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 « Je ne vous aurais pas déjà vu quelque part ? » [Taylor]

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MessageSujet: « Je ne vous aurais pas déjà vu quelque part ? » [Taylor]   17/2/2015, 18:15

« J'ai l'impression de vous avoir déjà vu quelque part... Je jure que c'est pas une technique de drague ! »

Les deux grand iris cyans de l’adolescente parcouraient la façade moderne du MoMA, au point de devoir presque se deviser la tête pour atteindre le sommet. Elle connaissait ce bâtiment pour passer régulièrement devant, et pour l’avoir visité plusieurs fois avec sa mère. Toujours avec sa mère. Jamais seule.

Au milieu du trottoir où passait un flot continuel de piétons, la jeune étudiante était ballotée, oscillant à droite à gauche en fonction des courant dans lesquels elle était poussée. Balbutiant des excuses, elle se faufila à travers la masse, et grimpa les quelques marches qui la séparaient de l’entrée en courant presque, avant de se retourner pour contempler le fleuve humain qui coulait à travers la 53ème Rue. Même du haut de la volée de marche, elle se sentait minuscule. Elle prit une profonde inspiration, et resserra les pans de son manteau autour d’elle. Il ne faisait pas particulièrement froid pour un mois de février, et seules quelques traces de neige tombés lors du week-end subsistaient vaguement, le vent et le personnel de la ville avaient rapidement déblayé le reste pour plus de sécurité. Seul de fortes bourrasques venant de l’Atlantique, qui parvenaient à se faufiler entre les tours de la mégapole ébouriffaient les cheveux bruns et partiellement emmêlés de l'adolescente.


Sydney, ferma une seconde les yeux en prenant une profonde inspiration, avant de se retourner face à la façade et de soulever à nouveau les paupières. Immédiatement, les deux saphirs qui ornaient son regard tombèrent sur la grande affiche annonçant l’exposition temporaire sur Pollock. Ses petites mains se serrèrent autour de ses manches, et après avoir respiré profondément une fois de plus, l’adolescente entra d’un pas presque décidé dans le Musée.

Bien qu’intéressée par tout les sujets, l’étudiante n’avait pas d’affection particulière pour l’art moderne, ni pour Pollock. La véritable raison de sa venue était que sa mère, elle, appréciait beaucoup ce peintre, et qu’elle aurait pu passer des heures entières dans les galeries du Museum of Modern Art. Cependant, à moins d’un miracle, cette dernière ne pourrait pas venir voir cette exposition. Et au goût de la petite mathématicienne, les miracles étaient bien trop peu probable pour s’y fier.
Ainsi, pour elle, Sydney avait décidé de s’y rendre.

La jeune fille fit rapidement la queue, et prit possession de son ticket, gratuit pour les moins de dix-sept ans. La jeune fille aurait préféré avoir à payer un ticket pour Angeline, mais ce n’était actuellement pas possible.
Un jour, se promit-elle, un jour elle lui offrirait une visite dans n’importe quel musée de son choix.

C’est avec cette résolution qu’elle se présenta face au vigile qui vérifiait les billets, et prit sur elle pour faire bonne figure. Elle ne réussit qu’à grimacer un sourire crispé, mais elle avait trop mal au cœur pour faire mieux. C’était comme si la présence de sa mère pesait dessus.
Sa main droite se posa sur le tissu à ce niveau, et Sydney se força à respirer une nouvelle fois profondément, tandis que ses iris cyan fixaient désespérément une toile où elle pourrait concentrer son attention, et tenter de ne pas trop penser à sa mère…
Essayer d’en profiter …


Dernière édition par Sydney Arrow le 19/2/2015, 16:31, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: « Je ne vous aurais pas déjà vu quelque part ? » [Taylor]   17/2/2015, 23:13

- Et même que ma maîtresse, elle a grondé le garçon qui avait pris mon sac!
- Naaaan? C'est vrai? Hey, Teddy, arrête de grogner! Si tu crois que j't'entends pas ?
- Maaaaais, je suis fatigué, je peux plus marcher...
- Allez mon grand, on est bient-...
- Mais tu m'écoute paaaas! Taylor-euuuh!
- Si Zoé, mais je suis pas Superman, moi, je suis qu'une conversation à la fois!
- Ma maman à moi, elle dit que les hommes, ça sait pas faire deux choses à la fois.
- Eh bien, ta maman Ash', elle a raison! Faut toujours écouter les mam-...
- J'en peux pluuuuus, porte moi!!!
- Et moi, qui va me porter?
- Ah non, toi t'es trop gros, tu te portes tout seul!
- Merci Gwen.


Comme une poule avec ses poussins, un grand jeune homme comptait et re-comptait le nombre de gamins qui piaillaient autour de lui. Zoé, la pipelette aux couettes, Teddy, le petit gars qui avait encore une trace de chocolat sur la joue, Ashley, la morveuse qui se référait aux paroles de sa mère comme si elle était une déesse maya, Gwen, la petite peste qui faisait semblant de détester le grand machin qui leur servait de baby-sitter alors que tout New York savait bien qu'elle se languissait d'amûûûr pour le séduisant jeune homme -aheum...- et puis...
Li. Le petit vietnamien qui gardait un visage neutre en permanence, malgré toutes les grimaces qu'avait pu lui faire le jeune américain.

Taylor aurait, à ce moment très précis, souhaité une laisse ou, du moins, des chaînes pour tenir près de lui les cinq mioches qui allait le rendre fou. Oh, il aimait les enfants [dans le sens de philia...il les aime BIEN...je précise, vu qu'on me dit pédophile!]. Mais parfois il regrettait d'avoir monté ses "cours d'Art et découvertes" pour les moins de dix ans. Sérieusement, ils lui en faisaient baver!
Cette idée lui était venu en revenant d'un cours de nu où il allait régulièrement, dans une université qui offrait cette possibilité aux non-étudiants. Lui qui dessinait depuis tout petit, et ce, grâce à son père, avait eu brusquement envie de créer un atelier où des enfants pouvaient développer leur côté créatif, loin des PC et manettes de jeux vidéos.

Arrivé à l'entrée, ce fut compliqué de garder Zoé et Ashley près de lui, les petites commençant à se chamailler pour savoir qui pourrait aller sur les épaules de Green en premier. Quand à Teddy, il avait une envie pressente. Pitié, tuez-moi.... Les toilettes visités et les billets achetés, la marmaille et le chef de meute commencèrent à se diriger vers une salle où étaient regroupé plusieurs tableaux que le jeune homme avait auparavant présenté à ses élèves. Et puis...

Taylor s'arrêta brusquement, le regard vissé sur le cadre d'une porte. Du moins, c'est ce que voyait les petits. Pourquoi diable leur aîné restait figé ainsi? Pourquoi fixer un mur aspergé de peinture, comme si quelqu'un s'était amusé à vider les flacons restant?
Fasciné, Green leur fit signe de le suivre et, intrigués par le grand sourire du jeune homme aux yeux clairs, les mômes suivirent sans broncher, obéissant sagement.

- Pollok.

Tandis que les gosses regardaient autour d'eux sans rien comprendre, Li darda son regard le plus blasé du monde sur Taylor, l'expression de son visage en disant long sur ses pensées. Du style : Le pauvre mec, il s'invente une langue, maintenant!
Mais non.

- C'est du droping painting, les gosses. Pollock, c'est le nom de l'artiste. Il pose sa toile sur le sol, et trempe son pinceau dans le pot, puis... Ziiiiip! Il fait des mouvement autour, jette la peinture, regardez, cette puissance, cette couleur, c'est...c'est...

S'interrompant face au fou rire de Gwen -Taylor avait bien faillit gifler un visiteur à force de grand geste pour imiter le peintre-, le jeune homme considéra les autres petits qui semblaient tout aussi hilare. La jeunesse... Allons bon, voilà qu'il se transformait en papy!
Loin d'être dépité par la moquerie de la gamine, Taylor la jeta sur son épaule, déclenchant une douce mélopée. C'est à dire, le cri suraiguë d'une gosse de neuf ans. Rapidement, il la reposa au sol, mimant l'innocence lorsque les regards se tournèrent vers lui. En pas chassé, il vint rejoindre une petite fille...euh...une jeune fille...du moins, une adolescente, face à une immense toile. D'un coup d’œil, il la détailla. Elle était chétive. Mais pas si jeune qu'il le pensait. Lycéenne? Ou fin collège. Oui, dans ces eaux-là! Mais chétive, oui! Elle semblait perdue dans ses propres fringues. Et pourquoi lui semblait-elle triste? Woaw, elle avait des yeux! Bon, bien entendu, elle avait des yeux, deux même! Ronds, grands, bleus. D'un bleu cyan qui lui donnait l'air d'un enfant, et pourt...

- Eh, pourquoi tu la regardes comme ça, Taylor! On devait regarder les peinture, et toi du regarde les filles!

What the...???!!!
...Grillé...
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MessageSujet: Re: « Je ne vous aurais pas déjà vu quelque part ? » [Taylor]   18/2/2015, 12:16

Les deux immenses iris cyans de l’adolescente s’étaient perdus dans la contemplation silencieuse du tableau devant lequel elle s’était arrêtée, laissant volontiers les pensées trop lourdes et trop douloureuses s’échapper de son esprit. Ce moment de répit de durerait pas longtemps, elle ne le savait que trop bien. Ces alternances de calme et de tempêtes dans son esprit s’alternaient sans cesse depuis un peu plus de deux mois maintenant, et il n’était pas rare qu’elle n’arrive à trouver le sommeil qu’après s’être forcée à travailler jusqu’à plus de deux heures après minuit, ce qui expliquait entre autre les cernes qui creusaient ses grands yeux.

Sa petite tête se pencha légèrement sur le côté, tandis que ses sourcils se fronçaient imperceptiblement. Elle tourna la tête vers le petit panneau indiquant le nom et la date du tableau, ainsi qu’une interprétation. Interprétation que parcouru l’adolescente en prenant sur elle pour ne pas afficher une moue dubitative. Pas qu’elle pensait en savoir plus que les experts qui avaient rédigé ces petites pancartes, mais cela lui rappelait vraiment l’un des exercices que la psychologue qu’elle avait du voir après le… l’accident de sa mère pour obtenir son émancipation.

« Prends de la peinture, lui avait-elle dit,  et faits moi quelque chose d’abstrait. D’abstrait. »Avait-elle répété comme si elle n’était pas capable de comprendre.
Obéissant sagement, Sydney avait utilisé dans l’ordre les différentes couleurs proposées. Bleu, jaune, orange, rouge, vert et violet. L’utilisation dans cet ordre révélait selon la psychologue qu’elle voulait se débarrasser de son calme apparent pour pouvoir librement pleurer et se mettre en colère. Qu’elle avait besoin d’affection, et qu’elle souhaitait prendre du recul dans un endroit loin de la ville pour penser au futur.
C’était une belle interprétation, mais la jeune fille n’avait pas osé lui dire qu’elle avait simplement utilisé les couleurs par ordre alphabétique…


Elle poussa un léger soupir, et ferma les yeux quelques secondes, avant de les rouvrir brusquement, surprise par un brusque hurlement. Les prunelles bleues de la jeune étudiante se tournèrent en direction du groupe qui venait d’entrer.
Composé de cinq enfants, accompagné d’un jeune homme d’une vingtaine d’année aux cheveux vaguement châtains, comme si tous les gamins de l’essaim qu’il avait autour de lui s’étaient amusé à passé longuement leurs mains dedans… Ils lui rappelaient les siens, qui semblaient ignorer l’existence même de la graviter, enfin, ils l’avaient découverte lorsqu’elle se les était laissée pousser.

Le jeune homme reposa la fillette qu’il avait hissée sur son épaule, et se décala vers elle, un air innocent sur le visage. Se sentant malpolie à le fixer ainsi, Sydney tourna à nouveau la tête vers la peinture, essayant de se concentrer a nouveau sur les courbes de couleur qui parcouraient la toile, comme des éclairs d’arc en ciel à travers une toile. Elle n’y parvint pas, et un léger voile de tristesse couvrit ses traits, et s’empara de son regard. L’adolescente aurait du savoir qu’elle s’y connaissait trop peu, ou qu’elle n’aurait pu avoir la tête à ça, et venir une autre fois à cette exposition… Elle était encore ouverte pendant au moins trois mois, elle aurait pu attendre un peu, que les choses se tassent dans sa mémoire, pour ne pas qu’elle ait à penser à quel point cette visite aurait été amusante et instructive si elle l’avait fait avec Angeline…


« Eh, pourquoi tu la regardes comme ça, Taylor! On devait regarder les peinture, et toi du regarde les filles ! »

La voix perçante de la fillette ramena la jeune scientifique à la réalité, et elle tourna par réflexe la tête en direction de son voisin –Taylor sans doute- a qui s’adressait vraisemblablement la demoiselle à couette, et sursauta lorsqu’elle découvrit les prunelles vert de gris du jeune homme posées sur elle.
Baissant immédiatement ses iris cyans, elle balbutia quelques mots d’excuses, avant de reculer, persuadé de s’être retrouvé au milieu du champ de vision du jeune homme. Il devait regarder l’une des trois étudiantes qui discutaient sans discrétion devant une toile à quelques mètres d’eux.

Mais, en cherchant à se décaler, elle bouscula légèrement l’un des enfants qui accompagnait le fameux Taylor.


« D-D-D-D-Désolé…. » balutia-t-elle, un accent vaguement paniqué dans la voix.
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MessageSujet: Re: « Je ne vous aurais pas déjà vu quelque part ? » [Taylor]   19/2/2015, 21:07

Une moue pas très fière d'enfant pris en train de voler une sucette dans une boulangerie s'afficha sur le visage du jeune homme. D'habitude, il s'en moquait bien d'être surpris en "regardant les filles", mais là, il était bel et bien innocent.
Bon, c'est vrai qu'il l'observait. Et que c'était une fille. Mais c'était ses yeux, et non pas ses fesses, qui le fascinait. Merde alors, qu'est-ce qu'elle bien penser, maintenant? Qu'il était un gros pervers qui louchait sur les collégienne en bavant? Mais était-elle vraiment au collège, d'ailleurs? C'était énervant de ne pas réussir à savoir son âge!

Se rendant compte qu'il fixait la petite depuis un moment et que celle-ci venait de bouger en s'excusant, fuyant son champ de vision pour laisser place à un groupe d'étudiante. L'une d'elle zieuta d'ailleurs dans sa direction en lui adressant un petit sourire. Auquel il répondit en agitant ses doigts, en un "coucou" lui donnant un air de chat étirant ses griffes. Mais Tayloe n'eut pas le temps de voir la fille glousser en rougissant, son attention de reportant immédiatement sur la jeune fille aux yeux clairs qui était en train de reculer et...

- Att...


...ention. Trop tard, la demoiselle aux belles billes cyan venait de bousculer le petit Teddy qui se laissa tomber sur les fesses, les yeux écarquillés. Surpris, il leva son visage de gamin de cinq ans vers la fille qui commençait à s'excuser comme si elle avait eu affaire au président des USA lui-même. Mais ce n'était que Teddy. Et le mioche fit ce qu'attendait tout adulte de lui. Il émit un gémissement de chiot blessé et de grosses larmes de comédien se mirent à couler le long de ses joues alors qu'il ouvrait grand la bouche pour hurler le prénom du jeune homme. Le châtain roula des yeux, exaspéré, avant de soulever le gosse à bout de bras pour qu'il se blottisse contre son torse, passant ses petits bras autour de son cou.

- Roooh, allez, Ted'... La jeune fille ne l'a pas fait exprès, arrête de...tu vas me rendre sourd, mec!

Secouant le petit plus qu'il ne le berçait, Taylor grimaça avant d'adresser un sourire qui se voulait rassurant à la demoiselle aux beaux yeux. Autour d'eux, les gamins s'étaient attroupés et Li et Gwen détaillaient la demoiselle en silence tandis que Zoé piaillait je ne sais quoi pour consoler Teddy qui geignait encore en jouant avec le col de la chemise du New Yorkais. Quand à Ashley, elle avait décidé de citer tous les os qu'aurait pu se casser le petit.

Continuant de valser d'un pied sur l'autre pour calmer le môme, Taylor gardait son regard rivé sur la brune. Le visage était ovale, le nez fin. Vraiment, elle avait le visage d'un enfant. Alors pourquoi se sentait-il intimidé? Petit, même. Alors qu'il la dépassait largement. Et un autre sentiment, celui de déjà vu, le fit froncer les sourcils.

- Excusez-moi, j'ai... Je ne vous aurais pas déjà vu quelque part? Je jure que c'est pas une technique de drague !... Enfin, si, c'en est une d'habitude, vous savez, dans les films là... Ya toujours un mec pur aborder une inconnue avec cette phrase, dans des endroits pas commun genre...

Genre, des musées? Ouais! Bien, bravo! S'arrêtant de parler après que Gwen lui ait lancé un coup de poing dans la hanche -oh, un mignon coup de poing, celui de la femme qui rappelle son compagnon à l'ordre quand il se retourne sur des passantes- Taylor lâcha un juron bien français qu'utilisait fréquemment sa mère. Un magnifique "P'tain!" lui échappa avant qu'il ne se reconcentre sur la jeune fille.

- C'est définitivement pas de la drague, j'ai l'impression de vous avoir déjà rencontré... Taylor Hope Green. Enchanté.
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MessageSujet: Re: « Je ne vous aurais pas déjà vu quelque part ? » [Taylor]   19/2/2015, 23:20

Sydney était complètement paniquée. Et encore, le mot était faible pour décrire l’état où se mêlait l’angoisse, le stresse, la fébrilité et la terreur, dans lequel elle se trouvait. L’adolescente n’avait jamais été douée pour s’occuper des enfants, ou des autres. Même prendre soin d’elle même était parfois une tâche difficile, dans la mesure où elle pouvait purement et simplement oublier de manger plusieurs jours durant, ou quelque chose du même genre.
Si la nature l’avait dotée d’une intelligence hors norme, elle avait du considérer que cela suffisait amplement comme don pour survivre. Mis à part apprendre rapidement, et observer les gens, la jeune américaine n’était pas capable de faire grand chose. De plus, n’ayant jamais eu de frère et sœur, elle n’avait jamais ou presque fait l’expérience concrète de se retrouver face à un enfant en pleur.


Elle se laissa tomber à genoux, laissant son sac en bandoulière contenant deux ou trois livres, et sans doute autant de carnet tomber sur le sol avec un bruit mat, tandis qu’elle approchait une main tremblante de l’enfant qu’elle venait de bousculer. Cherchant quelque chose à dire ou à faire pour tenter de le consoler.


« P-P-P-Par… »commença-t-elle, tandis que l’enfant que le jeune homme appela « Ted » se retrouva dans ses bras, presque immédiatement consolé.

Elle se mit à fixer avec une admiration non dissimulable le New-Yorkais, ses prunelles cyans s’arrêtant sur celles d’une couleur indéfinissable de celui qui lui faisait face. A genoux sur les dalles glacés du Museum of Modern Art de la plus grande ville des Etats-Unis, entourée de bitume, et d’un ciel fade, elle avait l’impression simplement en se plongeant dans les iris  vert de gris de l’inconnu, elle se trouvait soudainement à des centaines de milliers de kilomètres de là. Dans une vallée, ou de grands arbres verts protégeaient un ruisseau des chauds rayons du Soleil, dans lesquels une brise musicale jouait des notes pures qui résonnaient dans l’eau claire. Dans ces deux yeux, elle retrouvait le vert des arbres, le bleu du ciel, le gris des pierres qui tapissaient le fond du cours d’eau et les touches brillantes de la lumière se reflétant sur l’eau.


Sydney se rendit finalement compte qu’elle continuait de fixer le jeune homme d’une façon des plus impolies. Il devait déjà la prendre pour une brute qui faisait pleurer les enfants, elle n’avait aucune envie de passer en plus pour une adolescente mal-élevée.

Ses deux lacs bleus retombèrent sur le sol, tandis qu’un faible « Pardon… » s’échappait finalement de ses lèvres, bien qu’à vrai dire, la jeune fille n’aurait sue dire clairement si ce mot d’excuse s’adressait au petit garçon, ou au fameux Taylor.

L’adolescente sentait sur elle les regards des visiteurs, mais surtout des enfants qui accompagnaient ce jeune homme aux iris fascinant. Rivant ses yeux sur le sol dallé, ses mains tirèrent sur les manches de son manteau pour se cacher un peu plus dedans, tandis que ses doigts fins agrippaient le tissu d’un gris délavé de sa jupe en tweed trop longue et trop large.
Elle n’avait qu’une envie : disparaître purement et simplement de celle pièce. Tant pis ou Pollock, et tant pis pour sa mère, elle reviendrait une autre fois, à une heure où il n’y aurait personne de préférence. Tant pis pour tout le courage qu’elle avait du rassembler pour venir jusqu’ici, si elle n’était pas si faible, elle aurait pu…

… pu se lever. Elle sentait le poids presque physique du regard des deux fillettes sur ses épaules, et celui un peu plus lointain des visiteurs, et en bourdonnement de fond, la voix indistinct de la petite fille au couette qui parlait au garçon qu’elle avait renversé, mélangé au bruit de la ville qui murmurait doucement, et a celui des pas des humains présent. Seule une partie du cerveau de l’adolescente, qui remarquait en but blanc que certains des os qu’avaient cité l’une des enfants n’en étaient pas, et qu’il aurait également pu se casser le deuxième et le troisième métacarpien.

Comme par magie, la voix de l’inconnu réussi à la tirer de l’hébétude où elle s’était plongée.

« Je… vous… Non oui… vous... Je… » Finit-elle par laisser échapper finalement, n’ayant retenue que la première phrase qu’il ait prononcer, la suite lui paraissant être un non-sens du à la fatigue.

Une fois de plus, elle maudit sa timidité, et tout ce qui l’empêchait de prendre correctement la parole. Elle qui était sans doute l’un des cerveau les plus brillant de sa génération, était parfaitement incapable de formuler une phrase correcte en juxtaposant simplement sujet, verbe et complément. Si quelqu’un émettait à ce moment là un doute sur ses capacités, elle ne serait pas la première à le contredire, loin de là.
Sydney avait l’impression de faire une fois de plus étalage de son incompétence face au jeune homme, ce qui la gênait étrangement.

Se pourrait-il que, comme il l’ait supposé, ils se soient déjà rencontrés ? Maintenant qu’elle y pensait, le jeune homme avait quelque chose de vaguement familier qu’elle n’aurait cependant su définir.

« S-S-S-Sydney Arrow. Réussit-elle finalement à prononcer, prenant sur elle pour grimacer un sourire crispé, tandis que ses doigts serraient d’avantage sa jupe pour contenir les tremblement qui faisaient frissonner ses bras, et qui semblaient avoir pour origine sa colonne vertébrale. E-E-Enchantée égale…ment. »

Elle finit sa phrase decrescendo, sans remarquer qu’elle était intuitivement, poussée par le juron français qu’avait lâché celui qui s’était présenté sous le nom de Taylor Hope Green, passée dans la langue de Molière.
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MessageSujet: Re: « Je ne vous aurais pas déjà vu quelque part ? » [Taylor]   24/2/2015, 16:27

Elle était mignonne.
C'était con, mais ce fut la première remarque que se fit le jeune homme lorsque leurs regards se croisèrent pour de bon, lui debout avec Ted' à bras, elle encore à genoux sur le sol dallé, perdue dans un manteau où elle semblait flotter.
S'il y avait bien une chose avec laquelle Taylor avait du mal, c'était l'analyse du physique des gens : on pouvait très bien lui dire qu’untel était beau et machine avait un trop gros nez, l'américain avait du mal à juger ces critères qui lui paraissaient trop flou.
Alors oui, elle était mignonne, la Petite, malgré son visage peut-être trop émacié, ses deux grands et beaux yeux bleus qui lui mangeaient le visage, les cernes qui dévoilaient sa fatigue, un nez tout petit au dessus d'une bouche aux lèvres fines. Sans s'en rendre compte, le jeune homme laissa les siennes esquisser un petit sourire en coin, comme attendrie, en remarquant une mèche qui formait un petit épis. Sûrement la faute au froid et à l'écharpe de la demoiselle.

Une lueur indéfinissable brillait dans ses deux billes cyan, et, sans savoir pourquoi, Taylor se sentie absolument crétin face à cet éclat, comme si la jeune fille pouvait voir des choses que lui ne comprendrait de toute façon pas. Mais ce n'était même pas gênant. Étrangement. Car le châtain n'avait pas pour habitude qu'on le prenne ou de se sentir comme un con face à une personne qu'il connaissait à peine. Et là...
En fait, ce n'était pas "petit" ou "crétin". Ignorant? Il ne savait pas quel était le mot et aurait voulu demander son avis à la jeune fille, mais ce qu'il n'ignorait pas, c'était que le regard si profond de la brune était comme une étendue de ciel dans laquelle il pourrait se noyer. De ciel, pas d'eau. Car Taylor était un oiseau.

Mettant un terme au cours de ses pensées, il posa la question qui le taraudait. A savoir, s'ils se connaissaient. Avant de s'embrouiller lamentablement dans des excuses bidons, perdant avec lui la demoiselle dont la petite voix s'était faite entendre, lui faisant comprendre qu'elle ne suivait pas son raisonnement.
Du moins, c'est ce qu'il supposait, ne sachant pas que Sydney Arrow, venue spécialement pour Pollock, avait fait preuve d'un immense courage pour lutter contre sa timidité et lui adresser la parole. Comme s'il avait pu être le seul à bégayer devant quelqu'un de plus âgé. Au moins, c'était quelque chose qui lui était passé.

Se présentant, il tendit la main pour attraper celle de l'étudiante. Sydney Arrow. Non, ça ne lui disait absolument rien... Mince alors! Enchaînant lui aussi naturellement dans la langue de sa mère, Taylor fit une petite grimace tout en gardant son sourire, les paupières se plissant par la malice.

- Du coup, non, on ne se connait pas. C'est bizarre, parce que j'ai cette impression, c'est fou! Mais... je connais pas de Sydney. C'est marrant, 'fin, j'veux dire, c'est joli comme prénom. J'suppose que c'est en référence à la ville, nope? Et...eh, quoi? Quoi, Gwenn? Arrête!

Alors que ses aînées se faisaient employaient le français, la gosse de dix ans -probablement vexée de ne rien comprendre-, avait commencé à frotter le haut de son crâne contre la chemise du new yorkais, appuyant sa tête contre lui comme l'ours Balou grattait ses fesses contre un arbre. Alors que Li lui expliquait calmement la situation d'incompréhension des enfants -là encore, Taylor se sentit complètement idiot devant le môme et le regarda avec des yeux ronds quand le petit vietnamien se détourna de lui pour faire face à la toile de Pollock- , Teddy s'était mis en tête de fixer Sydney de ses grands yeux marrons. Flippant le gosse. En s'en rendant compte, le jeune homme ouvrit la bouche pour lui demander d'arrêter tout de suite, mais le gamin le devança en ouvrant grand ses bras vers la demoiselle aux billes bleues.

- Ah...euh... Vaudrait mieux que vous le preniez, sinon il va brailler... souffla Taylor en français pour que l'enfant ne se vexe pas avant de reprendre dans la langue du pays Par contre, bonhomme, tu es un peu lourd, hein, tu fais attention et tu... Tu t'essuies pas le nez sur la demoiselle. Compris?

Qu'est-ce qu'ils avaient les mômes, de nos jours, à aller de bras en bras? Peut-être était-ce parce qu'il avait été fils unique et "chouchouté" par ses parents, mais le jeune Green avait été un enfant sauvage qui se planquait dans les jupes de sa mère dès lors qu'une étrangère voulait le bécoter. Et des étrangère, il en avait croisé, dans le resto où sa mère travaillait! Sous prétexte qu'il était "un mignon petit garçon, et sage avec ça, en plus!", toutes les couguars du coin s'étaient ameutées pour laisser des traces de rouge à lèvre sur son visage d'enfant.
Bon, évidement, il exagérait avec sa vision de jeune adulte, mais lorsqu'il était mioche, il avait une peur bleue de tout ce qui portait des robes, des talons et du maquillage. Dire que maintenant, c'est lui qui venait vers les filles, et non l'inverse.

Son regard clair se détourna alors un instant de Teddy jouant avec la mèche-épis de Sydney pour se reporter sur Li, devant la toile que la jeune fille regardait précédemment. Les sourcils froncés, il essayait de déchiffrer les mots s’alignant sur la petite note explicative. Chose que ne faisait jamais Taylor. Ou alors, il lisait simplement le titre, l'auteur, les dates, et puis basta! Le reste tuait l'imagination et l'interprétation du spectateur.
Le garçonnet aux cheveux noirs corbeau fut rejoins par la petite Zoé qui resta étonnement silencieuse face à la toile, allant jusqu'à pencher sa tête sur le côté. Sûrement cherchait-elle quelque chose à "voir" au delà des pigments de couleurs jetés à même la surface. Adorable. Un sourire attendrie se dessina sur les lèvre du jeune homme qui la couva d'un regard protecteur. Pas pédophile, hein, protecteur! Les gosses et leur innocence. C'est ce qu'il regrettait le plus de son ancien lui.

- Mais c'est n'importe quoi, mon petit frère, il fait pareil avec ses feutres!!! brailla alors la petite, sa voix aiguë portant dans toute la pièce.



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MessageSujet: Re: « Je ne vous aurais pas déjà vu quelque part ? » [Taylor]   28/2/2015, 08:00

Sydney hésitait. Comme souvent. Comme toujours. Ce n’était jamais de grands problèmes, qui allaient avoir de grands impactes, mais l’adolescente était ainsi. Elle n’arrivait pas à trier ce qui avait de l’importance, et ce qui n’en avait pas, du moins, pas lorsqu’elle y avait à faire séparément, si bien qu’elle faisait souvent des montagnes de petites choses pouvant être résolues plus simplement.

Sydney hésitait. Elle avait envie de décoller ses iris cyans des dalles du sol, qui ne présentaient strictement aucun intérêt pour les plonger à nouveau dans les prunelles vert-de-gris de Taylor. Il avait l’impression qu’ils s’étaient déjà rencontrés, la jeune étudiante n’aurait su dire si c’était vraiment ça, mais lorsqu’elle s’était immergée dans les yeux du jeune homme, elle s’était sentie instinctivement rassurée. Presque complètement à l’aise, alors que ça ne lui arrivait jamais.
Enveloppée et apaisée dans ce regard qui rassemblait le bleu du ciel, le vert des arbres, l’argentée des pierre, le tout unis dans une chaleureuse lumière.

Mais elle ne pouvait oublier que Taylor Hope Green était un être humain, qu’il pouvait la voir et l’entendre comme toutes les autres personnes autour d’elle, et que le fait de lever les yeux vers lui pourrait paraitre vraiment étrange. Et puis, si elle faisait cela, elle se rendrait vulnérable également d’une certaine manière.

Mais…. Le jeune homme s’était exprimé en Français. Langue que la plupart des Américains ne comprenaient pas, ce qui lui permettait de s’exprimer sans crainte d’être jugée par quelque chose d’eau que les iris vert de gris du New-Yorkais. Langue qu’elle ne parlait qu’avec sa mère… et qui avait donc pour elle une consonance particulière, et qui la mettait en confiance.


Ainsi, l’adolescente réussi à se convaincre de lever les yeux juste au moment où la main de Taylor s’approcha d’elle et elle fixa les longs doigts noueux du jeune homme.
Sydney hésita. Encore. Recroquevillée sur les dalles du musée d’Art Moderne de New York City, cette main attirait ses yeux et tous ses autres sens comme un aimant.
Cette attraction eu raison de sa méfiance, et la jeune étudiante avança doucement les doigts pour effleurer, puis saisir l’extrémité de la main tendue du jeune homme.

« N-Non… Oui… Enfin ... Je… c’est également u-un prénom … dérivée d-de Sydonie… » Chuchota-t-elle faiblement avant que l’une des enfants ne manifeste sa présence.

Devait-elle répéter ? Sydney choisit de ne pas le faire, car elle doutait fortement que l’origine de son prénom intéresse qui que ce soit, et c’était de tout façon bien plus simple qu’elle porte le nom d’une ville.

Détachant finalement ses iris bleus du visage de Taylor, elle le laissa parcourir les alentours. La majorité des visiteurs s’étaient avancés dans une salle suivante, et les jeunes femmes qui avaient contemplé en gloussant un tableau avaient fini par s’éloigner après un dernier sourire, remplacé par un couple composé d’un homme qui devait mesurer par loin de deux mètres, et d’une femme à l’abondante chevelure rousse, portant un petit garçon possédant la même crinière. Si les deux adultes semblaient captivé par la toile qu’ils avaient devant les yeux, le nourrisson semblait bien plus sensible à la voix du jeune vietnamien du groupe du jeune homme, qui expliquait d’une voix calme et posé la situation à ses compatriote qui ne pouvait suivre la conversation qu’ils avaient quitté la langue de Shakespeare.

Timidement, le regard de l’adolescente quitta le couple pour parcourir les visages des enfants qui accompagnaient le jeune Américain. Le jeune asiatique en question, une fillette à couette, une autre qui s’accrochait farouchement au blond et une troisième dont le regard oscillait entre les tableaux et le rassemblement qu’ils formaient, marmonnant quelque chose pour elle même qu’elle n’arrivait pas à saisir vraiment, et…

… et un visage rond dont les deux belles joues rouges étaient surmontées de deux yeux bruns et humides. Deux yeux qui la fixaient.
L’adolescente ne put retenir un tremblement qui lui remonta le long de la colonne vertébrale, et qui fit par lui faire légèrement trembler les lèvres qui s’étirèrent dans une expression paniquée.

Pourquoi ? Pourquoi le fixait-il ainsi ? Qu’avait-elle fait de mal ? L’avait elle blessé plus sérieusement qu’elle ne l’avait cru ? Était-ce les métacarpiens ? Ou bien s’était-il fait une entorse au poignet en tombant ? Et pourquoi ouvrai-t-il les bras à présent ? Ce geste avait fait sursauter l’américaine qui fixaient à présent les deux menottes de « Ted » comme si il s’agissait de deux épées de Damoclès prêtes à s’abattre sur elle.

« Pardon… » répéta-t-elle ne sachant que faire pour apaiser l’enfant, avant de lever des iris paniqués vers Green, le suppliant silencieusement de l’aider. Lui savait s’y prendre avec des enfants. Elle en avait la certitude, et puis, une personne qui n’aurait pas su ne se serait pas aventurée dans une galerie de peinture avec une horde de cinq jeunes.


Elle n’aurait peut être pas du demander, car la réponse du jeune homme ne la rassura pas. Cependant, elle n’eu pas le temps d’y réfléchir longtemps, car le passage en Anglais des propos du New-Yorkais sembla être un signal de départ pour le petit garçon qui se jeta dans ses bras.

Sydney partit en arrière, et faillit s’étaler misérablement sur le sol du musée, écrasée par la surprise et le poids de l’enfant du même coup. Elle qui devait peser environs 26,2 kilogrammes, elle avait la désagréable impression que l’écart de masse entre elle et celle du petit garçon qui venait de se jeter sur elle n’était pas si étendue que cela.

Maladroitement, elle fit glisser les paumes de ses mains qui s’étaient posées sur le sol pour l’empêcher de tomber, le long des carreaux froids avant de les laisser doucement remonter le long du dos de Teddy pour essayer de le maintenir suffisamment à la verticale pour ne pas qu’ils finissent tous les deux complètement par terre.

L’adolescente essaya de calmer sa panique, et tenta de se composer une expression plus sereine. Le gamin semblait s’amuser avec sa mèche qui rebiquait à un peu plus de cinq centimètre derrière son oreille gauche. Mèche qui, malgré la longueur qu’elle avait atteinte, car la jeune étudiante ne s’était pas approcher des ciseaux depuis presque deux ans maintenant, se jouait toujours autant des découvertes de Newton, et qui semblait se plaire particulièrement à se dresser dans le sens opposée à toutes les autres : c’est à dire, généralement vers le haut.


Alors qu’elle avait décidé de laisser faire les chose, de ne pas trop bouger tandis que le petit garçon prenait ses aises dans ses bras, et d’attendre qu’un sauveur qui apparaitrait certainement sous les traits de Taylor lui dise quoi faire, ou ne trouve une solution pour la délivrer de la trop chaleureuse étreinte de l’enfant, la voix puissante et perçante de l’une des membres du groupe de l’américain retentit dans la salle.

Sydney blêmit. Pas à cause des propos de la petite, non, car elle avait elle même du mal à concevoir ce qui faisait exactement la spécificité de l’Art moderne mis à part l’abolition de toute forme de règles, mais de l’attention que la gamine avait attiré sur son petit groupe. Petit groupe dans lequel elle avait été d’une façon ou d’une autre introduite.

Son regard cyan parcourut nerveusement les expressions outrées, amusées ou agacées peintes sur les visages des autres visiteurs, avant de s’arrêter sur le gardien, un frisson craintif lui parcourant les mains.
Ils allaient se faire jeter dehors…
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MessageSujet: Re: « Je ne vous aurais pas déjà vu quelque part ? » [Taylor]   11/3/2015, 20:50

- Sydonie? C'est français, ça...non?

Incertain, Taylor tordit sa bouche en une moue de réflexion. Il lui semblait bien que c'était le prénom d'un vieux personnage de dessin animé. Mais qu'importe, Sydney était -de son humble avis- beaucoup plus joli que sa pompeuse origine. [NDA : q.q Sidonie, c'était e nom du chien de ma maman!]
Agacé par les enfants et leur sale manie de vouloir être le centre du monde, Taylor ne prit pas la peine de traduire l'échange qu'il y avait eu entre Miss Arrow et lui. Après tout, s'ils voulaient comprendre, les gosses n'avaient qu'à apprendre.
Shit, à la fin.

Lâchant les doigts fins de Sydney pour remettre en place les jambes de Teddy sur ses hanches. Mais le môme semblait trouve plus d'intérêt  à être tourné à demi vers la Petite, une jambe dans le vide -ce qui obligeait le jeune homme à maintenir le mioche dans ses bras par toutes les autres façons possibles- le regard fixé sur la petite demoiselle. Y'avait des gosses qui, comme Taylor l'avait été, se faisaient passer pour des sauvages... puis les autres. Ceux qui sautaient sur les nouvelles rencontre en réclamant d'aller à bras. Nan. Désolé. Les chiens faisaient ça, mais pas les humains, bordel! On remuait pas la queue en réclamant des bisous et des câlins à des parfaits inconnus! Shit, alors!
'Fin, même si Sydney ne semblait pas méchante et avait encore moins la carrure d'un pédéraste, et ajoutons que -bizarrement- Taylor ressentait ce "déjà-vu", ça ne se faisait pas de foncer dans les bras de l'étudiante !

Celle-ci avait d'ailleurs remarqué le regard insistant de Ted, puisqu'elle s'excusait (mais pourquoi? La logique féminine, hein...) auprès du pleurnichard pour une énième fois. Chose à ne pas faire. Comme s'il estimait que la seule façon que Sydney avait de rattraper la malencontreuse bousculade, le gosse ouvrit ses bras et réclama ceux de la demoiselle.
Note pour lui : ne pas avoir d'enfant.
Nan, parce que, ces p'tites bêtes là étaient bien mignonnes, mais se connaissant, il ne saurait pas leur dire non. Et les bipèdes baveux deviendraient alors les maîtres du monde. Il se contenterait donc des gosses des autres : c'est plus kiffant d'apprendre des bêtises à des enfants qui ne sont pas les votre!
Lorsque le petit garçon se jeta dans les bras de Sydney, Taylor eu le reflexe -un peu lent et inutile- de tendre les bras pour rattraper le môme et la jeune fille qui, sous le choc, était partit en arrière. Mais elle semblait s'être stabilisé, et, après avoir jeté un bref coup d'oeil à Li, Zoé, Gwenn et Ashey, le jeune homme se contenta de rester les bras ballant devant le spectacle d'une petite brune terrorisée par un bourreau de cinq ans qui lui faisait passer le supplice du coiffage.

- Bon... Ted... Arrête, là, t'es chelou. On dirait que tu peignes ton doudou...

Se concentrant alors sur le charmant tableau que faisait Li et Zoé face à l’œuvre de Pollock -quelle belle mise en abîme!-, Taylor retrouva alors son affection subitement disparue pour les enfants. C'était trooooop miiiignoooon!

- Mais c'est n'importe quoi, mon petit frère, il fait pareil avec ses feutres!!!

... Mais ce que c'était con, un gosse.
Ne pouvant se retenir de se frapper le front du plat de la main, Taylor grommela des propos inintelligibles à propos de boîte, d'enfants, et destinations lointaines. Un toussotement mécontent le fit tourner la tête vers le gardien qui, adossé au chambranle de la porte, les fixait avec intensité. Phok de Shit...
Le jeune homme passa une main dans se cheveux châtain, les ébouriffant encore plus. Leur groupe avait attiré pas mal de regards réprobateurs ou amusés (quoique, ceux-ci étaient en minorité) et, avec un sourire contrit, Taylor se saisit de la gamine pour l'emmener avec lui su le côté de la toile, lui faisant voir l'épaisseur de la matière, les couches de peinture étant si nombreuses qu'on aurait pu repeindre la pièce entière avec.
Comme un arc en ciel.
Peine perdu, Zoé n'en avait cure et continuait de répéter que ce n'était pas "du Laaaard". Ce sur quoi, Li la reprit en se moquant. Soupirant de lassitude, le châtain les abandonna à leur triste stupidité sort pour revenir auprès de Syd-Ted, Ashley et Gwen. Ces deux dernières semblaient attendre l'aîné, la plus jeune ayant ses crayons de couleurs et sa gomme en main. Quand au gosse de cinq ans, il venait de délaisse son perchoir, soulageant la demoiselle brune de ses petites fesses dodues.

- Bon... commença le garçon en vérifiant que le gardien ne prêtait pas trop attention aux propos des deux zouaves qui débattaient encore sur le Lard. Je vais vous emmener dans une autre salle, puisque vous ne semblez pas apprécier Pollock à sa juste valeur. Sydney, tu...vous... Bah, ravi de t'avoir rencontré, du coup...c'est con de se séparer là dessus... Si un jour ça te dis de visiter un atelier de peinture, celui de mon père, Martyn Green, est au coin du boulevard entre Madison Avenue et l'E 52nd St [gné?] et...

Embêté. Taylor l'était fortement et aurait bien aimé que les gamins disparaissent comme par magie. Avec un petit sourire désolé, entouré de la marmaille, le garçon sortit de la salle... Teddy emportant avec lui sa nouvelle meilleure amie.

- Euh... Ted'... Tu dois lâcher Sydney maintenant...
- Non...
- Ted...
- NON !

Comment un machin aussi petit pouvait avoir autant de voix? Faisant signe au gamin de baisser le volume, l'américain jeta un regard implorant à la petite brune. Un regard du gere "Pitiiiié, me laisse pas tout seule!". Ah bah, elle était passé où la belle assurance de tout à l'heure? Il fallait croire que la perspective de se faire jeter hors du MOMA avait enlevé de sa superbe au châtain qui entraîna le petit groupe dans une pièce remplie de sculpture sans aucun rapport avec l'artiste précédent. Comme si elle n'attendait que ça, Ashley s'assit à même le sol pour sortir une feuille blanche de son petit cartable vert pomme.

- J'suis...vraiment désolé d’interrompre ta visite de Pollock comme ça... grimaça le jeune homme tout en se disant que, au moins, avoir un Teddy à porté de main permettait de pouvoir continuer de discuter avec la Petite.

[j'ai enfin réussi à rp \o/ *dansedeMeekodanslesvestiaires* 49  j'ai relu mes rep et les tiennes, mais j'ai sûrement loupé des choses en rédigeant, alors si ça ne te convient pas ou que j'ai oublié quelque chose, dis moi  43  ]
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MessageSujet: Re: « Je ne vous aurais pas déjà vu quelque part ? » [Taylor]   28/3/2015, 12:45

La petite brunette aux grands iris cyans n’aurait su répondre à l’interrogation du jeune homme, même si cela aurait pu ramener la paix sur terre. C’était déjà un miracle qu’elle sache quelque chose sur son prénom, il ne fallait pas lui en demander plus. Car, si l’adolescente s’intéressait à tous les sujets sans que son attention ne change d’un iota, il en existait un qu’elle négligeait plus que tout.
Elle même.

En effet si la jeune franco-américaine avait eu un pouvoir, elle aurait choisit sans hésitation la capacité d’être invisible, et aurait utilisé ce talent incroyable avec un soulagement qui n’aurait d’égale que le plaisir d’être l’abris des centaines de milliers de regards qui peuplaient simplement la grande ville de New-York-City. Ce qu’elle savait de son prénom, elle l’avait entendu au coin d’une rue lorsqu’une mère expliquait à son fils pourquoi elle lui avait donné « le nom d’une ville » comme il disait. Sur ce point, la fillette qu’elle avait été, était parfaitement d’accord avec cet enfant dont elle ne connaissait que la voix. Pourquoi donc sa mère lui avait-elle choisit le nom d’une ville ? Un prénom comme celui-ci se remarquait bien trop au goût de Sydney, et elle s’était souvent demandée pourquoi sa mère n’avait pas trouvé pour elle une dénomination plus classique. Un « Mary » ou quelque chose de plus courant lui aurait parfaitement convenue, mais ce n’avait pas été l’avis de ses parents.
« Il faut un nom spécial pour une personne aussi unique et intéressante que toi. » lui avait dit son père, avec un sourire confiant. Elle n’avait rien trouvé à répliquer, et le sujet s’était arrêté là.



Si seulement elle avait ne serait-ce qu’un dixième de la confiance tranquille de cet homme qu’elle avait toujours admiré, se dit elle alors que les bras incroyablement fort du garçon de cinq ans l’écrasait contre lui. Elle aurait pu alors, à défaut de dire quelque chose au bambin, au moins se tenir droite alors qu’il jouait avec les mèches brunes, déjà ébouriffé de ses cheveux. L’une de ses mains lâcha le corps de Ted et vint lentement tâter l’arrière de sa tête, sans parvenir à paraître étonné de constaté que da chevelure auparavant réclamant simplement l’anarchie vis à vis des lois de la gravité, ressemblait à présent à un nid de cigogne, perché en haut d’une cheminée illustré par son visage.
Sydney retint un soupir de lassitude, rajoutant mentalement à la liste déjà longue de ce qui la rendait pathétique, qu’elle se faisait martyriser par un enfant qui avait moins du tiers de son âge.


La jeune mathématicienne espéra, durant une fraction de seconde, que le cri que venait de pousser l’une des enfants du groupe de Taylor, attirant sur eux un trop grand nombre de regard, détournerai également l’attention du bambin, et qu’il relâcherai un peu sa prise au niveau de son cou, lui permettant de respirer. Peine perdue, ce dernier semblait l’avoir définitivement adopté comme peluche et la serrait contre son petit torse d’un air possessif.
Sydney essaya d’ignorer ce contretemps, et se tourna autant qu’elle pu vers le jeune homme qui encadrait cette marmaille, essayant d’écouter ses explications, bien qu’elle soit la seule à le faire.

La suite se passa très vite aux yeux de la jeune fille, et tout ce qui se passa alors fut enregistré dans le cerveau de l’adolescente comme un film qu’elle aurait vu, et non pas un évènement vécu.
Taylor Hope Green avait décidé d’emmener sa petite troupe dans une autre salle, et lui avait donné une adresse. Tout laissait à penser que cette rencontre aussi improbable qu’étrange, entre elle et ce jeune homme qui inspirait la confiance allait prendre fin. Qu’ils repartiraient tous deux de cette pièce, simplement plus riche du nom de l’autre qui s’enliserait rapidement de la brume du temps et du quotidien, laissant simplement de rares échos au coin d’une rue…

Mais le destin, ou Teddy, en avait décidé autrement, et la brunette fut littéralement kidnappée par le garçon de cinq ans.


- J'suis...vraiment désolé d’interrompre ta visite de Pollock comme ça...

« P-P-Pas de soucis… Je pourrais y retourner un-un autre jour… » balbutia-elle, en essayant d’ébauché un sourire qui se voulait rassurant et serein, mais qui creusait cependant à peine ses fossettes.

Elle se tue, n’ayant rien à ajouter, mais n’ayant cependant pas envie que le silence s’installe immédiatement, comme si elle voulait encore essayer de garder la face à côté de ce jeune homme qui semblait déjà la connaître.

Elle prit une profonde inspiration, et balbutia la première question qui lui vint à l’esprit.

« V-vous faites des études d-de d’art ? »


[Bon, c'est très médiocre, et pas très logique, mais ça fait un moment maintenant que j'ai pas Rp, désolé >< Si tu veux que je corrige des choses dis moi !]
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« Je ne vous aurais pas déjà vu quelque part ? » [Taylor]
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