près de son meilleur ami et de sa famille – qu’il considérait d’ailleurs comme la sienne – il avait sa fille près de lui et il avait un boulot qu’il aimait. Etant de base archéologue, cela allait de paire avec l’enseignement… En Italie, il avait la chance de pouvoir vivre sur des fouilles tout en enseignant en même temps à l’université de Rome… Ici, à New York, il enseignait toujours à l’université mais faisait plutôt des recherches dans les musées avec les trouvailles et tout ça, en collaboration avec ces musées.

Pour cette journée de novembre, Cameron avait finit de faire ses cours en amphi. Les étudiants avaient été cool, écoutant attentivement ses cours. Evidement, au début de l’année pour se faire respecter, il avait été clair que ceux qui ne s’intéressaient pas pouvait dégager… Il avait été direct. De toute manière, c’était des cours magistraux et non obligatoire… et qu’il ne voulait pas spécialement de bavardage.

Cameron pouvait se dire plutôt chanceux. Bref, sa journée fut normale et bonne donc il n’avait pas à se plaindre. Il était désormais 16h et il décida de prendre un café dans la salle des professeurs, histoire de… De se réchauffer d’une part parce qu’il ne faisait pas chaud à l’extérieur et puis il aimait bien fumer avec un café. C’était en quelque sorte un petit plaisir… S’attendant à trouver personne dans le bureau comme ça lui paraissait un peu silencieux d’un coup, Cameron eut un sursaut voyant la jeune femme déjà présente.

Ah !

Cameron eut un sourire accroché aux lèvres avant de dire enfin :

Bien le bonjour !

Il ne l’avait pas vu de la journée donc bon, c’était le moindre des politesses.

C’est l’heure de la pause à ce que je vois… Enfin… est-ce que ça va ?

Elle ne lui semblait pas être dans son assiette... Bon, après il lui demandait mais elle n'était pas forcément obligée de lui confier quoique ce soit. Peut-être avait-elle un problème privé, et tout ça tout ça... Ils n'étaient que collègues, pas les meilleurs potes, c'était sûr. Ils passaient leur temps à se croiser sans plus... Et puis, pas que cette prof ne lui paraissait pas sympathique mais malgré le fait que Cameron pouvait être du genre sympathique, à discuter avec les gens en général comme ça, sans plus, il n'était pas spécialement le genre à faire ami-ami aussi facilement avec les gens, personnellement.
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MessageSujet: Re: Qu'un historiquement parlant nous sépare [Elena]   9/9/2015, 21:50

Avec tout ce qu'Elena avait vécu depuis son arrivée à New York, elle n'avait plus vraiment envie de retourner dans son pays d'origine. Elle y reviendrait mais quand ? La jeune femme l'ignorait encore. Elle était partie de Saint Petersbourg dans l'optique de passer une année sabbatique, de découvrir autre chose et au final, la Russe s'était installé dans la Big Apple. Comme n'importe qui, il lui arrivait d'avoir des moments de blues puisque sa famille lui manquait un peu mais très vite, elle repensait à la chance qu'elle avait d'être ici et ça allait mieux.

En septembre, la jeune Elena faisait sa première rentrée en tant que professeur en Histoire Américaine. Elle s'était spécialisée dans ce domaine en s'inscrivant en tant qu'élève à l'université de Columbia à New York. Cela la passionnait. C'était totalement plus captivant que l'Histoire Russe. C'était plutôt drôle une Russe qui parle de l'Histoire Américaine quand on connaissait la Guerre Froide qui avait fait rage entre les deux pays pendant des années ! Joli pied de nez ! Mais très vite, la jeune femme essaya de s'imposer pour gagner en autorité mais sa jeunesse et son manque d'expériences étaient ses points faibles. Et les étudiants avaient bien remarqué cette faille dans laquelle ils s'étaient rapidement engouffrés. Au plus grand désarroi d'Elena qui se retrouvait impuissante devant une poignée d'étudiants.

Petit à petit, l'oiseau avait fait son nid puis pris son envol. Elena avait fini par mettre les choses au clair avec ces perturbateurs mais ça ne suffisait pas encore. Est-ce qu'ils se rendaient compte du stress qu'engendraient ces cours magistraux ?! Devant des centaines d'étudiants qui vous regardent et vous écoutent à en gober les mouches ?

- Hé vous là, au deuxième rang à droite... Monsieur ... ?


- Samuel mais appelez-moi Sam, Madame !

Ce petit crétin allait regretter d'avoir ouvert sa bouche. Elena en avait vraiment plein le dos de passer son temps à faire la loi dans son amphi. Elle avait l'impression d'avoir à faire à une bande de gamins écervelés. Elle n'était pas sa copine à première vue, non ? De quel droit se permettait-il de lui adresser la parole sur ce ton ? Alors, elle lui proposa de prendre la porte si son cour ne l'intéressait pas. En plus, il empêchait les autres de travailler dans de bonnes conditions.

Très bien, rester calme et garder son sang froid étaient les atouts et surtout ne pas céder. Il fallait être ferme. Voilà ce que certains professeurs lui avaient donné comme conseil mais entre la théorie et la pratique, le chemin était encore long. Cet emmerdeur allait regretter de prendre Elena pour sa copine. S'il voulait faire l'intéressant devant ses copains, il irait le faire ailleurs.

- Très bien, dehors ! Je ne veux pas d'élément perturbateur pendant mon cour, est-ce que je me suis bien faite comprendre où il faut que je vous amène par la main jusqu'à la sortie ? lui demanda-t-elle avec un sourire moqueur.

Evidemment, ce Samuel voudrait à tout prix éviter l'humiliation ! De ce fait, il remballa ses affaires et quitta l'amphi. La jeune femme regagna sa place au niveau de son bureau et déclara l'avis aux amateurs. Et voilà que l'envie de fumer lui prenait. Saleté de stress ! Vivement la fin du cour pour qu'elle puisse souffler !

Le reste du cour se déroula sans encombres. La jeune femme avait finalement calmé tout le monde. Avant de sortir de l'amphithéâtre, elle jeta un oeil à son téléphone pour vérifier l'heure. Elle avait le temps de passer à la salle des profs avant. Quand elle y entra, Elena y trouva un prof qu'elle ne connaissait pas. Ce dernier se servait un café en vitesse avant de se rendre à son prochain cour. Il devait être en retard apparemment ! Il sortit sans dire un mot à Elena. C'est vrai que son apparence pouvait la faire passer pour une élève mais elle n'en était pas une. Elle s'installa alors confortablement avec un café puis pris une confiserie au distributeur. Fallait bien se ravitailler à cette heure de la journée ! Sauf que ce calme ne dura pas. Un autre homme entra dans la salle. Il lui disait quelque chose évidemment. Elena le croisait souvent dans les couloirs où pour s'échanger l'amphi. Ils avaient déjà échangé quelques mots, des banalités ...

- Salut !

Elena était du genre familière. De plus, elle était tellement contrariée qu'elle avait un peu de mal à se détendre. En fait, ça n'irait pas mieux tant qu'elle n'aurait pas fumer une bonne cigarette. Alors, quand il lui demanda si c'était apparemment l'heure de la pause...

- Oui, enfin ! Je l'attendais avec impatience ! Oui ça va ... enfin non, j'ai un peu de mal avec les étudiants depuis la rentrée. Café ?

C'était un moyen de couper un peu court à la conversation mais si elle pouvait au moins lui en servir un... ça ferait moins égoïste.

- C'est vous que je croise souvent, non ? C'est quoi déjà votre nom ?
demanda-t-elle à son interlocuteur en lui donnant le café en main propre.

S'ils s'étaient présenté au début, Elena ne l'avait pas forcément retenu. C'était une petite tête et pas très physionomiste.
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MessageSujet: Re: Qu'un historiquement parlant nous sépare [Elena]   10/9/2015, 00:49

En rentrant dans la pièce, si Cameron s’attendait à la croiser… Bon, autant être honnête : il avait espéré croiser personne,… C’était un peu difficile dans une université et notamment dans la salle des enseignants prévue spécialement pour les enseignants… Oh, Cameron n’était pas un mauvais bougre qui n’aimait pas spécialement se mêler à la foule mais de base, c’était dans sa nature d’être un solitaire… Bon, ok, il fallait avouer qu’il y avait peut-être deux ou trois enseignants qu’ils ne pouvaient pas forcément voir, ne lui inspirant pas énormément confiance… Cela dit, cette enseignante ne rentrait pas dans sa ligne de mire... Elle était plutôt jeune, belle et paraissait également atypique. Non pas parce qu’il avait remarqué son accent russe qui lui faisait penser ça. Oui, Cameron reconnaissait l’accent russe puisqu’ayant un meilleur ami qui était russe de base, ça aidait pas mal…

Hum, en tout cas, l’enseignante semblait avoir eu quelques soucis. Elle ne s’empêcha pas de le dire spontanément avant de couper court avec son « café ? ».

Oui, volontiers ! J’étais venu pour ça, à la base.

Quoi ? C’était vrai ! Accroc à la caféine ? Non, pas du tout. Pas plus que la majorité des professeurs ici. .. Et il lui fallait sa dose avec sa clope.

Cela ne doit pas faire longtemps que vous êtes là !

Bien vu, Sherlock Holmes. Tu gagnes des points ! Enfin, c’était la conclusion qu’il se faisait car vu l’accent russe, selon lui, selon sa théorie, elle venait tout juste de débarquer… et/ou commençait tout juste son enseignement… Du coup, elle s’intégrait alors difficilement… Etait-il bien loin de la vérité ? Elle lui semblait bien perdue. Bref, nouvelle ou pas nouvelle, Cameron ne pouvait le deviner puisqu’il était carrément nouveau, puisqu’il était aux Etats-Unis depuis juillet seulement, après avoir vécu cinq ans à Rome, deux ans à Athènes, dix-neuf Londres et… évidemment neuf ans à Edimbourg. Ca va, vous suivez ? Donc, oui, il était nouveau et ne discutant pas spécialement avec les enseignants ou à peine, il était à trois kilomètres de connaître tous les potins et de connaître la vie de ses collègues.

Merci ! fit-il quand elle lui servit une tasse, puis il se présenta : Cameron. Cameron Westbrook.

Mémoire de poisson rouge de sa part, qui savait ! Ou peut-être n’avait-elle pas fait attention à lui jusque-là… Enfin, Cameron pouvait parler vu qu’il ne parlait pas énormément à ses collègues… Tant qu’ils connaissaient les principaux avec qui il collaborait… C’était ce qui comptait.

Et vous, me semble qu’il y a une connotation russe.

Il allait finir par le retrouver ... Hum, il lui semblait qu'il avait son nom au bout de la langue.. Cela dit, il tint sa tasse d'une main, sortit un paquet de cigarettes de la poche droite de son trench-coat, puis ouvrant le paquet, il récupéra un clope dans la boite qu'il coinça entre ses lèvres... Il prépara déjà d'avance sa dose. Cela donnait déjà une idée sur ses intentions dans la minute : soit aller fumer à l'extérieur...
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MessageSujet: Re: Qu'un historiquement parlant nous sépare [Elena]   10/9/2015, 21:37

Même en étant pas physionomiste, Elena aurait dû se rappeler de ce professeur. Elle le croisait assez souvent dans les couloirs ou au moment de s'échanger leur place à l'amphi mais c'était sans plus jusqu'à maintenant. S'il lui avait dit son nom, elle était tout bonnement incapable de s'en rappeler. Il y avait tellement de chose que la demoiselle avait du engranger en si peu de temps que les prénoms lui passaient un peu au dessus de la tête. Retenir ses cours était déjà pas mal ! Fallait pas trop en demander à cette tête blonde qui pourtant, était loin d'être stupide. Pour autant, ils n'avaient échangés que des banalités lors de leurs entrevues alors ça n'aidait pas forcément à créer un lien. Pas facile quand on était nouvelle et surtout qu'on était une ancienne élève de cette Université. Les anciens profs la considèrent encore comme une étudiante et le challenge était de taille pour prouver ce qu'elle valait.

Pourtant, Elena se souvint s'être fait quelques réflexions sur Cameron, du genre qu'il était plutôt beau gosse pour un prof ou bien qu'il était trop beau pour être célibataire. Peut-être était-il gay s'était-elle demandé. Enfin bref, il avait légèrement tapé dans l'oeil d'Elena. Elle ignorait pourtant tout de ce professeur fantomatique qui errait dans les couloirs de l'Université de Columbia. Et puis bon, quel mec ne tapait pas dans l'oeil d'Elena... c'était une prédatrice dans l'âme. Elle aimait le rapport avec les hommes, prendre le pouvoir sur eux dans certains moments, jouer avec leurs faiblesses... ce n'était pas pour rien que la jeune femme fréquentait les boîtes de strip tease certains soirs et ce, pas en tant que spectatrice.

- Je crois que la caféine est indispensable pour tenir ici !


Et comment ! Et s'il n'y avait que ça. Elena devait fumer comme un pompier pour soulager son stress. Elle était consciente que ce n'était pas bon pour sa santé tout ça tout ça mais qu'importait. Cette sensation d'apaisement n'avait pas son pareil. C'était ça d'être accro à la nicotine !

- Vous menez votre enquête sur moi, Sherlock Holmes ?
lui demanda-t-elle en souriant. Qu'est-ce qui vous fait dire ça ?

Avait-il remarqué qu'elle était nouvelle dans l'établissement parce qu'il ne l'avait jamais croisé auparavant ou bien parce qu'elle était jeune ? Un peu des deux peut-être, allez savoir. En tout cas, Elena ne se souvenait pas l'avoir déjà croisé sur le campus pour avoir étudié quelques années ici.
Elle servit le café à ... Cameron Westbrook donc. Un nom typiquement saxon. Cela dénotait fortement avec celui d'Elena qui trahissait son origine à coup sûr.

- Enchantée, Cameron !

Elena sourit. Elle était du genre assez ouverte avec les gens. Elle n'était pas du genre timide et nouait plutôt bien la conversation avec ceux qui le voulaient. Pour autant, ce n'était pas le genre de personne à croire que c'était un futur pote ou quoi que ce soit. Non, Cameron allait avant tout rester un collègue de travail.

- C'est drôle parce que, à part vous, je ne connais pas beaucoup d'autres professeurs ici. Je crois que vous êtes l'un des premiers à qui je parle depuis mon arrivée ! Bon, j'exagère peut-être mais les profs ne courent pas les rues ici ! Et j'en sais quelque chose pour avoir été étudiante dans cette université. D'ailleurs, je ne me souviens pas vous avoir déjà vu auparavant...

C'était un moyen de lui dire qu'un mec pareil, elle l'aurait remarqué bien avant... Un prof aussi canon aurait pu lui faire aimer les maths même si elle détestait la matière ! C'était pour dire ! Et puis bon, ça lui retournait la question qu'il venait de lui poser. A savoir, que lui aussi devait être nouveau. Aussi largué qu'elle peut-être. Qui savait !

Il fit ensuite remarquer son accent russe assez prononcé. C'est sûr qu'Elena ne pourrait effacer aussi facilement son accent. Bon, ça faisait son charme et son identité. Un peu exotique dans cet univers d'Américains.

- J'y travaille ! fit-elle en parlant de son accent. D'ailleurs, excusez-moi, je ne sais plus si je me suis déjà présentée. Je suis un peu tête en l'air ! Elena Azarov.

Par moment, il lui arrivait encore de faire quelques confusions entre le russe et l'anglais. Le russe étant sa langue maternelle, la jeune femme avait du redoubler d'effort pour apprendre cette langue. On ne la lui avait pas apprise à l'école. En russie, c'était assez patriotique et pour eux les Etats-Unis continuaient d'être le mal ! Alors apprendre l'anglais n'était pas une priorité là-bas. Parfois, les phrases lui venaient principalement en russe et c'était assez difficile de faire la traduction mais Elena s'était grandement améliorée quand même en quatre ans.

Elena le regarda tenir sa tasse d'une main et sortir son paquet de cigarettes de l'autre. Il mit sa clope au bec et cela en donna l'idée à Elena également. Avoir enfin un collègue de clope !

- Est-ce que je peux ... ça vous dérange si je viens fumer avec vous ? lui demanda-t-elle.

Elle y allait souvent au culot mais la jeune femme ne s'imposait pas non plus si sa présence n'était pas désirée. C'était juste une opportunité à saisir pour pouvoir enfin faire la connaissance de l'un de ses collègues... puisqu'ils étaient condamnés à se croiser toute l'année apparemment, autant apprendre à se connaître.
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MessageSujet: Re: Qu'un historiquement parlant nous sépare [Elena]   11/9/2015, 14:59

Selon ses dires, la caféine était indispensable pour tenir dans le coin. A cette remarque, Cameron esquissa un sourire au coin. Si elle le disait… Après tout. Ce n’était pas tout à fait faux, enfin tout dépendait de la vision qu’on avait et comment on vivait les choses. Pour Cameron, c’était son train de vie, il se levait le matin pour déposer sa fille à l’école avant de courir ici ou au musée – cela dépendait des jours – puis récupérer sa fille à l’école le soir quand il le pouvait, et quand il ne pouvait pas, courir à trouver quelqu’un qui pourrait lui rendre le service d’aller la récupérer. Enfin depuis la rentrée de septembre, Cameron avait réussi à trouver un rythme, ses repères et ses habitudes… Sinon tout allait bien. Il se levait le matin, prenait son café, puis un second lorsqu’il arrivait à l’université (oui, allez comprendre la logique des gens qui en reprenait un après lorsqu’ils arrivaient à leur boulot !) puis une nouvelle pause au milieu de l’après-midi pour carburer jusqu’au soir avec sa fille à s’occuper ainsi que le boulot qu’il devait faire en dehors de l’université… En bref, pour lui, c’était pour tenir dans sa journée… Quant à elle, cela semblerait être pour se détendre puisqu’elle semblait avoir du mal depuis la rentrée selon ses dires.

Qui sait ! répliqua Cameron.

Qui savait s’il n’était pas là pour espionner, tout ça, tout ça, quoi ! Enfin, cela dit, s’il avait déduit ça, c’était seulement parce que :

Je l’ai seulement déduit par vos dires ! Vous me semblez avoir du mal à vous y faire !

Et c’était dû aussi peut-être à son jeune âge, enfin … De toute manière, ce n’était pas lui qui allait juger car il fallait bien débuter un jour. C’était pareil pour tout le monde, tout le monde était sous la même enseigne… Lui-même avait bien démarré un jour, et bien que lui aussi, ça ne faisait pas bien longtemps qu’il était dans cette université, il avait bien quelques années d’expérience derrière lui…

Enfin je ne suis pas là pour juger ou faire des conclusions hâtives !

Et comment ! Lui, mauvaise langue ? Jamais de la vie, il le sera. C’était lui où ce bout de femmes était parti pour lui faire la conversation ? Comme quoi, c’était bien le premier professeur avec qui elle discutait en gros…D’ailleurs, information qui lui vint à l’oreille, elle avait déjà été étudiante ici… Erreur de sa part quand il se disait qu’elle était peut-être nouvelle. Nouvelle en professeure mais ne venait pas de débarquer là, ici aux Etats-Unis, et effectivement, lui, il n’était pas d’ici de base.

En effet, j’ne suis là que depuis septembre, en fait.

Et lui non plus ne discutait pas trop avec les autres enseignants. Ca leur faisait un bon point commun, tiens ! Enfin pour lui, c’était volontaire… D’ailleurs, en lui disant qu’à part lui parmi tous ces professeurs, elle ne connaissait personne d’autres. C’était comme s’ils avaient déjà élevés les cochons ensemble. A part lui, il devait bien avoir des professeurs qui lui parlaient, non ? Sauf si en réalité, c’était une chieuse, que les professeurs étaient tous des cons et la mettaient à l’écart ? C’était trop chelou tout ça… Non, Cameron ne pensait jamais à ce genre de trucs… Et il ferait sans doute erreur puisqu’elle lui paraissait bien sympathique et face à une bouille pareille, c’était une jolie femme… Ca se voyait que Cameron n’aimait pas les gens, en général ? Mais ça ne l’empêchait pas d’être social de temps à autre, comme en ce moment même, même s’il ne semblait pas bavard, il ne se montrait pas forcément désagréable, non plus.

Cela dit, préparant sa clope pour aller fumer dehors, la jeune femme au nom d’Elena lui demanda si elle ne pouvait pas l’accompagner. Pourquoi pas après tout ! Toujours clope au bec, Cameron hocha la tête et fit un signe de tête vers la sortie, signifiant « venez ! ». Ca ne lui posait aucun problème après tout.
Sortant de la salle des professeurs pour ensuite prendre la première sortie qui leur était présentée sur la droite, ils sortirent donc pour fumer à l’extérieur devant cette porte, tasses de café en main.

Vous avez été étudiante ici alors ?

Il chercha dans la poche de son trench-coat son briquet s'il arrivait à le trouver.

Ca fait longtemps que vous êtes aux Etats-Unis?

Non, il n’était pas du tout curieux et puis, il était plutôt curieux de ce côté-là, car lui-même avait bien quitté son pays natal et avait pas mal voyagé avant d’arriver ici… N’empêche, ça pouvait se voir car il avait un léger accent british qui avait un peu de mal à le quitter… et ayant vécu 5 ans en Italie, ça devait donner un peu.
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MessageSujet: Re: Qu'un historiquement parlant nous sépare [Elena]   12/9/2015, 21:16

Cameron ne faisait pas de conclusions hâtives mais n'empêche qu'il avait raison. Elena avait bel et bien du mal depuis la rentrée de Septembre. En même temps, il fallait bien commencer quelque part. Il fallait aussi que la jeune femme prenne ses marques. C'était assez intimidant de se retrouver face à tant d'étudiants dans un amphi qui lui paraissait désormais beaucoup plus vaste que quand elle y était assise. C'était autre chose. Elena manquait d'expérience, de confiance en elle à ce niveau. A force de ne pas arriver à en imposer, elle commençait à se dire que c'était un métier qui n'était peut-être pas fait pour elle au final ou elle s'était montré trop ambitieuse. Peut-être aurait-elle du commencer dans un collège ou un lycée pour acquérir de l'expérience. Il ne lui suffisait pas d'être une belle femme pour réussir dans l'enseignement contrairement à son autre métier nocturne.

Elena se souvint ne pas l'avoir vu auparavant sur le campus alors elle lui avait fait savoir. Cameron lui avoua qu'il n'était là que depuis Septembre. Au moins, ils étaient deux à commencer en même temps. Si la jeune femme connaissait les lieux, la jeune femme n'avait sûrement pas autant d'ancienneté dans le métier que l'homme face à lui qui semblait être un peu plus vieux qu'elle.

-D'où est-ce que vous venez alors ? Et qu'enseignez-vous exactement ?

Elena était curieuse de nature et s'intéressait vite aux personnes qui l'entouraient. Par moment, ses questions pouvaient être dérangeantes ou indiscrètes mais c'était dans le caractère d'Elena de dire exactement ce qu'elle pensait. Alors même si elle était familière ou grossière, elle ne le cachait pas. C'était dans sa nature et puis c'était tout.

- Oui, j'ai étudié ici. Je me suis passionné pour l'Histoire Américaine en arrivant ici. C'est drôle de se dire que maintenant, je suis de l'autre côté du miroir.


Quelle aventure, quand elle y repensait ! Arriver ici dans le but de découvrir une nouvelle ville, une nouvelle culture et au final s'installer et travailler ... Elena avait été loin de s'imaginer ça mais la vie lui semblait tellement meilleure que ce qu'elle avait vécue en Russie qu'elle n'avait aucun regret.

Entre temps, les deux profs étaient sortis,toujours tasses de café en main, pour aller fumer leur cigarette. Pour Elena, elle l'attendait depuis un sacré moment. C'était difficile pour elle de rester genre une heure sans fumer étant donner qu'elle fumait comme un pompier alors dès qu'elle en avait l'occasion, elle ne se faisait pas prier. Et là, l'occasion était trop belle pour la louper. Pour une fois, elle irait fumer accompagnée ! Un brin de causette n'a jamais fait de mal à personne.

Elena sortit donc son paquet de cigarettes puis elle en porta une à sa bouche, cherchant ensuite après son briquet. Où est-ce qu'il était celui-là ? Elle l'avait toujours dans ses poches pourtant. Ah, il était dans une poche derrière !

- 4 ans. Et vous ? Parce que même si vous n'êtes là que depuis Septembre, vous n'êtes pas aussi paumé que moi. C'est peut-être parce que je suis blonde ! Allez savoir !

Elena était blonde d'origine. Oui, le cliché de la femme blonde... Mais ça lui plaisait de changer de couleur, de coupe au grès de ses humeurs. Adolescente, elle s'était teinte en noire avec des mèches rouges ici et là. En ce moment, c'était plutôt sa couleur naturelle avec quelques mèches plus foncées ou plus claires sur une coupe mi-longue. Ses cheveux aussi dorés que les blés ondulaient soyeusement et encadraient parfaitement son visage.

Elle tenta à plusieurs reprises d'allumer le briquet mais la flamme ne sortait pas. Il n'y avait que des étincelles. Il était tout neuf ! Elle l'avait acheté ce matin en venant bosser ! C'était pas possible qu'il soit déjà vide ! Quant à Cameron, il cherchait également le sien dans son trench coat.

- Menya eto zaebalo, fit-elle à propos de son briquet capricieux.

On pouvait traduire ses paroles par "Fait chier" en Russe. S'il y avait bien une chose qui venait naturellement, c'était les gros mots dans sa langue natale. Etant donné que personne n'était supposée parler sa langue, personne ne la comprenait. De ce fait, si elle avait envie d'insulter quelqu'un ou quoi que ce soit d'autre, elle n'avait qu'à utiliser ce stratagème. Cependant, son briquet commença à l'énerver quelque peu... le temps passait et elle n'avait toujours pas allumé sa clope. Sa patience était limitée. Toutefois, elle n'espérait pas que Cameron se sentirait visée par son insulte russe.

- C'est quoi votre secret ? commença-t-elle.

De quoi voulait-elle parler ? Deux secondes ! Elena y venait. Elle lui demanda alors en le dévisageant.

- Pour vous faire respecter de vos étudiants, avoir de l'assurance et tout ça.. Peut-être qu'être un beau gosse ça aide, non ?

Il était plutôt bel homme vu de dehors. Elle même aurait pu fantasmer sur l'un de ses profs en étant étudiante. Et oui, c'était encore permis de rêver un peu ! Et elle se disait que si elle l'avait eu pendant ces quatre années, il aurait très bien pu la faire fantasmer...
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MessageSujet: Re: Qu'un historiquement parlant nous sépare [Elena]   13/9/2015, 14:01

La grande question du siècle : d’où venait-il ? Un peu de partout à la fois. Oui, c’était facile à dire ça.

Je suis Ecossais, répondit-il, plutôt fière de ses origines quand même… Mais va-t-on dire que j’ai pas mal voyagé avant de venir ici dû à ma matière. J’enseigne l’archéologie.

Enfin, ce n’était pas tout à fait faux. Il était Ecossais mais il avait très vite vécu à Londres à partir de ses neufs ans et où il y resta jusqu’à la fin de ses études avant de partir ici et là en Europe… Cameron pouvait être sociale de temps à autre mais il ne racontait pas forcément les détails de sa vie aux premiers abords comme ça… Et puis était-il au bar en train de draguer ? Pas dans les salles des professeurs, si ? Oh, il y en avait où ce détail ne les gênerait pas.
Cela dit, son truc à elle, c’était l’Histoire Américaine. Etrange pour une russe, non ? De se passionner par l’Histoire du pays ennemi… Enfin, c’était débile puisque c’était une chose complétement dépassée et cela ne voulait strictement rien dire… Si cette histoire pouvait empêcher aux russes de vivre ici, vraiment… D’après elle, ça changeait de donner des cours. Et comment ! Quand plusieurs étudiants vous écoutaient vous, ça changeait, oui.

C’est le meilleur moyen de se venger de ce qu’on a pu subir ! plaisanta-t-il.

Pas que Cameron avait eu un traumatisme … non ! Ou si peu ! Etant plus jeune, il avait été un élève plutôt modèle même s’il y avait eu des périodes où il s’était fait reprendre par ses professeurs car il bavassait trop… Avec Castiel à ses côtés, ils avaient pu faire les 400 coups. Le moment mémorable était à leur rencontre, en science, où ils devaient disséquer une grenouille et que celle-ci avait fini sur la prof … Durant toute l’année scolaire, ces deux-là avaient été fiché et étaient resté au fond de la classe, comme punis… Ah doux souvenirs !

Enfin dehors pour fumer leur douce drogue qu’était le tabac, Cameron engagea la conversation pour savoir combien de temps elle était là, tout ça… Et bien, quatre ans selon ses dires… Et il semblerait bien qu’il lui paraissait beaucoup moins paumé. Cameron eut un sourire amusé à cette remarque.

Ca peut être une explication !

Qu’elle soit blonde ? Oui, c’était une explication ! Allez, ce n’était pas méchant ! Elena faisait de l’autodérision sur sa propre personne ! D’ailleurs, Cameron appréciait ce genre de choses, qu’on était capable de rire de soi-même. Dans ce cas-là, on pouvait rire de tout, ou quasi tout.

Et bien pour vous surprendre un peu plus, cela fait 5 mois. C’est tout frais !

Soit depuis juillet en gros. Certes, il était déjà venu là un peu avant pour enterrer son frère mais ça, c’était une autre histoire.
Elena avait réussi à trouver un briquet dans sa poche. Quant à lui, Cameron cherchait toujours. Mais didiou, comment pouvait-il perdre ce genre de chose ? Ce genre de chose qu’il utilisait tous les jours … Peut-être à force de le sortir et de le ranger dans une poche qu’on ne réfléchissait plus, c’était un automatisme… et des poches, ce n’était pas ce qui manquait entre son Trench-Coat ou même le pantalon de son costume. Dans une des poches de son trench-coat, il finit par trouver de vieilles allumettes, vous savez le genre de petites boites qu’on trouvait dans les hôtels. C’était des allumettes qu’il avait pu récupérer de l’hôtel où il avait pu dormir quelques mois plus tôt lorsqu’il était venu enterrer son frère. Son briquet se faisait désirer alors on allait faire avec ce qu’on avait et puis… quand on avait une jeune femme à côté qui peinait avec son pauvre briquet… il n’y avait rien de mieux que ça pour se dire : autant prendre une valeur sûre…
Et voilà que… il ne put s’empêcher de lâcher un léger franc face à… ses injures en russe. Non, Cameron n’avait pas du tout compris. Naturellement. En traînant avec un russe pendant plus de 20 ans, vous en apprenez en injures… Et puis quand vous voulez découvrir une nouvelle langue, la première chose que vous demandez à connaître, c’était bien les insultes… Avec son allumette, l’Ecossais alluma sa propre clope avant de tendre sa boîte d’allumettes.

Une valeur sûre… Pozhaluysta.

Dans le sens, « Je vous en prie » en russe. Non, Cameron ne cherchait pas à impressionner. Bon, il ne connaissait que la base « Désolé », « s’il vous-plait », etc… Hein ! Après, ne lui demandez pas de tenir une conversation en russe… Il savait déjà parlé l’italien couramment, c’était déjà pas mal. Enfin connaissant de base le latin – ce qui aidait un peu - il n’avait pas eu trop de mal à s’adapter petit à petit. Bref, quand il disait qu’il avait pas mal voyagé… Bon, jamais en Russie. Pas encore.

Encore un peu, Elena le surprenait. C’était quoi son secret ? Secret pour quoi ? Il leva un sourcil, se disant qu’il aurait sans doute une explication. Il n’était pas dans la tête d’une femme.

Que voulez-vous dire ? demanda-t-il en tirant sur sa clope.

Elena brisa le suspense en lui demandant alors comment il faisait pour se faire respecter de ses étudiants en gros, tout en glissant au passage qu’il était plutôt bel homme. Et bien… Cameron eut un sourire au coin. Au final, son histoire de ne pas se faire respecter était un leurre, une manière de le draguer ou était-ce réel ? Parce qu’il soit beau gosse ou non, si c’était une bonne raison… Elena ne devrait pas avoir de souci de ce côté là puisqu’elle était une magnifique jeune femme. Il n’y avait pas à dire avec ses cheveux qui étaient en harmonie avec ce joli visage, ses yeux…

Si ça pouvait tout faire … ça peut aider !

Oui, un peu mais pas vraiment.

Cela dit, c’est un bon bonus !

Pour tout ! Bon, Cameron savait qu’il avait une belle gueule. Les chevilles allaient très bien. Après toutes ces années à draguer, il n’avait pas de doute sur son sex-appeal et surtout pour avoir eu la mère de Constance qui était une magnifique jeune femme… Et comment ! Cela dit, il avait bien repéré comment certaines étudiantes pouvaient le regarder… D’un pays à un autre, cela ne changeait pas. C’était pareil en Italie.

De ce côté là, je ne me fais pas de soucis pour vous ! continua-t-il en lui faisant un clin d’œil, - car oui, physiquement il la trouvait belle… - puis fit un peu plus sérieusement (car était-il là pour draguer ?) : Avoir seulement confiance en soi, et en ses capacités, il n’y a pas de secrets !

Pas de secrets ? Bon, il y avait aussi …

Comme tout métier, ça s’apprend !

Phrase bateau, non ? mais véridique.

Il faut éviter que les gens vous voient stresser... Enfin il y en a qui sont indulgents, d'autres pas...

Evidement, quand les jeunes rentraient à l'université, ça n'empêchait pas les têtes à claque parmi les plus matures... et c'était ces "autres pas" comme il le disait qu'il fallait un peu se méfier.
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MessageSujet: Re: Qu'un historiquement parlant nous sépare [Elena]   13/9/2015, 21:31

Cameron était alors Ecossais. En général, les Ecossais avaient un léger accent par rapport à l'anglais classique mais pour sa part, ça ne s'entendait pas vraiment. En même temps, la jeune femme n'avait jamais vraiment eu l'occasion de parler à un Ecossais avant lui. Après, peut-être que le fait de voyager avait une conséquence sur sa langue. Il fallait s'adapter certainement pour être compris de tous. Enfin, pour Elena, avoir un accent parfaitement américain n'était pas gagné. Il y avait des prononciations et d'autres choses qu'elle n'avait jamais eu dans sa langue maternelle. Enfin, pour quelqu'un comme elle, Elena avait rapidement appris et avec beaucoup de volonté, on pouvait arriver à faire pas mal de choses.

Elena se demanda où Cameron voulait en venir quand il lui répondit que c'était une façon de se venger de ce qu'ils avaient subi. C'était probablement une chose qui le regardait et la jeune femme garda sa question pour elle. Peut-être avait-il été traumatisé par une matière ou même un professeur ? Ou même par l'école elle-même ? Cela viendrait peut-être avec le temps, qui savait. En tout cas, pour ce qui était du traumatisme, Elena s'était toujours montré bonne élève. Juste dans la moyenne. Elle rendait fière sa petite famille et c'était le principal. Là aussi le cliché de la blonde écervelée s'arrêtait là. C'était une femme intelligente contrairement à ce qu'elle pouvait laisser penser. Elle en riait par moment comme en ce moment avec son collègue mais tout ce qu'on pouvait dire sur les blondes n'était pas forcément vrai. Fallait bien se rentrer ça dans le crâne ! Bon même Cameron avait répondu de façon à rire et Elena n'était pas du genre à se vexer quand on rigolait d'elle. L'autodérision la connaissait.

Pour un mec fraîchement arrivé, il s'accommodait plutôt bien. En même temps, il venait de lui dire qu'il était enseignant et archéologue de surcroît. Il devait avoir l'habitude de changer d'université, d'établissement et aussi de pays. Il avait un métier de rêve là ! Elena pouvait presque l'envier.

Ils étaient donc sortis tous les deux pour fumer mais il y avait comme un petit problème. Son briquet. Il ne faisait que quelques étincelles, pas de flamme. Ce n'était pas comme ça qu'elle allait avoir sa dose de nicotine ! Elle était déjà stressée et agacée alors cet imprévu n'arrangeait rien. Et puis à côté d'elle, Cameron cherchait son propre briquet dans son trench coat qui d'ailleurs, lui allait à merveille. Il lui donnait un petit côté bad boy et sérieux à la fois. Vraiment classe quoi !
La jeune femme venait de jurer en russe. C'était sorti naturellement mais suite à cela, elle espéra que Cameron ne croit pas qu'elle était entrain de l'insulter ! Ca non, elle ne se permettrait pas ! Et puis, la blondinette n'allait pas se mettre mal avec l'un des seuls profs qui s'intéressait un temps soit peu à elle ! Ne trouvant pas son briquet, il sortit une petite boîte d'allumette. Ce mec allait sans doute lui sauver la vie et il ne le savait pas ! Il alluma sa propre clope avant de tendre la petite boîte à Elena. On faisait avec les moyens du bord se disait-elle. C'était toujours mieux que rien pour le coup. Mais ce qui impressionna la jeune femme, ce fut sa réponse en russe. Cherchait-il à l'impressionner ?

- Vous me surprenez, Cameron ! Vous parlez Russe ? Vous avez compris ce que j'ai dit alors ? Je suis désolée d'être aussi vulgaire...

Elle gratta alors la petite allumette sur la boîte afin de l'embraser et de la porter à sa clope. Elle tira dessus et... bon saaang ! Le bonheur ! C'était toujours le même plaisir à chaque cigarette entamée. La même sensation de bien être qui l'envahissait. C'était comme si le stresse qui la rongeait partait avec la fumée qu'elle expirait. Elle en ferma même les yeux puis la jeune prof redonna la boîte d'allumette à son collègue. Elena n'oublia pas de le remercier, en russe s'il vous plaît et avec un sourire jusqu'aux oreilles. Il faisait son bonheur là, il ne pouvait pas savoir à quel point !

Ils en revinrent ensuite à leur sujet de conversation. La jeune femme se sentait incapable d'assurer ses cours. Etait-ce un manque de confiance en elle ? Etait-ce un manque d'expérience ? Il y avait sûrement un peu de tout ça mais il fallait réussir à y remédier. Elena charria Cameron sur le fait qu'être un beau gosse devait sûrement aider à faire régner l'ordre, surtout quand la majorité des étudiants étaient en fait des étudiantes... Elena les imaginait bien toutes absorbées, plus par le physique de son collègue que par le cour en lui-même... Enfin, ce n'était qu'une hypothèse. Il avait peut-être plus d'hommes que de femmes. Mais bon voilà, c'était l'image qu'elle avait dans sa tête. Mais selon lui, ça ne faisait pas tout. C'était un bonus certes, mais pas l'atout principal. Il fallait réussir à intéresser ceux qui étaient là pour apprendre.

- Ah oui ? Ca veut dire que vous me trouvez jolie ? lui demanda-t-elle suite à sa réplique et à son clin d'oeil.

Question piège ! Etrange, n'est-ce pas ? Si pour Cameron la clé de la réussite était d'avoir confiance en soi et en ses capacités, pour Elena, cela ne semblait pas très évident...

- Entre la théorie et la pratique, le chemin est encore long je pense !

C'est sûr que c'était plus facile à dire qu'à faire cette chose là ! Le mieux serait sûrement d'avoir un avis extérieur sur la façon dont elle donnait ses cours mais Cameron mit aussitôt le doigt sur l'un des problèmes. Ceux qui s'engouffraient dans la faille, qui profitait du stress d'Elena pour la déstabiliser, la mettre à l'épreuve. La jeune femme n'avait pas encore acquis l'autorité nécessaire et comme Cameron venait de lui faire remarquer, un métier ça s'apprenait et la petite blonde n'en était qu'à ses débuts.

- Je pense que la façon dont je donne mes cours est bonne. J'essaie de prendre exemple sur les professeurs que j'ai pu avoir mais ce n'est pas toujours simple quand on se retrouve seule face à ces centaines de visages dont les regards sont braqué sur vous et n'attendent qu'une chose : que vous vous plantiez !

Pour la peine, la jeune femme tira à nouveau sur sa clope. Elena faisait sûrement erreur sur son dernier avis mais c'était ainsi qu'elle le percevait.

- Ce qu'il y a c'est que j'ai l'impression que certains me prennent pour leur pote ! C'est pas parce que j'ai genre leur âge, que je vais être autrement ! Vous voyez ce que je veux dire ?
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Qu'un historiquement parlant nous sépare [Elena]
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