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 To be or not to be?... Oh … why ask me? [Luke]

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MessageSujet: To be or not to be?... Oh … why ask me? [Luke]   22/12/2017, 21:09

To be or not to be?... Oh … why ask me?
The game of life is hard to play, I'm gonna lose it anyway, the losing card I'll someday lay
Luke✧Virgile

Virgile était assis sur son canapé, les yeux rivés sur la table basse. Ou plutôt ce qui était posé dessus, soit de la cocaïne, et une seringue. A sa main, une bière, à ses lèvres une cigarette qui se consumait lentement. Il avait beau fixer l'objet en question, le blond semblait avoir les yeux perdu dans le vague. Il était en manque, il en ressentait tous les effets. L'agitation interne, cette envie horrible de se jeter à corps perdu dans la drogue, le mal être.... Mais étonnamment, il était très calme. Trop peut être. Il n'avait plus rien prit depuis quelques jours, depuis l'avant veille du procès de Luke. Il n'avait plus eu le temps en fait, ayant un boulot malgré tout. Mais ce soir il était seul. Luke devait travailler, lui non, alors il était seul chez lui, face à ses démons. Non, pas face, à cotés. Il les côtoyait depuis tellement longtemps qu'ils étaient devenus proches. Ses démons, bien nombreux, ne cessaient de se développer au fil du temps, et il y en avait un autre, plus discret mais présent, qui ce soir, était le plus proche de lui. Oh … ça y est, les Riley et leurs conneries de démons avaient déteint sur lui.

Le procès, les souffrances qu'avait enduré Luke, que sa propre famille lui avait infligé avaient fait ressortir d'autres souffrances et blessures en lui, à la surface. Cette rage et ce dégoût du monde dans lequel il vivait, cette tristesse de voir des gens innocents s'en prendre plein la gueule. Cette société pourrie ou tout le monde se suit comme des moutons, ou l'on se force à rentrer dans un moule prédéfini. Ce monde ou il n'avait aucune place et ou il n'apportait rien à personne, pas même à lui. Il avait envie de pleurer, de hurler, de cogner quelque chose, quelqu'un, mais ça ne résoudrait rien. Puis il avait repensé à lui même, à sa vie de merde. Aux rares personnes qui comptaient pour lui et à qui il n'apportait encore une fois que des emmerdes. Ou finira par le faire. C'est comme ça depuis toujours. Il avait repensé à ses erreurs, ses choix, cette famille absente qu'il avait éloigné. Ces amis rares. Ce petit ami qu'il ne méritait pas. Ces soirs à lorgner le fond du canal lorsqu'il passait au dessus du Brooklyn Bridge. Ces deux overdoses ou à chacun de ses réveils, il n'avait eu que comme pensée : j'aurais dû y rester. J'aurais préféré y rester. Si par après, avec un peu de temps ça s'était estompé, ça n'avait pas disparu. Il n'avait jamais accordé la moindre importance à sa personne, à son existence, et petit à petit, ces élans auto destructeurs avaient prit d'autres formes que la drogue. Quelque chose de plus radical.

Sa première overdose avait été un accident. Pas son même fournisseur, un élan de détresse à vouloir juste oublier et ce fut la dose de trop. La seconde avait été aussi pendant un soir de grosse crise, à encore une fois vouloir échapper à la réalité et en avait prit beaucoup trop. Ça l'avait bien ravagé. Ce soir, ce sera différent. Ce soir, il allait provoquer ce qui sera sa dernière overdose.

Pourquoi ? Parce qu'il en avait marre.

Et il n'avait pas envie de se justifier. Plus ce soir. Sa décision, il l'avait prise petit à petit, comme si on lui répétait sans cesse à l'oreille « fais-le ». A force, c'est rentré. A force, il n'a plus vu d'autre échappatoire. De toute façon, qu'est ce qu'il laissait derrière lui ? Rien. Oh, si … il y avait bien Anthony et Luke. Pour eux, est ce qu'il fallait au moins leur écrire un truc ? Vous savez, un p'tit message d'adieu ou un truc comme ça ? …. Non. Dire quoi ? Salut à la prochaine ? … Pfff. Non, rien du tout. De toute manière il était décidé.

Les gestes lents et précis,malgré la douleur ressentie, Virgile s'était un peu rapproché de la table basse pour y préparer sa seringue. Mais pendant toute sa préparation, il y avait cette hésitation, a se demander si tout de même il ne s'apprêtait pas a faire la pire des conneries. Il en avait fait tellement dans sa vie c'est sûr mais ça ... c'était quand même au dessus. Enfin pour lui ça n'avait jamais été une solution de lâche ou de faible. Déjà pas une solution parce que ça ne résous rien mais pas une décision de lâche. Mais désespérée. Ouais désespéré. Il l'était depuis tellement longtemps ... Au final il se décida sans vraiment y avoir réfléchi. Acte désespéré d'un type lassé de tout, fatigué. Et en manque. La drogue et ses ravages n'est pas connu non plus pour rendre lucide a cent pour cent. En ce moment même il était surtout épuisé et lassé de tout. De sa vie de merde. Qu'il avait choisi parce qu'il ne voyait pas d'autre solution pour lui.

La seringue prête, il remonta la manche de sa chemise sur son bras gauche, et chercha une veine à piquer. Qu'il trouva sans mal avec sa peau pâle. Seringue entre les doigts, il posa en un premier temps juste l'aiguille sur sa peau. Un élan de désespoir l'envahit, et finit par la planter, et s'injecter la dose. Entièrement. Lorsque ce fut fait, il balança la seringue utilisée et laissa sa tête, son corps, s'avachir dans le canapé. Et rapidement, il ressenti les premiers effets. Rapidement, il partit en vrille. Il sentit son cœur s'emballer doucement, et il commença à halluciner. Il devint pâle, commença à suer, et ses yeux partirent en arrière. Et il commença à convulser, petit à petit. Il n'avait plus conscience de ce qui était vrai ou ne l'était pas, ne savait plus si ce qu'il voyait était la ou non. A la fois, conscience de son corps mais de l'autre, se sentait partir. Dans un flash de clarté, il eu non pas de la peur, mais de la tristesse. Alors ça y est. On y était. Lui qui s'était souvent dit qu'il finirait par y passer avant ses trente ans, seul sur son parquet, allait y arriver. Il avait finalement raison.

Puis, les convulsions cessèrent, et Virgile retomba, lourd, avachi sur le canapé dans une position tout sauf naturelle. Tout n'était plus que ténèbres.

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Virgile Dickinson
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MessageSujet: Re: To be or not to be?... Oh … why ask me? [Luke]   23/12/2017, 23:23

Je quittais le travail les mains tremblante, fermant la porte de derrière à clef. Une fois fait je m’adossais contre le mur un instant. Mon dieu ce monde ! Le nouveau Star Wars était à peine sortit hier et il y avait une foule monstre aujourd’hui. Pas étonnant pour ce genre de film mais … Moi ça m’avais rendu malade. J’avais dû faire plusieurs pauses au cours de la soirée, juste pour m’enfermer dans une pièce calme et reprendre mon souffle. Agoraphobique jusqu’au bout. En tout cas pour l’instant il n’y avait qu’une chose que je voulais faire, m’enfuir chez Virgile et me planquer contre lui. En plus avec l’audience au tribunal qui datait d’à peine deux jours j’étais encore dans mes montagnes russes émotionnelles. C’est fou comme il était devenu important moi. J’avais l’impression que toute ma vie était une boussole et lui mon nord. J’hésitais quelques secondes en débouchant sur la grande rue face au cinéma. Un regard vers mon appartement. En plus j’avais oublié d’allumer mon chauffage donc il fera assez frisquet. Resserrant mon écharpe autour de mon cou je souris doucement et pris la direction opposée, celle amenant au métro. Après tout il m’avait donné sa clef non ?

Bon Il était deux heures du matin, j’avais le métro de deux heure dix si je me grouillais. Ce n’était pas la première fois que j’allais chez lui en plein milieux de la nuit après une soirée au boulot. J’étais aussi déjà allé chez lui sans prévenir. Enfin après que je l’ai vu la première fois shooté je l’avais toujours prévenu que je passais, plus pour éviter de le gêner lui que par dégouts ou autre. Je n’étais pas dégouté quand je l’avais drogué face à moi, il fallait juste s’adapter à un comportement différent et prendre en compte qu’il était plus joyeux et tactile que d’habitude. Bien sûr j’avais eu une discussion avec lui pour savoir si ça le dérangeais ou non que je le voyais dans cet état et s’il y avait des risques pour moi. Apparemment non pour les deux. Je chopais finalement mon métro et prenait la direction de son quartier.

Le métro presque vide à cette heure me fit un bien fou. Pas des gens, pas des familles bruyantes, des gamins surexcités. Des geeks aux milles questions, qui voulaient la meilleure place et vous bassinaient avec des monologues à ne plus en finir, des couples fous d’amour, des ados mal élevés… Et les salles après un visionnage… une décharge publique était plus propre. Je soupirais sur mon fauteuil essayant de rester éveillé. Tous ces gens m’avaient épuisé. Je sortis finalement à mon arrêt. Mains dans les poches, tête basse et capuche sur la tête je longeais la rue. J’avais appris à me fondre dans la masse dans le quartier histoire de ne pas me faire accoster. Une fois dans l’immeuble de Virgile je me détendis légèrement, redresse un peu mon buste et enlevant la capuche. Je montais les escaliers deux à deux, ayant hâte de me coucher près de lui. J’arrivais finalement à son étage et marchais vers sa porte. Clé tournée j’ouvrais la porte doucement essayant de voir s’il dormait déjà ou s’il était encore réveillé. Pas de bruit, mais la lumière était allumée. J’entrais alors silencieusement et passais le petit couloir de l’entrée pour aboutir dans le salon.
………………………………………….

Le bruit constant du néon était la seule chose qu’on entendait. La voix dans le micro aussi appelant tel ou tel docteur. Mais ce soir les urgences semblaient calmes. Je ne bougeais pas, les coudes posés sur les genoux mes mains devant ma bouche, entrelacées. Les yeux fixés sur le mur beige en face de moi, je priais. Mes oreilles sifflaient encore des sirènes de l’ambulance. Mes yeux fixaient le mur, mais mon cerveau ne faisait que tourner l’image de Virgile, couché sur le brancard, pâle, immobile en boucle. Je ne savais même pas comment j’avais pu appeler les secours. Le temps avait s’embler s’arrêter et en même temps tout s’était passé si vite. La voisine qui était apparue après mon cri et mes éclats de voix au téléphone. Virgile immobile dans son canapé, seringue posée devant lui. Les ambulanciers qui étaient arrivés assez vite, leurs gestes précis. Et Virgile toujours aussi immobile. Un bruit de pas dans le couloir capta mon intérêt avant de m’en désintéressé. Trop lent et régulier. Ça ne sonnait pas comme une infirmière ou un docteur venant annoncer une bonne ou mauvaise nouvelle, là c’était plus un employé faisant une tâche habituelle.

……………………………………………………………

Je fermais la porte derrière moi après être rentré du boulot. Je fis chauffer les restes du traiteur chinois de hier. J’avais à peine mangé mais bon il fallait bien un minimum. Je n’avais même pas goût à ce que je mangeais. La preuve j’avais acheté du chinois à emporter. Moi ! D’habitude j’étais à cheval sur la nourriture ne prenant que les marques connues et cuisinant souvent des plats moi-même. Mais bon. Je n’avais pas l’envie ni le temps. Je mangeais vite fais une bouchée avant de reprendre ma veste, mes papiers, mon bouquin et mon portable et de sauter dans le premier métro en direction de l’hôpital. 32heures. Une fois sur place je parcourais le couloir légèrement incertain. Je les avais à peines quittés tard hier soir mais bon. Je m’arrêtais finalement devant la chambre n° 666. La bonne blague. Je poussais la porte et le bip régulier et lent du pouls de Virgile m’accueillit comme un bruit rassurant. Ils l’avaient ramené. Je posais le café provenant de la cafétéria au rez-de-chaussée, sur la petite table et enlevais ma veste. Une fois installé dans le fauteuil je m’emparais du bouquin et commençais à lire. Mon regard se relevait de temps en temps vers lui entre deux paragraphes. Je laissais l’arôme du café emplir l’air. Je savais qu’il aimait le café le matin. C’était pour lui. Pour son réveil.

…………………………………………………

Je me réveillais alors que l’infirmière me secouait gentiment l’épaule.

« Désolé. Je me suis assoupi. »

Elle me servit un sourire compatissant avant de me dire que l’heure des visites était passée depuis une bonne demi-heure. Hochant la tête je me levais et rassemblait mes affaires. Prenant mon livre après avoir mis ma veste, je jetais le café à la poubelle où il alla rejoindre ses prédécesseurs. Comme toujours je posais l’écharpe que j’avais porté aujourd’hui à côté de Virgile et reprenait celle que j’avais laissé la veille. Si jamais il se réveillait et que je n’étais pas là je voulais qu’il sache que j’étais quand même venu ! Quartes jours que ça durait. Quatre putains de jours pour reprendre son expression. Dès que je ne travaillais pas je passais mon temps ici. Trois livres lus depuis.

J’avais prévenus au boulot de Virgile, connaissant la patronne j’avais expliqué la situation. Je lui avais aussi bien fait comprendre que Virgile avait toujours fait un bon travail, n’étant jamais allé bossé shooté ou autre. Elle m’avait dit qu’elle ne le renverrait pas d’office mais qu’elle devra avoir une discussion avec lui si jamais il voulait revenir bosser. J’avais aussi prévenus Anthony. J’avais d’ailleurs eu une discussion intéressante avec lui. Virgile connaissait les doses, Virgile n’aurait pas fait une overdose comme ça. La bile me monta à ses pensées. Pourquoi avoir voulu passer le cap ? Bien sûr je m’étais demandé si le fait qu’on ne couche pas y jouait pour quelque chose, mais je n’avais pas l’impression que Virgile était du genre à se suicider pour ça. Puis j’avais repensé à notre discussion du tribunal. « La différence, c'est que toi tu cherches à t'en sortir, moi je plonge. » … Oh Virgile si seulement je pouvais te donner une raison assez forte pour te donner envie de remonter la pente.

En tout cas je n’allais pas jouer le copain épleuré pour lui. Pas mon genre, pas son genre non plus. Il se réveillera et je lui botterais les fesses pour m’avoir fait une frayeur de la sorte. Mais surtout s’il se réveillait, je le verrais comme un signe qu’il avait sa place sur terre. Je croirais au destin et en Dieu pour me l’avoir ramené. Et si jamais il mourrait c’est que son temps été passé, même si c’était horrible à envisager. J’avais l’impression de l’avoir à peine trouvé, mon ange. Je quittais l’hôpital avec mon habituel « a demain » pour les infirmières. Je reviendrais avec un café, une écharpe et un livre et je resterais à ses côté calmé par les bip de son battement de cœur.

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“La plus grande vérité qu’on puisse apprendre un jour est qu’il suffit d’aimer et de l’être en retour…”
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MessageSujet: Re: To be or not to be?... Oh … why ask me? [Luke]   23/12/2017, 23:48

Ce fut d'abord un bruit constant. Un bip, régulier, calme. Pas d'autre bruit. Puis, la prise de conscience de son corps. Allongé, endolori, lourd. Encombrant et pénible. Une sensation nauséeuse ensuite. La tête qui tangue, doucement, comme une barque en pleine mer. Et la fatigue, énorme fatigue. Ensuite ce fut les souvenirs les plus récents. Ce soir passé seul, à lorgner sur une seringue, cette déprime profonde, ce mal être qui n'en finissait pas. Puis la réalisation : il était encore la.

Merde !


A cela, son rythme cardiaque eu un pic. Il entendit un autre bruit, mais ne s'en préoccupa pas plus que ça. Puisque péniblement, Virgile tenta d'ouvrir les yeux, avant d'y parvenir. La première chose qu'il vit, la vision un peu floue, ce fut un plafond blanc. Un blanc d'hôpital. La, il senti aussi ces trucs plantés sur lui, un pour le nourrir, et un posé pour prendre son pouls.

Putain, encore l'hosto....


Il referma les yeux, nauséeux, les idées en vrac, mais un même sentiment, le même qu'à chaque réveil qu'il a connu : celui d'échec. Qu'il n'aurait pas dû, qu'il ne voulait pas se réveiller. Quand il le pu, il rouvrit les yeux et les baissa un peu à la pièce ou il se trouvait. Pour tomber directement sur une tête connue. Enfin, il mit quand même deux secondes à le remettre. Luke. Son petit ami. Qui était la, près de lui dans cette chambre d'hôpital. Malgré qu'il soit totalement hagard, il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre que c'était sa faute s'il était encore la. C'était à cause de lui si Virgile devait encore une fois revenir ici. Encore ! Il referma les yeux.

Il était réveillé cette fois, bien que toujours nauséeux et épuisé comme jamais. Mais de se dire que cette fois encore il allait devoir se relever … il était éffondré. C'était horrible. Il se sentait mal, tellement mal ! Pas du tout du regard qu'avait du poser Luke sur lui. Pas du tout par rapport aux choses qu'il avait dû comprendre, se dire, penser, ni lui ni qui que ce soit. Mais mal d'être encore en vie. Comme à ses précédentes overdoses, il avait eu des pensées noires, très noires. Cette fois-ci c'était encore pire puisque c'est lui même qui de son propre chef, avait tenté d'en finir.

- Même pas foutu de me foutre en l'air ….


Soupira Virgile, la voix basse, cassée et enrouée. Teinté de tristesse, mais aussi de dégoût de lui-même. Promis, la prochaine fois qu'il pense à se foutre en l'air, il choisira une option plus radicale que ça ! Sentant la rage et la peine lui monter, il serra péniblement les draps de ses mains, la mâchoire serrée. Rien à faire que Luke ait entendu. Si ça se trouve il avait comprit de lui même ce qu'avait cherché à provoquer en vain Virgile. Il y a un moment ou il faut être honnête de toute manière. Alors peut importe quelles étaient ses pensées sur ça, ça ne changeait rien au fait que ce réveil était de loin le pire qu'il ait vécu.

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MessageSujet: Re: To be or not to be?... Oh … why ask me? [Luke]   24/12/2017, 08:40

Alors que j’avais l’habitude que le bip régulier de l’appareil m’accompagne dans ma lecture je relevais doucement la tête quand le bruit changeât. Je vis alors le visage de Virgile tordu dans une expression assez négative. Je le laissais revenir doucement à lui, fermant mon livre et le posant à côté de moi. Je le fixais en silence, soulagé qu’il se réveille, mais aussi empathique vis-à-vis de sa douleur. Le réveil n’allait pas être simple d’après Anthony. Je serais la mâchoire quand j’entendis ses mots. Sa voix était rauque et ça s’entendais qu’il ne l’avait pas usée depuis des lustres. Mais ces mots … On aurait dit qu’il regrettait. Je le regardais encore quelques secondes avant de parler :

« Exode chapitre 20 verset 13 : tu ne tueras point. Ni ton prochain, ni toi-même. »


Je haussais un sourcil essayant d’évaluer sa réaction. En fait c’était ça je voulais le faire réagir. Je me levais alors doucement pour aller pousser le bouton histoire d’appeler l’infirmière. Etant fixé près de sa tête au mur, je m’étais d’office approché de lui. Une fois le bouton posé je baissais le regard sur lui.

« Bienvenue dans la vie monsieur Dickinson, là où les emmerdes sont présente, ou tout n’est pas simple, où quelqu’un trouvera toujours une manière de te faire chier, où les gens s’entretuent et se tuent eux-mêmes, ou les parents abandonnent leurs gamins, où les femmes se font vendre comme esclaves… Enfin la liste est longue, tu as bien du comprendre le principe. »

Je relevais la tête un instant vers la porte en entendant un bruit de pas se rapprocher. Posant alors doucement la main sur l’épaule de Virgile je rajoutais a mis voix :

« Mais la vie en vaut la peine ! Et je ne te lacerais pas jusqu'à ce que t'ai compris ça! »

Je me reculais alors qu’une infirmière rentrait dans la pièce et rajoutais plus clairement à son intention.

« Le patient est réveillé. »

Elle me sourit doucement avant de commencer à vérifier les signes de Virgile. Je me tin à l’écart pour ne pas la gêner et la regardais faire. Intérieurement je me fis la promesse de prouver à Virgile que la vie en valait la peine. J’en étais convaincu. Ce n’est pas en étant mort qu’on aide son prochain, ce n’est pas en étant mort qu’on peut rires aux éclats, ce n’est pas ne étant mort qu’on peut avec émerveillement découvrir des nouvelles choses. J’étais bien placé pour savoir que la vie pouvait aussi être horrible, un fardeau à porter mais … Peut-être qu’on s’était rencontré pour s’aider l’un l’autre avec le poids de nos passés respectifs ? Lui m’avait bien aidé à aller mieux, à tirer un trait sur ma famille, à les éloigner de moi. Peut-être que je pouvais l’aider lui avec son poids. Faudrait-il encore que je sache ce que ce poids en question est. Je pourrais peut-être appeler sa sœur une fois qu’il sera un peu mieux, ça lui ferait peut-être du bien de lui parler à elle ? L’infirmière, une fois finis, nous quitta avec quelques recommandations pour mon compagnon. Une fois la porte refermée la pièce fut à nouveau silencieuse, à l’exception du bip du moniteur. Je tirais une chaise près du lit et m’assis de sorte à lui faire face. Le regardant en face je demandais alors :

« Est-ce que tu veux continuer à te droguer une fois sortit d’ici ? »


Il était adulte, il prendrait ses propres décisions, je voulais juste savoir ce qu'il comptait faire une fois sortit d'ici. Bien sur je serais soulagé s'il essayait d’arrêter, mais c'était son choix et je n'allait pas le supplier de faire quelque chose contre son gré. En sois quand il était pas dépressif il savait gérer sa dose après tout.

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MessageSujet: Re: To be or not to be?... Oh … why ask me? [Luke]   24/12/2017, 13:28

Les yeux fermés, il entendit la voix de Luke. Et ce qu'il lui raconta aussi. Sa citation de la bible, le fait de ne pas tuer son prochain ni soi même. Il ne répondit rien. Le toxico se contenta d'ouvrir les yeux et d'adresser un regard blasé à son petit ami. Sale traître. Il pouvait pas le laisser crever dans son coin ? A croire que c'était trop difficile pour lui. Pour avoir été souvent à l'hôpital, il su ce que Luke faisait, quel bouton il pressait et à quoi ça servait. Comateux, Virgile l'écouta lui raconter à nouveau des banalités, et se contenta de rouler des yeux en l'entendant parler.

- Non sans rire je pensais qu'ici tout était beau et rose …


Lâcha t-il sarcastique au plus haut point. Autant qu'il le pouvait dans son état en tout cas. Putain, il était pas bien, il allait craquer dans peu de temps, et tout ce que trouvait à faire Luke, c'est lui raconter ses conneries ! Et il releva à nouveau les yeux vers lui quand il s'était penché vers Virgile, avant de lui sortir à nouveau des débilités. Et putain de merde … ça y est, on y était. Luke allait vouloir jouer au sauveur avec lui …. La pour le moment il fut limite content de l'arrivée de l'infirmière, et tout ce que trouva à répondre Virgile quand Luke annonça son réveil fut un faible :

- Yahou ….

Las et épuisé, il laissa l'infirmière faire son job. Amorphe, il se laissa manipuler pendant que l'infirmière l'auscultait, voir comment il se sentait. Si elle savait la pauvre … Elle conclut en disant qu'elle allait faire venir un médecin pour un meilleur diagnostique, et laissa les deux hommes seuls dans la pièce. Merde. Ah il était content de se retrouver la …. Soupirant, il vit Luke se tirer une chaise, pour être plus proche, et face à lui. Il allait lui sortir quoi comme connerie maintenant ? Qu'il allait brûler en enfer s'il se tuait ? Que le monde est triste et pas beau ? Ah non, il lui demandait s'il comptait à se droguer une fois sorti de la. A ce moment, la tristesse et la colère qui bouillonaient en lui éclatèrent.

- Tu sais ce que je vais faire en sortant de la ?


Commença Virgile d'une voix toujours enrouée et cassée, le temps que ses cordes vocales récupèrent.

- Je vais aller sur le Brooklyn Bridge, et une fois la, j'irais me jeter en bas ! Si ça suffit pas, la première ligne de métro qui passe sera aussi très bien !


En disant cela, Virgile s'était un peu redressé dans son lit, prenant appui sur ses avant-bras. Oh il avait mal, tellement mal, mais toute la peine qu'il éprouvait était bien au dela. Et ça, Luke ne semblait pas le comprendre. Personne ne le pouvait.

- Alors t'es bien sympa mais maintenant t'arrête tes conneries de bien ou de mal, de me réciter ton bouquin à la con !


Dans un élan de rage et d'énervement, il choppa ses câbles et les arracha de sa personne. Nouvelle douleur au passage à sentir l'aiguille de la perfusion être arrachée de sa peau, mais qu'importe. La douleur d'être vivant était pire. Cela de fait, il se tourna dans le lit, de dos par rapport à Luke et se recroquevilla sur lui même, Le visage dans les mains, il se laissa aller à pleurer de tout son soul, silencieusement, le corps traversé de sursauts. Qu'est ce qu'il se foutait de pleurer devant quelqu'un, devant Luke. L'estime de lui, il n'en n'avait jamais eu, alors aujourd'hui encore moins.

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MessageSujet: Re: To be or not to be?... Oh … why ask me? [Luke]   24/12/2017, 14:39

L’humeur de Virgile était à prévoir. Qui pouvait déjà se réveillé d’une overdose avec un immense sourire et l’envie de gambader dans les champs en chantant la mélodie du bonheur ? Enfin à part le Christ apparemment… Qui sait s’il n’avait pas chanté une fois revenu sur terre ? Maintenant c’était à paques aussi, la météo était plus clémente et c’était connus qu’en décembre les gens étaient plus déprimés vu le manque de soleil. Maintenant si ça se met si on avait été en plein mois de juillet il n’aurait pas essayé de se suicider l’autre. J’essayais de me rattacher à des idioties pareilles alors que l’infirmière vérifiait ses signes vitaux et que tout soit en ordre. Ça me permettait de garder mon calme et prendre de la distance. Voir son compagnon étendu de la sorte n’était pas la chose la plus joyeuse au monde. L’infirmière nous quitta finalement précisant qu’un médecin allait venir.

Je ne savais pas trop comment m’y prendre, ni quoi dire exactement mais apparemment poser la question pour savoir s’il comptait reprendre la drogue une fois sortit n’était pas la bonne manière. Je serais les dents alors qu’il évoqua le pont ou le métro comme autre manière de se suicider, mais continuais de le regarder aussi calmement que possible. Bien sûr que ça ne me plaisait pas de e voir ainsi, d’entendre ça… Et normalement je respectais les choix des autres mais là… Je ne voulais pas le perdre, c’était égoïste mais je ne voulais pas qu’il meurt. C’était humain aussi quelque part je pense. Je serais la main en point alors qu’il me disait d’arrêter de raconter des conneries. J’avais envie de dire tellement de choses et à la fois rien ne lui plairait.

Il me surprit à s’arracher les fils des bras, me faisant paniquer un instant et tendre la main vers lui pour l’arrêter, mais il avait été plus rapide. Je m’étais levé par la même occasion dans l’intention de faire quelque chose, ne sachant même pas quoi, mais il s’était déjà retourné dos à mois. J’allais poser une main sur son épaule, les fils dans l’autre quand je compris qu’il pleurait. Déglutissant difficilement je le regardais, me sentant impuissant face à sa peine. Je ne savais pas quoi dire, j’avais qu’une simple idée vague de ce qui pourrait l’exaspérer encore plus mais rien qui ne pourrait l’aider. Hésitant je fis alors le tour du lit. Je voulais qu’il sache que j’étais là pour lui, mais j’avais aussi peur que ce ne soit pas ce dont il aurait envie. Et pourtant je tentais le coup quand même. L’espoir fait vivre, tout comme la fois après tout. Je m’installais doucement sur la tête du lit, une jambe pendant dans le vide, l’autre au sol pour la stabilité, avant de l’attirer doucement vers moi. L’incitant à poser sa tête sur ma jambe, je passais une main dans ses cheveux et l’autre à la base de sa nuque pour y tracer des cercles avec des gestes lents. Je ne trouvais pas les mots alors je restais silencieux, le laissant pleurer dans un premier temps. Je prenais sur moi pour ne pas pleurer non plus, chose plus simple étant donné qu’on m’avait drillé pendant des années à ne pas pleurer, ne pas montrer d’émotions réelles. Et pourtant je laissais la peine se lire sur mon visage. Je ne voulais pas qu’il souffre.

Au bout d’un moment la porte s’ouvrit et le médecin rentra. Je relevais le regard vers lui avant de le rabaisser. Il pouvait bien venir, je ne bougerais pas tant que Virgile ne me l’aura pas dit. Et je parie que si jamais, il me le dira avec beaucoup moins de politesse que le gars en blouse blanche.

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MessageSujet: Re: To be or not to be?... Oh … why ask me? [Luke]   24/12/2017, 15:03

Les yeux noyés dans ses larmes, il avait à peine conscience que Luke avait bougé,trop occupé à laisser sa peine se déverser. Il fallait que ça sorte. Il capta un peu plus que l'autre blond s'était posé sur le lit, sentant celui-ci s'affaisser sous son poids. Et bien qu'en temps normal il n'était pas le genre à se laisser consoler, aider et autre, aujourd'hui il accepta l'épaule tendue. Enfin, la jambe. Le toxico ne se débattit pas quand Luke l'attira à lui pour lui poser la tête sur sa jambe, ou Virgile continua de pleurer sans se soucier du reste, les idées vagues. Il sentait vaguement les mains de Luke à ses cheveux, à sa nuque, mais était trop dans le cirage pour réellement y prêter attention. Les réveils d'après overdose étaient horribles. Sur le point physique et sur le point mental. Physiquement, il se sentait bien plus épuisé que la fois dernière qui pourtant remontait un peu. Et mentalement, il était complètement déglingué. C'est comme s'il avait l'impression que jamais il ne pourrait s'en sortir, comme s'il n'y avait pas de lumière au bout du tunnel. Pourtant, il avançait. Lentement et d'une étrange manière mais il avançait. Et, un jour peut être il réalisera qu'il ne s'était jamais réveillé seul. Que c'était à chaque fois quelqu'un d'autre, certes, mais que pour la troisième fois il y avait quelqu'un à son chevet, et encore une fois quelqu'un de proche. Il n'était plus qu'une question de temps avant que …

Pleurant toujours, ses larmes s'étaient néanmoins un peu calmées quand le médecin arriva dans la chambre. La tête toujours posée sur la jambe de Luke, il n'avait pas daigné bouger ou manifester un signe d'intérêt pour le docteur. Celui-ci leur laissa un peu de temps pour bouger, mais comme ça ne vint pas, finit par dire d'une voix calme :

- Je vais devoir vous l'emprunter pour quelques examens. Promis, ce ne sera pas long.


Allez savoir à qui il s'adressait. Virgile se laissa le temps de se calmer doucement, et essuyer son visage dans des gestes maladroits pour aller reposer sa tête sur le coussin, les yeux rougis.

- Tu peux le laisser faire son job...


Fit-il doucement à l'attention de Luke. Pauvre médecin va... pourquoi essayer de sauver une cause perdue comme lui ? Ok c'était son boulot, mais ça ne devait pas être lassant à force ? Qu'importe. Quand Luke eut laissé le médecin l'ausculter, Virgile se laissa faire, ayant de toute façon épuisé ses maigres forces en retirant ses aiguilles. Ce qu'avait dû capter le médecin.

- Comment vous sentez-vous ?


- Fatigué. J'ai mal partout. Et si vous me foutez à nouveau de la lumière dans les yeux je vais gerber.


- Bon. On attendra un peu que vous ayez récupéré pour des examens plus approfondis.


Après lui avoir fait une prise de sang, il tenta de lui remettre la perfusion. Vainement, Virgile tenta de la refuser, mais que voulez-vous que lui, truc affaibli fasse face à un homme en pleine forme ? Pas le choix, ce tube à la con se retrouva à nouveau planté dans son bras. Comme s'il en avait pas encore assez eu dans sa vie … La seule recommandation que fit le médecin avant de sortir fut : beaucoup de repos. Dormir. Un vrai sommeil. Examen terminé, il laissa à nouveau les deux hommes seuls. La porte fermé, Virgile ferma un bref instant les yeux. Dormir, il allait bientôt le faire, il le sentait. Ça, il ne pouvait pas lutter contre. Mais profitant d'avoir encore la force de parler, il rouvrit les yeux et demanda à Luke :

- Pourquoi t'obstiner ?


Pourquoi il l'avait sauvé, tout ça, Virgile pouvait comprendre. Mais pourquoi se donner tant de mal pour un type qui en vaut pas la peine ?

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MessageSujet: Re: To be or not to be?... Oh … why ask me? [Luke]   26/12/2017, 10:19

Je caressais ses cheveux, le laissant pleurer sans rien dire. Je n’aimais pas le voir ainsi. Je savais que c’était de sa faute, mais je n’arrivais pas non plus à lui renvoyer la faute dessus. Qui n’avait jamais pensé à se suicider ? Qui n’avait jamais voulu tout lâcher pour une option plus simple, plus facile, moins douloureuse ? Non je e le blâmait pas, mais j’avais eu peur pour lui. Je le laissais se calmer lentement, essayant de montrer que j’étais là, sans pour autant le brusquer. J’avais l’impression de manier un objet en verre extrêmement sensible. D’habitude j’avais plus tôt l’impression que c’était moi la chose fragile que Virgile protégeait, mais aujourd’hui c’était l’inverse. Et ça ne me dérangeais pas. C’était la première fois que je m’occupais de quelqu’un d’autre. La première fois du moins que c’était quelqu’un de proche, mon filleule alcoolique ne comptait pas vraiment. Là c’était de la charité, une envie d’aider son prochain. Ici c’était de l’affection, de l’inquiétude, de la responsabilité et puis ce petit quelque chose de plus… J’avais choisi d’être bénévole, mais je n’avais jamais choisi d’aimer Virgile. C’était venu comme ça, sans prendre de décision… un cadeau du destin… Ou du seigneur ou du hasard… Comme vous voulez.

Le médecin arriva finalement, mais je ne bougeais pas de suite. En fait aucun de nous deux bougeait. J’étais très bien ici à le consoler, pourquoi vouloir bouger. Je relevais le regard une deuxième fois alors que le docteur parla d’une voix calme. Au moins il ne s’énervait pas ni rien. Je hochais doucement la tête à contre cœur. Virgile choisit ce moment-là pour bouger doucement et s‘écarter. Je baissais le regard vers lui et regardais un instant son visage avant de bouger à mon tour pour me lever. Je m’éloignais du lit pour laisser la place à l’inconnu qui me sourit doucement. Sourire auquel je répondis à moitié. L’ambiance n’était pas à la fête. Je rigolais dans mon coin alors que Virgile répondit à la question du doc… Il revenait doucement d’après son expression. Je regardais mon copain se débattre mollement face à la détermination du médecin pour lui remettre son Baxter. C’était pour son bien, mais il était têtu. Je souris pour moi-même.

Une fois le médecin repartit je m’approchais doucement de son lit. Dormir. Il fallait qu’il dorme. Je décidais de ne pas rester longtemps histoire qu’il puisse récupérer. J’allais lever la main vers lui quand il ouvrit les yeux et parla. Je le regardais surpris de sa question, avant de sourire doucement, m’asseyant à moitié sur le lit en prenant mes précautions pour ne pas lui faire mal ou accrocher un fil ou tube.

« Je t’apprécie énormément, tu es important pour moi. C’est pour ça que je m’obstine. Je ne veux pas que tu partes… Tu me manquerais trop… Et puis que serait ma journée sans entendre ton sarcasme, ta franchise ou encore ton vocabulaire châtié ! »

Je souris doucement, incertain de savoir ce qu’il allait en penser. Levant la main j’écartais une mèche de son front, avant de lâcher à contre cœur.

« Je vais te laisser dormir, tu en as besoin. Tu … Veux que je repasse demain ? »


Peut-être que lui n’avait plus envie de me voir ? Peut-être qu’il préférait que je ne vienne plus ?

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MessageSujet: Re: To be or not to be?... Oh … why ask me? [Luke]   26/12/2017, 12:46

Virgile ne dit plus rien pour répondre. Trop claqué pour ca, il se contenta d'un faible signe de tête approbatif. Oui il voulait que Luke revienne demain, mais pour le moment tout ce qu'il pouvait faire c'était fermer les yeux et dormir comme une masse. Ce qu'il fit a peine eut-il manifesté son envie de revoir Luke demain. Il ne le vit même pas partir ou autre que lui même tomba dans un profond sommeil. Il ne se réveilla que le lendemain matin. Pas même les visites des infirmières pendant la nuit pour vérifier qu'il était stable dans ses signes vitaux ne le fit broncher.

C'est comme s'il avait dormi pendant des années. Ouvrir les yeux était difficile mais au prix d'un grand effort et de temps, y parvint. A nouveau les événements de la veille et des jours passés lui revinrent. Pénible. Il resta a comater et émerger un petit moment avant qu'une infirmière ne passe. Après qu'elle ait fait un rapide checking elle sorti pour aller prévenir le médecin. Génial. Et quand celui la revint peu après, Virgile eu droit à examen plus approfondi, qui n'était que le premier d'une longue série, il le savait. Mais déjà à la fin de ce premier il pu avoir des premiers résultats et comme il s'en doutait, ce n'était pas glorieux. A la fin, quand le médecin lui retira sa perfusion pour qu'il puisse manger du solide, lui annonça qu'un psychiatre viendra le voir. Hum il le savait. La procédure et tout ... a la fin, une infirmière lui apporta son plat de nourriture pendant que le médecin sorti. Pour croiser Luke qui arrivait. Le reconnaissant, a force de le voir, il l'interpella.

- Monsieur s'il vous plait, je peux vous parler un instant ?

Et il ne le fit que lorsque Luke accepta.

- Vous êtes bien le compagnon de M. Dickinson, c'est cela ? Écoutez je ne vais pas vous le cacher, il est très affaibli. Avec un peu de temps il sera remit d'aplomb, du moins autant que son mode de vie le lui permet. Mais sur un plan physique je parle.

Le médecin, habitué à voir des junkies dans cette partie de l'hôpital savait que c'était difficile a vivre pour les drogués et leurs proches. Mais des proches il y en avait que rarement alors quand il y en avait, il voyait la une chance d'aider ces gens.

- S'il existe des groupes d'aide pour alcooliques et drogués, sachez que vous même en tant que proche pouvez y participer. Des fois cela peut apporter de l'aide, un peu de soutien et même des réponses que n'aurait pas pu vous donner le proche en souffrance en question.

Il n'allait pas non plus utiliser Luke pour essayer de convaincre Virgile de se soigner. Il voulait juste s'assurer que lui aussi sache qu'il n'était pas seul.

Pendant ce temps, dans sa chambre, Virgile mangeait par petites bouchées. A la fois il avait faim mais en même temps avait cette impression d'être retourné. En même temps il l'était. Donc pour éviter de vomir il mangeait petit a petit, doucement. La tête un peu dans les vapes et le moral dans les chaussettes.

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MessageSujet: Re: To be or not to be?... Oh … why ask me? [Luke]   26/12/2017, 20:51

J’eu à peine le temps de voir Virgile hocher la tête que déjà il était endormi. Je pris silencieusement mes affaires et avant de partir lui lançait un dernier regard. Je voulais tant qu’il aille mieux. Je rentrais chez mois le sourire aux lèvres. Il s’était réveillé c’était déjà ça. Je dormis mieux cette nuit-là et j’étais plus frais le lendemain au boulot, ce qui n’échappa pas à mes collègues. Plus souriant, plus détendu, moins morose et je parlais à nouveau. Bon je ne parlais déjà pas beaucoup de base mais là je n’avais vraiment plus rien dit. Je m’étais même fait une salade à midi, ce qui changeait radicalement du chinois à emporter depuis une semaine.

Une fois le boulot finis je pris le chemin vers l’hôpital, dans mon sac une boite contenant une salade de fruits frais pour Virgile. Je ne savais pas si la bouffe dans les hôpitaux était bonne, mais un peu de vitamines, lui fera peut-être du bien. Je marchais le long des couloirs après avoir pris un café par reflexe, m’ayant pris un thé au passage aussi. Peut-être qu’on pourra boire un peu ensemble. J’arrivais dans le couloir de Virgile. 663, 664, 665, … J’arrivais au moment où le médecin sortit de là et me fis interpeller par la même occasion. Hochant la tête j’avais un peu perdu mon sourire. Il allait me dire que Virgile allait mal ? Il y avait un souci ? Je hochais à nouveau la tête alors qu’il me demandait si j’étais le compagnon de Virgile. Ok donc Virgile ira mieux d’ici peu ? D’accord alors pourquoi m’interpeler aussi sérieusement ? C’est quand il parla de groupes d’aides que je compris où il voulait en venir. Bien sûr que je savais que ces groupes d’aides existent, j’étais bénévole moi-même… Pour le coup je me sentis stupide et ne put que hocher la tête. Je finis par rentrer dans la chambre de mon compagnon et souris doucement quand je le vis.

« Hé. Ça va mieux aujourd’hui ? »

Déjà il n’avait plus son Baxter et semblait manger du solide, ce qui était un bon début. Posant mon sac en bandoulière sur une chaise je défis ma veste et mon écharpe avant de sortir la boite avec les fruits coupés.

« Tiens je t’ai amenés ça, je me suis dit qu’un peu de vitamines ne feraient de mal à personne. »

Je posais la boite sur sa petite table devant lui. Je n’osais pas l’embrasser, je ne savais pas comment il réagirait. Mais du coup je m’assis quand même sur le côté de son lit de sorte à être face à lui. Il avait l’air crevé quand même. Je le scrutais franchement essayant de voir s’il y avait autre chose, avant de porter mon regard sur ses yeux, moins pétillants que d’habitude.

« Tu as su dormir ? »

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MessageSujet: Re: To be or not to be?... Oh … why ask me? [Luke]   27/12/2017, 11:07

Il leva vaguement les yeux en entendant la porte s'ouvrir. Ce n'était pas un membre de l'hôpital cette fois-ci, mais Luke. Virgile ne tenta pas de lui rendre son sourire. Le cœur et la force n'y étaient pas. Ou juste, surtout l'envie. Puis bon, si ça allait mieux aujourd'hui, le toxico se contenta de hausser vaguement les épaules. Aucune idée si ça allait mieux que hier. Sur un plan physique il était moins dans le coton et arrivait à manger, lentement mais le faisait. Mais pour tout le reste … C'était autre chose. Continuant de machouiller sa nourriture, il regarda Luke se mettre à l'aise d'un œil morne, avisa du regard ce qu'il lui avait rapporté. Ah des fruits. Cool ça.

- Merci.


Ça faisait déjà plus envie que la bouffe d'ici. Pas qu'elle soit forcément mauvaise à son goût, mais c'était pas terrible terrible … Il piqua un fruit coupé de sa fourchette pour le mâcher lentement, pendant que Luke se posa à son aise, les yeux braqués sur lui. En temps normal Virgile aurait trouvé un truc à dire, mais la, il s'en foutait. Qu'il le mate s'il le voulait, Virgile en verra d'autres ici à l'hosto.

- Ouais un peu.


Un peu qu'il avait dormi tiens ! Comme une masse ! Comme s'il avait eu des années de sommeil à rattraper, et pourtant il se sentait encore fatigué. La, une simple sieste ne suffira pas, il en faudrait bien plus qu'une seule. Mais avant, il y avait autre chose qu'il fallait dire à Luke. Il savait que ça allait arriver à un moment ou un autre, et la, comme un idiot, il avait attendu pour en parler. Alors il prit une inspiration, et dit d'une voix aussi nette que possible :

- Je veux rompre.

Voila, c'était dit. C'est ça le truc que Virgile savait qui allait se passer. Quand il commençait à s'attacher de trop à quelqu'un, ou que ce quelqu'un s'attache de trop à lui, à un moment, il finit par mettre fin. Si vous voulez le pourquoi du comment, attendez, parce qu'avant que Luke ait pu dire quoi que ce soit, le barman avait relevé vaguement la main pour lui demander de le laisser continuer.

- Faut voir les choses en face Luke : t'a pas besoin de quelqu'un qui te tire vers le bas. Et m'dis pas que je te suis bénéfique, parce que n'importe quel couillon aurait été capable de voir que ton histoire avec ta famille ça pue la merde. Et puis voilà, t'a assez d'emmerdes dans ta vie pour en rajouter une volontairement.

S'il avait beau savoir que ça allait arriver à un moment ou un autre, il n'empêche que ça fit du mal à Virgile de dire ça. Forcément, il s'était attaché à Luke. Beaucoup. C'est pour ça qu'il avait tant tardé à le faire, mais comme un con avait zappé que ça ne pourrait pas bien se finir. Regardez ou il était … Non, Luke méritait quelqu'un de bien plus stable dans sa vie et sa tête !

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MessageSujet: Re: To be or not to be?... Oh … why ask me? [Luke]   28/12/2017, 21:46

Je souris doucement en le voyant manger les fruits. Bon au moins il avait une certaine faim et mangeait sainement. Je hochais la tête quand il répondit aussi qu’il avait dormi. C’était bon signe, signe d’un rétablissement… Non ? Enfin je me doutais qu’il n’allait pas guérir d’une traite en quelques secondes mais bon, c’était encourageant. J’avais posé le caf et le thé sur la petite table précédemment et venait de prendre une gorgée de mon thé quand il parla. Je relevais la tête et le regardait interdit. Quoi ? Pardon ? Pourquoi ? Hein ? Comment ? Maintenant ? Un tas de questions me traversèrent l’esprit et en même temps j’avais l’impression que mon esprit était vide. Choqué je le regardais.

Je reposais doucement mon gobelet et ne sus quoi dire, mais apparemment ce n’était pas son cas car il reprit la parole. Quelqu’un qui me tire vers le bas ? Je grimaçais alors qu’il me disait que n’importe qui aurait pu voir l’histoire avec mes parents. En plus du contexte de rupture ses mots me firent mal. N’importe quel couillon … Sauf moi… Je ravalais ma salive, me refocalisant sur ses mots. Il y avait mieux à faire que de me culpabiliser moi-même d’avoir été aveugle si longtemps. Je haussais un sourcil alors qu’il me parlait de merde rajoutée volontairement. Une fois qu’il eut finis sa phrase, je baissais le regard. Il rompait avec moi parce qu’il trouvait que je méritais mieux. Mais je m’en foutais du mieux, c’était lui que je voulais. Je me levais doucement et me penchais vers sa table de chevet pour prendre son gobelet en plastique remplis d’eau et dans un geste lent, précis mais sur le moi, le renversait sur sa tête. Soupirant, je reposais le verre d’eau et alla jusqu’à la salle de bain prendre une serviette pour la lui lancer dessus.

« Ca ta remis les idées en places ? Non ? oui ? »

Je le regardais un sourcil haussé avant de rajouter.

« Virgile si je veux sortir avec toi c’est parce que j’aime bien ta franchise, j’aime ta manière d’être, de voir le monde, de philosopher. J’aime ton sourire, ton côté sarcastique et débrouillard. Je t’admire pour t’en sortir et pour avancer… »

Je laissais un instant mes mots planer dans la pièce avant de rajouter :

« Mais si jamais tu me la rejoue amant maudit des romans à l’eau de rose en mode : « tu mérites mieux, tu mérites plus que ce que j’ai à t’offrir » et ainsi de suite je te gifle. Fortement. Même si je doute que j’ai beaucoup de force. »


Je fronçais les sourcils, j’avais réellement peu de force musculaire. En soit je n’avais non plus jamais giflé quelqu’un je ne savais pas ce qu’il fallait comme force ni comme aptitude. Je me détendis légèrement et le regardais avec une certaine insécurité ce coup-ci.

« SI tu veux vraiment me quitter, quittes-moi parce que je suis chiant, une loque, quelqu’un qui t’intéresse pas, qui t’attire pas, quelqu’un de chiant à qui il faut apprendre le monde… Mais pas pour un argument aussi con que « tu mérites mieux ! » ».

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MessageSujet: Re: To be or not to be?... Oh … why ask me? [Luke]   29/12/2017, 12:53

Virgile attendit le verdict. Des cris peut être, l'engueuler, lui dire qu'il racontait des conneries, ou au contraire, approuver et se barrer … il eu un début de réponse. Sans bouger, assis dans son lit, Virgile le regarda prendre le gobelet et le remplir d'eau, pour … le déverser lentement sur sa tête. Surpris, Virgile ne su quoi faire et se retrouva la, à fixer Luke,les yeux grand ouvert pendant que ce dernier lui reversait l'eau sur la tête, tranquillement. Il sentait l'eau couler sur son crâne, mouiller ses cheveux, sa nuque, mais ne bougea pas jusqu'à ce que Luke ait terminé. Cela fait, toujours sans bouger, Virgile le regarda s'en aller pour revenir avec une serviette qu'il lui balança. En temps normal il se serait amusé d'un tel comportement de sa part, d'aller lui renverser de la flotte sur la tête pour juste ensuite lui donner de quoi s'éponger, mais aujourd'hui, non. Si ça lui avait remis les idées en place ?

- S'il suffisait de ça ….


Marmonna Virgile en prenant la serviette, la passant doucement sur son crâne ou le sang tapait douloureusement depuis ce matin pour éponger l'eau, le regard n'ayant pas quitté Luke. Ça voulait dire qu'il ne prenait pas bien ses paroles, c'est ça hein ? Malgré tous les petits compliments, l'énumération des choses que Luke aimait chez lui, Virgile ne trouva pas la force de sourire ou autre chose. A la place il écouta juste ses mots. Sa manière de voir le monde hein ? Bah actuellement valait mieux pas qu'ils en parlent parce que c'était bien sombre. S'en sortir et avancer ? Pour sûr il avançait, mais de son avis, pas de façon à s'en sortir …. Enfin, ça restait touchant de voir que Luke le voyait encore ainsi malgré … ça. La seulement, Virgile baissa un peu les yeux. Non, l'autre soir, il avait décidé de ne plus avancer, de tout arrêter. La décision fut à la fois difficile, mais simple. Mais le plus compliqué était maintenant. Choisir de surmonter ça ou non. Il inspira discrètement, laissant ces questions auxquelles il n'avait pas encore de réponse pour regarder à nouveau Luke. Qui cette-fois ci le menaça de le gifler s'il recommençait à lui dire des choses pareilles. D'une voix basse il répondit :

- Si t'a peu de force, dis-toi qu'en ce moment j'ai aucune résistance alors ….


Cela compenserait. Non, c'est pas tout ce qu'il avait retenu,quand même pas. C'était juste … histoire de … voilà. C'est vraiment la suite de ses mots qui le fit un peu plus réagir. Alors aussitôt que Luke ait terminé, il enchaîna :

- Quoi ? Non, tu sais que c'est faux, je penses rien de tout ça ! Tu sais bien que je te trouve pas chiant, que tu m'intéresse vraiment et que tu m'attire ! T'es un type bien Luke, et j'aime ta compagnie et tout ce que ça comporte ! Mais justement …


Il rabaissa un peu les yeux, sa mini révolte terminée.

- Regarde un peu les choses en face.... c'est pas la première fois que je fais une overdose, et cette-fois, c'est moi qui l'ait voulu … les choses ne vont pas en s'arrangeant. Tu me dis que j'avance, mais en vrai chaque jour j'ai l'impression d'aller un peu plus vers le bas et la ….


La, il avait la sensation d'avoir touché le fond du fond. Bien que les envies, les tendances suicidaires n'étaient pas nouvelles chez lui, il y avait tout de même tout un monde entre avoir ces pensées et les mettre à exécution ! On dit que quand on est dans le fond du fond, tout ce qui reste à faire c'est remonter, mais il ne voyait pas comment c'était possible. La gorge nouée il eu du mal à continuer à parler. Mais il le devait, Luke devait comprendre.

- Personne n'a besoin d'un type comme moi dans sa vie. Personne.

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MessageSujet: Re: To be or not to be?... Oh … why ask me? [Luke]   29/12/2017, 21:23

Bon il n’avait pas crié pour l’eau ni lancé un regard meurtrier. Comme moi il avait réagis assez calmement. Enfin il n’avait pas vraiment réagis, me regardant juste les yeux écarquillés. J’espérais que ça l’empêche de sortir d’autres conneries de la sorte. J’essayais ensuite de discuter. Je ne voulais pas qu’on se quitte, je voulais qu’il comprenne que j’étais bien avec lui. Je le regardais de manière légèrement torturée alors qu’il me disait qu’en sois même avec peu de forces je pouvais le gifler. Bon dieu je n’avais jamais eu envie de le gifler bien sûr. Ce qui me torturait était de savoir que c’était bel et bien son état actuel : affaibli. Et surtout savoir pourquoi il était dans cet état pareil. Et puis il ne réagissait à aucune autre parole… J’en conclus qu’il ne me croyait pas, ou que ce n’était pas assez pour le convaincre.

Je demandais alors si c’était moi le souci et enfin j’obtins une réaction de sa part. Réaction qui me fit sourire légèrement… Je n’avais pas une bonne estime de moi il fallait le dire. Ses arguments pour rompre avec moi je pouvais tout aussi bien les tourner dans l’autre sens. Qui avait besoin d’un gars aussi innocent et stupide que moi ? Un mec qui allait à la messe le dimanche, qui croyait en dieu, qui était naïf, silencieux, bizarre… Je l’écoutais en baissant la tête. Je souriais légèrement parce que c’est mots me faisaient plaisir, mais en même temps une part de moi pensait ainsi. On se retrouva tous les deux les yeux baissés alors qu’il continuait son laïus. Je relevais mon regard vers lui alors qu’il disait s’arrêtais. Là ? Je le regardai peiné alors qu’il rajoutait sa dernière phrase.

Un regard qui ne dura qu’un instant avant que je ne souris doucement. Je ne voulais pas que ça se finisse, je voulais qu’il comprenne que je voulais qu’on reste ensemble.

« Virgile… Si j’étais entouré de personnes dont j’ai seulement besoin… Il n’y aurait que des psys, des docteurs, des coaches de la vie et de self confiance dans mon répertoire. Ce n’est pas une question d’avoir besoin… »

Posant ma main doucement sur la sienne je rajoutais en herchant son regard.

« C’est une question de vouloir. Et moi je veux passer du temps avec toi, me réveiller à tes côtés le matin ou me réjouir de te voir après le boulot. Je veux être avec toi… Et … Peut-être que c’est comme tu dis, que je n’ai pas besoin de toi dans ma vie …mais dans ce cas ça ne veut pas dire que tu n’as pas besoin de moi dans la tienne ? »


Je lui servais un sourire timide, le suppliant du regard. Je voulais être avec lui. Et apparemment c’était réciproque. Peut-être qu’au lieu d’être mon ange à moi on était l’ange l’un de l’autre. Même si cette idée était encore assez pénible à accepter après des années d’endoctrinement de : « tu es un démons » etc…


"J'ai pas envie qu'on s’arrête ici..."

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MessageSujet: Re: To be or not to be?... Oh … why ask me? [Luke]   29/12/2017, 21:47

Petit à petit, il avait du mal à trouver les mots pour convaincre Luke de rompre. En temps normal il l'aurait fait sans souci. N'aurait pas mâché ses mots, se serait comporté en parfait connard pour l'éloigner de lui. Ça fonctionnait bien. Mais la il était tellement mal qu'il n'arrivait à rien. Pas même à rompre … Oui bon il était d'accord pour son truc d'avoir besoin de personnes spécifiques et tout mais bon … Virgile posa son regard sur la main de Luke sur la sienne, avant de remonter son regard sur lui. Luke qui lui disait vouloir passer du temps avec lui. Luke qui voulait se réveiller à ses cotés le matin, Luke qui voulait le voir après le boulot. Des envies tellement simples … Alors pourquoi c'était si difficile à réaliser ? La encore, à ses mots, Virgile ne su que dire. Il n'y avait pas de réponse à cela. Il avala avec difficulté sa salive quand Luke lui dit ne pas avoir envie que ça s'arrête la. Lui non plus.

- Moi non plus …


Souffla Virgile à voix basse, fermant les yeux. Il inspira alors profondément. Lui ce qu'il voulait pour le moment, c'était flou. Il n'était pas en état de penser correctement et il lui faudra du temps avant de remettre ses idées en place. S'il se laisse ce temps la... Mais c'était une autre question. Il rouvrit les yeux et avec le peu d'énergie qu'il avait, regarda Luke dans les yeux pour lui parler d'une voix encore un peu cassée et faible, mais dont le ton était sûr.

- Ecoute Luke. Un de ces jours je te parlerais peut être, bien que tu t'en doutes, de ce qui m'a poussé à vouloir me foutre en l'air. Mais ça n'a rien avec toi sois en sûr, au contraire, t'es une de ces rares personnes qui apporte un peu de positif dans ma vie. Et justement, même si t'es pas parfait non plus, et bien, je tiens à toi. Beaucoup. C'est pour ça que je voulais rompre, et que je savais que ça allait arriver. Je ne veux pas te faire du mal. Parce que je sais aussi ce que c'est que de retrouver quelqu'un qui nous est cher, un pied dans la tombe …. j'te raconterais si tu veux.

Grosse histoire oui. Mais il savait combien ça avait dû être horrible pour Luke de le retrouver a moitié mort. Oh oui il savait que c'était Luke, les médecins causent. Mais il continua, toujours en y mettant le peu d'énergie qu'il avait.

- Tu ne veux pas rompre ? D'accord. Moi non plus dans le fond j'ai pas envie de tirer un trait sur tout ça.


Si ça pouvait rassurer Luke que ok,message passé, Virgile arrêtait de vouloir rompre avec lui. Attendez, c'est pas terminé.

- Mais t'es prévenu maintenant. Tu t'en doutais depuis un moment je pense, mais à présent c'est clair, je suis pas un cadeau ! Ok j'ai peut être quelques cotés cool, mais de mon avis pas beaucoup. Je suis complètement déglingué, à tous les étages. Je me drogue depuis le lycée, fume et bois depuis ce temps la aussi. J'ai réussi à garder tous les boulots que j'ai eu juste en pensant que grâce à ça j'aurais du fric pour ma dose. Et encore, j'ai fait des trucs pas net pour en avoir aussi. Mon corps est affaibli par tout ça. C'est ma troisième overdose. J'ai déjà été en cure de désintox, mais vu que je voulais pas m'en sortir, ça n'a servi à rien. Je suis souvent malade, j'ai pas d'appétit à cause de la drogue, j'ai du mal à dormir, des fois je passe des journées entières seul chez moi à fixer le mur. Je suis dépressif depuis des années et me fous de ce qui peut m'arriver. J'ai presque pas d'amis, et les quelques que j'ai sont aussi dépravés que moi. Ma famille n'en parlons pas... et j'ai depuis toujours la conviction que je ne ferais pas de vieux os ….


Virgile prit une inspiration après avoir tant parlé, et regarda à nouveau Luke.

- Maintenant t'es prévenu. Et maintenant je dois boire un truc, j'ai trop causé.

Alors laissant le temps à Luke d'assimiler tout ça, il tendit le bras vers son verre pour … oh, non, même pas assez de forces …. Pfff …

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MessageSujet: Re: To be or not to be?... Oh … why ask me? [Luke]   29/12/2017, 22:51

Alors qu’il n’avait que murmuré doucement que lui non plus ne voulait pas rompre, cela suffit à faire battre mon cœur un peu plus fort. Merci seigneur ! Alors qu’il fermait les yeux je souris doucement, contemplant son visage, respirant plus facilement. Il voulait qu’on reste ensemble, du coup jusqu’à nouvelle crise, on le serait, ensemble. Je le vis rouvris les yeux et le souriais un peu plus, confiant avant qu’il ne prenne la parole. Mon sourire s’effaça un peu et je devins sérieux au son de ses mots. Je rougis alors qu’il me disait qu’il m’appréciait. Il avait aussi rajouté que c’était sa raison de rompre, de peur de me faire mal, mais je voulais me concentrer un maximum sur le positif. Et le fait qu’il m’apprécie était positif. Très positif. Je hochais plusieurs fois la tête doucement? Je ne le forcerais pas à livrer es histoire, je ne le forcerais pas à se livrer. S’il le faisait de lui-même ça n’en aura que plus d’importance. Mais le jour où il aura besoin de parler, je serais là !

Je le regardais alors déballer un laïus assez... impressionnant. Il déballait sans s’arrêter sur tout ce qui pouvait le rendre faible ou peu fréquentable et décrivait un portrait assez négatif de lui-même. Mais je m’en fichais. Je le regardais avec un regard impressionné, il n’avait jamais parlé autant sur lui-même. Je le regardais prendre son inspiration, me demandant s’il allait repartir dans un monologue immense, mais au final non, il voulut juste boire. Me bougeant finalement en voyant qu’il n’avait pas vraiment de forces, je remplis son verre d’eau et l’aidais à boire. Un genou sur le lit, un pied à terre j’étais penchée vers lui, tenant son verre à ses lèvres. Je suris doucement :

« Et dire qu’il t’aura fallu une overdose pour parler autant. »

Je reposais le verre sur sa table de chevet avant de me lever.

« Tu veux dormir ? Tu as l’air crevé… »

Je souris doucement avant de prendre mon thé et m’installer dans le fauteuil pour pas le déranger ou lui prendre de la place. Je l’observais. Même si j’avais fait une blague, même si je souriais soulagé qu’on reste ensemble ses paroles me travaillaient quand même. Il savait ce que ça faisait de trouver quelqu’un ayant fait une overdose ? Je me sentais mal pour lui… Et puis il avait parlé de sa famille, pourtant sa sœur avait semblé quelqu’un d’important ? Peut-être que je devrais vraiment arranger un rendez-vous entre eux. Je pensais aussi à son état physique qu’il avait évoqué. Peut-être que là je pourrais aider… j’avais déjà noté qu’il mangeait peu mais … Une vidéo vue sur internet me revint en mémoire. Une collègue me l’avait montrée : une personne qui cuisinait des plats minuscules. On avait un gros plans sur des cuisinières miniatures et puis une personne qui cuisinait avec des ustensiles miniature et dont le résultat était des plats connus : boulettes sauces tomates, spaghetti bolognaise, croquette de fromage et ainsi de suite. Peut-être que je pourrais une fois essayer de lui faire ça ? Le principe n’était pas mauvais : petit à petit lui redonner de l’appétit. Petite bouchée par petite bouchée. Je souriais alors que je reposais mon gobelet après avoir bu une gorgée. J’imaginais Virgile se nourrir dans une minuscule assiette de spaghetti ou encore manger des hamburgers pas plus grands qu’une pièce de centime. L’image était comique. Et pourtant malgré ça je reportais mon regard sur lui, légèrement tourmenté. Il avait voulu rompre pour me protégé… Combien de personne n’avait-il pas déjà rembarré dans le passé pour ne pas leur faire de mal ? Oh comme je connaissais ce sentiment. Se dire à chaque nouvelle rencontre qu’il vaut mieux en rester là pour éviter de faire du mal ou de blesser la personne, se disant que ça ne servait à rien que la personne serait mieux sans nous. Je connaissais ce sentiment que trop bien, et ça me faisait mal de me dire qu’il traversait ça. Il méritait des amis. Il méritait une famille. On méritait de vivre !

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MessageSujet: Re: To be or not to be?... Oh … why ask me? [Luke]   29/12/2017, 23:26

- Si c'est pas con ça....

Et encore, c'est même pas une overdose à la base qu'il a fallu, mais qu'il veuille se foutre en l'air oui ! De toute façon, la, il le sentait il avait touché le fond du fond. A croire qu'il n'avait pas moyen de faire pire, d'aggraver son cas. Oh si, il y en avait. Plusieurs choses lui venait en tête, mais pour le moment ça ne lui semblait même pas si grave que ça. Ouais, il avait touché le fond. Alors qu'importe s'il raconte tout ça à Luke. Il ne savait même pas ce qu'il allait faire ensuite. Même demain ! Tout lui semblait trop compliqué à vivre à présent. Vivre au jour le jour, moment par moment. Et en cet instant c'était répondre à la question de Luke.

- T'as pas idée à quel point je suis fatigué.


Physiquement, moralement. Il était crevé, et il allait lui falloir du temps pour récupérer. Sur le dernier point surtout. Alors pendant que Luke allait se poser sur un autre siège dans la chambre, Virgile se remit confortablement sous les draps et ferma les yeux. Le sommeil ne tarda pas à venir. Il comata juste un petit instant avant de sombrer. Le fait que Luke soit la ne l'aida pas plus ou moins à dormir. Il avait eu juste le temps de laisser ses pensées revenir sur leur petite discussion. Luke ne voulait pas rompre ? Virgile n'avait de toute façon plus la force de l'envoyer bouler, et au fond, pas trop envie. Alors ok, sur ce coup il allait être égoïste. Au moins Luke savait à quoi s'attendre à présent.

Il ne se réveilla pas quand l'infirmière fit un petit checking. Elle avait bien pu lui bouger le bras le plus délicatement possible, franchement, elle aurait pu le secouer davantage il aurait encore dormi. Il ne se réveilla qu'un peu plus tard, ayant le temps d'échanger vite fait quelques paroles avec Luke que vint le moment de son repas. Pas fou, mais il était content d'avoir les fruits que Luke lui avait rapporté plus tôt. La encore, pas un appétit de fou, mais il mangeait à sa faim. Après ce, ils purent discuter un peu, passer du temps ensemble avant que l'heure des visites ne soit terminé. Luke parti, Virgile resta seul dans sa chambre. Il passa sa soirée tout seul, regardant d'un œil distrait la télévision. Encore anesthésié, il ne pouvait penser à rien, et à nouveau se laissa aller.

Le jour suivant se déroula aussi étrangement que les précédents. Le matin, Anthony vint lui rendre visite. Lui, par contre, ne fit pas autant dans la délicatesse que Luke et ne se gêna pas pour le gifler. Pas fort, c'était pour le geste, pour ce que ça voulait dire. Puis le rouquin l'engueula tout simplement, comme une maman qui pourrait engueuler son môme qui aurait fait une grosse connerie. Et arrivé à la fin de ça, il finit par cesser de parler, l'inquiétude ressentie surpassant la colère. Bien sûr, qu'au fil des années Virgile et Anthony avaient pleuré l'un devant l'autre. Il n'y avait pas besoin de montrer à l'autre qu'on est un bonhomme ou une connerie comme ça. Cette fois Tony n'en fit rien, bien que Virgile vit les yeux humides de son ami. De le revoir lui fit du bien malgré tout, même si à lui aussi, il n'était pas capable de lui dire pourquoi il avait fait un truc pareil. En même temps, Tony savait tout de lui. Tout, vraiment. Alors il devait pouvoir deviner en attendant qu'il lui parle. Pour le moment il ne lui dit rien.

Ni à lui, ni à aucun autre médecin qu'il vit ensuite ! Parce qu'allant mieux, ayant retrouvé un peu de force physiquement, et n'en pouvant plus de voir les murs de cette chambre, il avait pu aller voir le psy ailleurs. Psy qui essaya au mieux de l'aider, lui proposant tout ce qui pouvait l'aider à aller mieux. Mais tout ça, il connaissait. Il avait même une fois essayé. Mais il faisait mauvaise route. La drogue n'était pas le problème. Alors lassé de le voir aller dans le mur sans le savoir, d'une voix morne, Virgile finit par lui dire : « doc … mon overdose de l'autre soir n'était pas un accident. » Silence. Puis le médecin comprit. Mais malheureusement, ou non, ça dépends, rien ne sorti de tout ça. Enfin sauf des brochures et autres. Sur la dépression, les envies suicidaires, appeler à l'aide, les groupes d'aide, l'addiction à la drogue, à la boisson …

C'est ainsi que le trouva Luke lorsqu'il vint. Virgile était cette fois assis au dessus de son lit, toujours dans les vêtements de l'hôpital, assis en tailleur. Devant lui étaient étalés les brochures citées plus tôt. Il avait une qui traitait de la dépression, qu'il jeta avec dédain sur le lit en voyant Luke arriver.

- Ils veulent me faire suivre. Selon le psy j'en aurais sérieusement besoin. Sans rire …


Comme dit, physiquement ça allait un peu mieux. Il retrouvait un peu d'énergie, mais vu son état dans sa tête, ça ne l'aidait pas à aller mieux outre mesure. Cercle vicieux de la vie quoi.

- Et je les soupçonne de vouloir me garder longtemps ici dans le doute que je retente le coup ….


Sauf que les gars, s'il voulait vraiment le faire … il trouverait bien un moyen. Enfin ils devaient se sentir plus sûr comme ça, de l'avoir à l'oeil. Surtout maintenant qu'ils savaient qu'il avait provoqué son overdose volontairement ! Il releva le regard vers Luke, et lui demanda :

- Comment tu va toi ?


Avec tout ça, à causer que de ses souci à lui, Virgile n'avait même plus pensé à Luke. Quoi de neuf dans sa vie ? Ça allait au boulot ? Du neuf par rapport à sa famille ?

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MessageSujet: Re: To be or not to be?... Oh … why ask me? [Luke]   30/12/2017, 11:02

J’avais été perdu dans mes pensées une bonne partie de l’après-midi alors qu’il dormait. Ce qu’il m’avait dit me trottait en tête. Pas que ça me tracasse mais j’analysais, je retenais. Je me préparais. J’étais prévenu comme il l’avait si bien dit. Prévenu mais mord. Je ne voulais pas que ça finisse. Je l‘appréciais mon petit toxico franc. Même si pour le premier qualificatif j’aimerais que ce soit différent pour lui plus que pour moi. Mais je l’appréciais vraiment. On était ensemble depuis même pas si mois et pourtant il était devenu important. Bien plus que le béguin que j’avais pour lui au début. Bien plus que ce que je n’aurais espéré. Et apparemment c’était assez réciproque pour qu’il arrête sa connerie de vouloir rompre. Je fus sortit de mes pensées quand l’infirmière rentra pour faire son travail, mais ça ne sembla nullement déranger Virgile. Lorsqu’il se réveilla finalement je m’approchais de lui et on discuta après qu’il ait mangé. La discussion était plus calme, si on pouvait dire. Pas de sujets fâcheux ou autre. Comment il allait, ce qui allait l’attendre les prochains jours. Je lui parlais aussi de mon appel à sa patronne sans pour autant le presser. C’était juste pour combler le vide. Je le quittais finalement ce soir-là le cœur plus léger et à la fois plus lourd. Si jamais il recommençait à vouloir rompre une fois ses forces retrouvées ?

Je marchais le long des couloirs, prenant le chemin bien connus, saluant les mêmes infirmières. Pas de café ni de thé aujourd’hui, je n’avais pas eu la force de les prendre. Mes mains étaient crispées autour de la sangle de mon sac et mes yeux étaient légèrement dans le vague. J’évitais encore plus que d’habitude les gens et les contournais même. Mais qu’est ce qui avait pris à mon chef de me faire bosser le jour de famille ? Si à la sortie du dernier Star Wars il y avait eu beaucoup de monde, hier – vendredi soir – et aujourd’hui – Samedi- ça avait été la folie furieuse. Parce que oui en plus j’vais bosser de nuit en plus de cette matinée. Lorsque je poussais la porte de sa chambre je retrouvais Virgile en indien sur son lit des brochures éparpillées devant lui. Je hochais la tête emmitouflé dans mon écharpe pour le saluer alors qu’il commença directement à parler. Défaisant mon écharpe je posais cette dernière sur le fauteuil libre, bientôt suivi de mon sac et de ma veste avant d’aller m’asseoir sur le lit près de lui en indien aussi. J’avais naturellement souri à sa remarque sur son psy. Mais je me demandais si jamais il suivait un psy, si on fond ça ne pourrait pas être bénéfique.

Je haussais un sourcil plus sceptique alors qu’il évoquait sa théorie de complot des médecins et infirmières. Je ne pouvais que les comprendre au fond. Je croisais son regard alors qu’il me demandait comment j’allais sans que je n’aie pu répondre à ses remarques avant. Je rejetais la tête légèrement en arrière poussant un soupir de plainte.

« J’en peu plus des gens ! »

Le dernier mot avait été tiré en longueur, accentuant ma plainte de manière dramatique. Je laissais ma tête revenir en avant et le regardais de manière suppliante.

« On peut s’isoler sur une île déserte et rester le reste de notre vie à bronzer sous un palmier ? »


C’est un plan ça non ? Je rajoutais avec un sourire.

« Tu devras pas voir de psy et moi je devrais plus voir des gens ! »


Je me frottais un œil avant de rajouter plus sérieusement.

« Non le dernier Star Wars est sorti et depuis c’est la folie, aujourd’hui c’était familly day en plus réduction pour les gamins, jeux distribués... Il y avait une foule de malade. Depuis trois jours déjà mais aujourd’hui ça a explosé le plafond. Et des gamins bruyants qui courent partout et trop de gens et du bruit sans fin et les salles ressemblant à une porcherie après le passage de chaque groupe… »

Je laissais tomber mon bras sur ma cuisse le regardant suppliant avant de sourire doucement. Je n’allais pas l’accabler non plus des heures avec mes malheurs ou autres.

« Mais bon ça passera bien... Et tu comptes suivre un psy ou aller à un de ces trucs ? »

Je montrais les brochures d’un geste de la tête. Il y avait pire qu’une horde de gens. Enfin pire… Ca dépend du point de vue.

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MessageSujet: Re: To be or not to be?... Oh … why ask me? [Luke]   30/12/2017, 13:23

Virgile le regarda soupirer longuement, étirant légèrement un sourire en l'entendant se plaindre des gens. Ah, il s'était passé quoi ? Oui, de base il écoutait toujours ce que Luke avait à lui dire, la encore plus. Il avait besoin d'entendre autre chose que ses soucis à lui. Il souffla doucement d'amusement au plan que proposait Luke. S'évader sur une île déserte, qui n'en n'avait jamais rêvé ? Se la jouer Robinson Cruzoé et ne plus se soucier du reste du monde, l'idée semblait pas mal.

- Pour peu qu'on puisse y planter un champ de cannabis j'suis partant.


Roh ça va …. humour ! Ou pas. A voir. Alors quel était le souci ? Ah oui. Dès que Luke eut nommé Star Wars, Virgile avait comprit. C'était la folie depuis quelques temps et encore plus à présent qu'il y avait des offres famille, et donc, des gamins. Virgile l'écouta se plaindre de cet enfer, compatissant.

- Quelle horreur ...

Il imaginait sans mal quel enfer ça devait être de supporter non seulement l'agitation, mais en plus de devoir passer après ces porcs dans les salles. Sûr que lors de la sortie du 3eme épisode, à la fin les mômes devaient être plus calme ! De voir Anakin zigouiller tous les enfants dans le temple Jedi ça devait calmer ! La il n'avait pas vu le dernier donc ne savait pas comment ça se terminait, si c'était propice à calmer les esprits ou non. Il verra en temps voulu, une fois tout ça calmé. A sa question pour lui, Virgile haussa un peu les épaules.

- J'sais pas trop. La à l'heure actuelle ça me servirait à rien. J'ai juste envie de sortir d'ici au plus vite …


C'est un peu relou les mêmes mur de l'hôpital, de sa chambre. Cette odeur de médicament dans l'air, les médecins qui vont et viennent, la sensation d'être épié dans les moindre recoins de sa personne, ce qui était un peu le cas d'ailleurs.

- Je dirais bien que je reprendrais ma vie la ou je l'ai laissée, mais ça ou ça, le boulot, l'appart, ça va me faire péter un câble.... ça a jamais été mon genre de rechigner d'aller bosser, jamais, mais la …


C'était au dessus de ses forces. P'têtre qu'il irait bien voir ce psy, juste pour qu'il ait un papier le mettant au repos forcé ou un truc comme ça. Le temps qu'il sache quoi faire. Se foutre en l'air pour de bon, changer quelque chose dans sa vie … le boulot à la limite il s'en foutait, il était débrouillard et avait toujours su en retrouver, s'adapter pour en faire d'autres. Il a fait tellement de trucs ! Il a une fois été groom dans un hôtel de luxe ( mais bon vu qu'il avait à moitié couché avec le patron, n'était pas resté ), a nourri des pingouins dans le parc aquatique, a été vigile dans un magasin, serveur dans un fast food, et a même travaillé pour des pompes funèbres ! Alors ça, c'était pas le souci. Enfin, il pensait.

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MessageSujet: Re: To be or not to be?... Oh … why ask me? [Luke]   30/12/2017, 20:29

Je laissais passer la remarque sur le cannabis alors que je me plaignais de ma journée. Dans les jours comme ça j’étais tout aussi tenté que lui de me laisser tenter par un truc qui calmait. Peut-être pas de la cocaïne mais un joint ou une cigarette ? J’avais déjà vu que ça calmait pas mal de jeunes au centre avant d’arrêter d’y bosser. Je laissais tomber l’idée et lui expliquait plutôt pourquoi ça n’allait pas. Au final je lui posais la question pour savoir ce qu’il comptait en faire. Autant penser à autre chose et essayer de ne pas pleurer. Combien de gens ne m’avaient pas tapoté l’épaule, interpelés, posé des questions idiotes ? Heureusement je savais rester calme, très calme. Du cou mon attention se refocalisa sur Virgile. Le pauvre. Je comprenais qu’il veuille sortir même si je me disais que c’était pour son bien.

Je relevais doucement la tête alors qu’il me disait qu’il ne se sentait pas capable de reprendre sa vie. Baissant les yeux un instant je jouais avec le tissus de son couvre drap avant de parler doucement.

« Si jamais... j'ai de la place chez moi pour toi?"


La fin de ma question avait été dite d’un ton hésitant. Je ne voulais pas le forcer, je ne voulais pas qu’il se sente obligé ou autre. Soupirant j’exprimais mes pensées à voix hautes, lâchant le tissus de son couvre lit et relevant mon regard vers le sien. Je souriais doucement. Je ne voulais pas qu’il pense que je le force à vivre chez moi pour le surveiller ou pour le forcer à aller mieux. S’il ne se sentait pas capable de vivre seul, je lui proposais juste une alternative. Haussant finalement les épaules je penchais la tête sur le côté et souris doucement.

« Après vivre avec un maniaque comme moi c’est peut-être pas ce que tu espérais. »

J’avais dit ça plus sur le ton de la plaisanterie qu’autre chose. Il était redevenu doucement lui-même, et pourtant j’avais l’impression de marcher sur des œufs parfois.

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“La plus grande vérité qu’on puisse apprendre un jour est qu’il suffit d’aimer et de l’être en retour…”
Moulin Rouge
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MessageSujet: Re: To be or not to be?... Oh … why ask me? [Luke]   30/12/2017, 21:09

Virgile avait confié à Luke ne pas se sentir de reprendre sa vie la ou il l'avait laissée avant ça, mais comme ça, juste pour lui confier ça, pour lui parler. Pour rien d'autre. Pas pour que Luke lui propose de venir chez lui. Pour preuve il fut même surpris que Luke lui propose de venir chez lui. La surprise devait se voir d'ailleurs un peu sur les traits de Virgile, alors que la proposition montait à son cerveau brouillé. Petit souffle amusé à sa plaisanterie sur sa maniaquerie.

- T'inquiète pas pour ça, je suis un grand garçon. Je saurais quand même m'occuper de moi.


Il pensait. En fait il n'aimait pas squatter chez les gens comme ça, même si c'était son compagnon, que c'était lui qui lui proposait, que c'était parti d'une bonne volonté et tout … Il y avait encore d'autres choses dont Virgile ne pouvait pas se passer. Sa liberté par exemple. Être chez quelqu'un, c'est ne pas pouvoir fumer comme il le voulait. Chez Luke il allait aux fenêtres pour ça, alors que chez lui il s'en foutait.

- Je veux d'abord sortir d'ici au plus vite …


Sortir de cet hôpital pourri, et passer à autre chose. Ici il avait l'impression qu'il allait devenir fou. Parce qu'on allait vouloir le faire entrer dans un joli petit moule de la société, et ça, il le refusait. En attendant, il attendant justement d'avoir assez de forces pour pouvoir partir, voir avec un médecin s'il pouvait bosser ou non ….

Et le tout, avec ce goût amer d'avoir échoué.

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To be or not to be?... Oh … why ask me? [Luke]
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